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L'Inric s'indigne
Appel à la privatisation des médias publics
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 04 - 2012

• L'Instance qualifie de «graves et inquiétantes» les déclarations appelant à privatiser les médias audiovisuels publics
L'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (Inric) a publié, hier, un communiqué dans lequel elle «met en garde contre les graves déclarations de presse, de plus en plus insistantes, de certains dirigeants du parti Ennahdha au sujet de la privatisation des médias.
Cette réaction intervient en réponse aux propos tenus par le président d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, et l'élu du mouvement à la Constituante Ameur Larayedh au sujet de la «privatisation des médias publics».
Le président de ce parti, Rached Ghannouchi, a déclaré, dans une interview accordée aux quotidiens qatari «Al-sharq» et omanais «Oman», publiée le 18 avril, que la direction de son parti, qui dirige la Troïka gouvernementale, envisage de prendre des mesures radicales dans le domaine de l'information dont, éventuellement, la privatisation des médias publics, se demandant «pourquoi les régimes démocratiques maintiendraient-ils des médias officiels ?» accusant certains médias publics tunisiens de «comploter contre la volonté du peuple», lit-on dans le communiqué.
L'Inric rappelle dans ce communiqué que «deux jours avant, le 16 avril, un élu du mouvement Ennahdha, Ameur Larayedh, a menacé, lui aussi, sur le plateau de la première chaîne de télévision nationale de céder les médias publics au capital privé».
L'Inric estime que face à ces déclarations qu'elle qualifie de «graves et inquiétantes», et «menacent l'un des principaux acquis de la révolution», il est de son devoir d'apporter les précisions suivantes :
Appliquer les décrets
115 et 116
- «Toutes les expériences auxquelles l'Inric a eu accès en matière de réforme de l'information attestent que les pays démocratiques préservent et renforcent leurs médias publics et surtout leurs médias audiovisuels. C'est le cas, notamment de l'Afrique du Sud, des Etats-Unis d'Amérique, des pays de l'Union Européenne et de l'Australie.
- Aucun de ces pays ne dispose de «médias officiels». Bien au contraire, ils sont tous passés de l'information gouvernementale vers des médias de service public qui contribuent, grâce à leur indépendance et leur neutralité à l'égard de tous les centres de pouvoir, à développer la conscience du citoyen quant à l'importance de la démocratie et du pluralisme dans la garantie d'un avenir meilleur pour leurs peuples.
- Les pays qui ont vécu la même expérience de transition démocratique que la Tunisie, à l'instar du Portugal, de l'Espagne, de la Pologne, de la Tchéquie et de l'Indonésie, n'ont pas cédé leurs médias audiovisuels publics au capital privé, malgré leur rendement discutable, le manque de compétence de leurs professionnels, et les critiques virulentes qu'ils adressaient à leurs gouvernants pendant les premières années de la transition.
Les dirigeants de ces pays n'avaient pas hésité, comme c'est malheureusement le cas actuellement en Tunisie, à promulguer les législations nécessaires à l'organisation du secteur de la communication audiovisuelle, conformément aux critères et aux standards internationaux en matière de liberté d'expression.
- Le processus de réforme du secteur de l'information, qui a subi durant les deux dernières décennies une opération de destruction et de corruption sans précédent dans l'histoire de la presse tunisienne, ne peut réussir sans une volonté politique sincère. Il ne peut pas réussir non plus tant que des accusations injustes continuent d'être portées contre les journalistes et tant que perdurent les mêmes pratiques utilisées par les conseillers de Ben Ali pour la désignation des responsables des médias publics et la constitution de leurs conseils d'administration. Il serait plus judicieux de permettre à des structures indépendantes de procéder à un diagnostic et à un audit pour évaluer la mauvaise gestion et la corruption qui ont frappé le secteur de l'information, et d'ouvrir un dialogue sérieux avec les professionnels du secteur et les experts en vue pluraliste conforme aux règles déontologiques de la profession journalistique.
- L'Inric affirme son refus catégorique de ces déclarations, qu'elles soient délibérées ou qu'elles interviennent dans le cadre d'un surcroît de pression sur les journalistes. Elle estime qu'il serait plus judicieux de libérer les deux décrets-lois n°115 et 116 relatifs à la réforme du secteur de l'information et de mettre en place les instances indépendantes chargées de l'organisation du secteur et de la réflexion sur les meilleurs moyens de promouvoir l'information publique qui est la locomotive sans laquelle il serait inutile de réfléchir à une quelconque réforme».
L'Inric soumettra à la fin de ce mois son rapport général aux représentants des pouvoirs législatif et exécutif et à l'opinion publique, indique-t-on de même source.


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