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Abondance des produits, variété des prix
Au Marché central de Tunis
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 01 - 2010


Le Marché central est une destination particulièrement courue de l'épicentre de la capitale. Malgré le temps gris et maussade, le trafic à la rue Charles-de- Gaulle est plutôt dense, aussi bien sur le trottoir que sur la chaussée partagée entre les vendeurs ambulants, les voitures et les bousculades des piétons. En cette période de l'année, au Marché central, tous les produits agricoles sont pratiquement disponibles sur les étalages, pour le grand bonheur des consommateurs qui se sont rendus nombreux, samedi dernier, de bon matin, pour s'approvisionner en fruits, légumes, viandes et poissons.Cependant, à chaque fois que la pluie tombe, les prix des différentes espèces de poissons grimpent. Ainsi à 14h30, soit quelques minutes avant la fermeture du marché, les soles et les daurades sont vendues à 13 dinars, les rougets de taille petite ou moyenne à 7d,800. Les prix du poisson bleu, comme le thon et les sardines, demeurent relativement accessibles. Selon un poissonnier, "en hiver, quand les conditions climatiques sont défavorables, les pêcheurs trouvent beaucoup de difficultés, quoiqu'ils soient bien équipés, pour pêcher de grandes quantités de poissons. C'est pour cela que leurs prix sont assez élevés". Tout est donc question d'offre et de demande. Quand les quantités proposées sur les étalages sont considérables alors que la demande est modérée ou réduite, les prix connaissent automatiquement une baisse sensible. La demande peut être satisfaite. À noter qu'à quelques minutes de la fermeture des portes, les prix fléchissent dans la mesure où les vendeurs veulent écouler toute ou la grande partie de leur marchandise avant de rentrer. Certains consommateurs se rendent d'ailleurs exprès au Marché central en fin de journée, pour acheter à prix plus accessible. Nouvelles techniques de production La halle aux légumes, comme d'habitude, attire beaucoup de consommateurs et de restaurateurs qui viennent s'approvisionner en produits de saison et même de hors saison. En effet, certains légumes qui n'étaient pas par le passé disponibles hors saisons sont aujourd'hui proposés tout au long de l'année grâce aux nouvelles techniques de production et aux serres. C'est ainsi que les consommateurs peuvent acheter des poivrons et des piments à 1d,330, des tomates à 800 millimes, des pommes de terre à 750 millimes… Pendant la période de soudure qui a lieu lors de la production de fin de saison et celle de début de saison, par exemple, un vide est constaté au niveau de l'approvisionnement des pommes de terre. L'Etat prend ses dispositions à cet effet en recourant parfois à l'importation pour subvenir aux besoins des consommateurs. Ce produit est de ce fait toujours disponible à prix relativement modéré pour permettre à tous les citoyens, même ceux qui ont des revenus limités, de s'en approvisionner. Meriem, une mère de famille, est une habituée du Marché central où elle fait ses provisions de la semaine. Elle se plaint, cependant, de certains marchands qui ne lui permettent pas de choisir à sa guise : "Ce problème dure depuis de longues années, estime-t-elle. Le marchand expose la marchandise de qualité, mais il vous sert un produit dont une partie est médiocre. Pourtant, nous payons le prix fort sans avoir la possibilité de se plaindre ou d'échanger les produits avariés". Les produits maraîchers sont également disponibles dans les étalages au cours de cette période, mais leur prix est élevé. Un marchand explique cet état de fait par la demande excessive alors que les quantités offertes sont limitées. "Quand la pluie est abondante dans certaines zones, elle peut porter préjudice à des produits maraîchers ou autres comme le persil, le céleri et même les oignons. Par le passé, d'importantes quantités de ces produits ont été avariées suite à des pluies abondantes qui sont tombées à un moment inopportun". Des agrumes de qualité sur les étalages Dans la halle aux fruits, la diversification de l'offre fait plaisir à plus d'un consommateur qui a le droit de choisir selon sa bourse et ses envies. Sur les étalages, les consommateurs trouvent des fruits de saison comme les oranges de différentes variétés (Thomson, doux et Maltaises) écoulés à partir de 980 millimes le kilogramme. En plus des agrumes de qualité, le marché est également approvisionné en pommes et poires à 1d,400, en dattes en branches (3d750) et en vrac (2d500). Les amateurs de fruits peuvent encore trouver des grenades, mais aussi des bananes importées à partir de 1d,500. Le marchand est heureux de constater le changement de climat et les pluies abondantes. "Ces précipitations sont venues au bon moment pour la saison agricole, souligne-t-il. L'absence de pluies au cours de la dernière période nous a inquiétés, surtout qu'en Europe le climat s'était distingué par de la neige et des averses. Maintenant, nous sommes rassurés ; pourvu que cela se poursuive au cours des prochains jours". Un autre marchand d'oranges fait de son mieux pour répondre aux exigences de ses clients potentiels, qui n'ont pas le droit, cependant, de choisir leurs fruits. "J'essaye de servir aux clients des produits de qualité. Nous achetons une marchandise qui a fait l'objet d'un contrôle en principe au niveau du marché de gros de Bir El Kassaa. Les marchands ne choisissent pas leurs produits qui sont payés dans leur totalité. Les consommateurs doivent, eux aussi, accepter d'acheter sans choisir". L'idéal serait, sans doute, de renforcer le contrôle de la qualité au niveau des lieux de production et d'approvisionnement pour que les produits parviennent aux consommateurs dans de bonnes conditions. La classification des produits en premier, deuxième et troisième choix peut également être pratiquée pour permettre de vendre différentes catégories à prix variables. En payant le prix fort, le consommateur est sûr d'avoir des produits de qualité irréprochable. Le problème qui se pose actuellement, de l'avis des marchands, c'est l'absence de classification au niveau du deuxième et du troisième choix. Du travail reste donc à faire à ce niveau, avec la participation de tous les intervenants. En attendant, le Marché central de Tunis qui constitue le baromètre des prix au niveau de la vente au public, vu sa taille et sa place, dans le circuit, connaît une affluence des consommateurs qui sont très soucieux de la transparence des transactions dans le cadre d'un circuit de distribution assaini. Le contrôle économique qui mobilise plusieurs équipes dans les différents marchés a joué un rôle dans la moralisation des prix et son travail va se poursuivre au cours de la prochaine étape. Mais la contribution du consommateur demeure impérative, lui qui peut informer les services compétents du ministère et même de l'Organisation de défense du consommateur de toute anomalie ou irrégularité qui peut toucher le marché, comme l'absence d'affichage des prix, le refus de vente ou encore la vente conditionnée. Lors de notre visite au Marché central, nous n'avons heureusement pas constaté de telles anomalies. Les marchands respectent la réglementation en vigueur, ne serait-ce qu'au niveau de l'affichage des prix, signe de transparence.

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