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La guerre des images, des messages et des montages
Affaire Al Abdelliya
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 06 - 2012

La crise politique déclenchée le 10 juin à la suite du branle-bas provoqué par les photos prises par l'huissier-notaire Mohamed Ali Bouaziz de l'exposition le Printemps des arts au palais Al Abdelliya, s'inscrit-elle dans une stratégie de déstabilisation de l'équipe municipale de La Marsa? Ou profite-t-elle à une discorde plus large ? Qui pourrait-être le marionnettiste qui en tire les imperceptibles ficelles? Notre enquête revient sur la chronologie d'évènements complexes, où s'imbriquent des alliances dangereuses entre les extrémismes d'aujourd'hui et ceux d'hier.
Le téléphone n'arrête pas de sonner en ce caniculaire mardi 19 juin après-midi à la municipalité de La Marsa. Dans les couloirs du palais Essaâda, siège de la mairie, la nouvelle se propage à la vitesse de la lumière. Mohamed Ali Bouaziz, l'huissier-notaire dont le constat certifiant que plusieurs œuvres plastiques exposées au Printemps des arts portaient atteinte au sacré vient d'être arrêté !*
Le sourire discret, on se congratule à mi-voix. Certains n'osent pas trop y croire. La ville d'habitude si calme, si bienveillante, accrochée sur les rivages bleu azur de la banlieue nord, se réveille abasourdie après une semaine rythmée par une série noire d'épisodes dramatiques. La Marsa n'avait jamais connu auparavant une telle descente aux enfers : saccage de deux commissariats de police, actes de vandalisme, heurts de casseurs et de salafistes avec les forces de l'ordre, manifestations, accusations, intox... L'annonce devient officielle : le flash d'information de Mosaïque FM confirme le mandat d'arrêt émis contre M. A Bouaziz ! Chuchotements de soulagement...
« Alerte, la mairie célèbre des mariages gay ! »
Personne ne connaît mieux Mohamed Ali Bouaziz que les conseillers et les cadres municipaux de La Marsa. Une semaine avant l'ouverture du Printemps des arts au palais Al Abdelliya, qui s'est déroulé du 1er au 10 juin, il avait défrayé la chronique locale en provoquant, avec ses amis de l'Association centriste pour la réforme et la sensibilisation, présidée par Adel Al Elmi, un sit-in de protestation contre ce qu'ils ont appelé «l'encouragement de la mairie au développement des activités homosexuelles».
Explications de Mohamed Riahi, le maire : «Le 13 mai dernier, la municipalité a organisé dans le cadre de la célébration de son centenaire l'évènement «La rue aux artistes». L'idée était de fermer la rue Noureddine-Khayachi à la circulation pour l'ouvrir à la créativité de la population, à son envie de s'exprimer à travers la peinture, la musique, le chant, la poésie. Au cours de cette journée, qui a connu un franc succès, un des participants a inscrit sur un panneau préalablement peint de différentes couleurs les mots «gay pride». Une semaine après, le journal El Fejr publie un article non signé intitulé : «Dans une manifestation culturelle à La Marsa : encore une fois la déviance sexuelle !?!». Le vendredi 25 mai, cet article sera brandi ici devant le palais Essaâda par Mohamed Ali Bouaziz, Adel Al Elmi, Monoôm Turki, membre et avocat de l'association, et une vingtaine de très jeunes gens ramenés de la région de Djebel Khaoui et mobilisés par Adel Al Elmi contre le conseil municipal «corrompu».
Reçu par le maire, le trio de l'association assène une rafale d'accusations aussi farfelues les unes que les autres : la mairie aurait célébré des mariages homosexuels, autorisé la création d'une association gay à qui il aurait même offert un local. Faux et usage de faux, assure Mohamed Riahi.
Moez Bouraoui, universitaire et militant de la société civile à La Marsa, croit dur comme fer que derrière cette manœuvre du 25 mai, «heureusement étouffée dans l'œuf» dont il a été témoin, se cachent de sombres règlements de comptes contre la délégation spéciale de La Marsa, dont le mandat a expiré le mois de juin, et la ferme intention de la disqualifier par tous les moyens...
La polémique du dernier jour... hasard ou préméditation?
Retour sur le récit des évènements d'Al Abdelliya.
Dimanche 10 juin. 11h. Première visite de l'huissier-notaire. L'homme est pris d'hystérie dès son entrée au palais.
«Il commence à crier, semble scandalisé par l'installation du ring dans le patio et par la toile représentant la femme au couscous. Il prend plusieurs photos puis revient quinze minutes après accompagné de l'avocat Monoôm Turki et d'une dame. C'est à ce moment-là qu'il s'annonce comme mandaté par Adel Al Elmi, le président de l'Association centriste pour la réforme et la sensibilisation, afin d'établir son constat, sous le contrôle de maître Turki. Devant les quatre commissaires de police, qui se sont déplacés à l'espace d'exposition, il menace d'organiser un sit-in si les œuvres ne sont pas décrochées d'ici 18h», affirme Sami, le gardien d'Al Abdelliya.
Mohamed Ali Bouaziz expliquera cet acte qu'il qualifie «d'héroïque » dans l'émission «Mise au point» diffusée vendredi 15 juin sur les ondes d'Express FM, au cours de laquelle il a exprimé son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles: «Nous sommes ces paupières qui ne se ferment jamais (Ouyoun la tanam). Nous avons installé une cellule de veille pour lutter contre de telles situations amorales. Il faut savoir qu'a La Marsa, nous ne sommes pas à la première tentative de transgression de la religion et du sacré. Un groupe de personnes corrompues y travaille d'une manière méthodique depuis des années».
Mohamed Ali Bouaziz habite la Cité El Wifak, à deux pas de la Abdelliya. Serait-ce vraiment le hasard, comme il l'a affirmé lui-même dans l'émission Mise au point, qui l'a mené à découvrir l'exposition quelques heures avant sa clôture ? Les organisateurs de la manifestation sont convaincus du contraire: «personne ne pouvait vérifier ainsi l'introduction malintentionnée parmi les œuvres de travaux jugés blasphématoires, qui ont ameuté la population sans avoir jamais été montrés au Printemps des arts».
Galéristes et artistes donnent l'alerte : l'appel à se mobiliser pour défendre la liberté d'expression commence à circuler sur Facebook dès midi. Sur les réseaux sociaux se déclenche alors une guerre des images et des messages. L'huissier diffuse les photos des toiles sur son compte FB que relayeront des pages pro-islamistes et pro-salafistes. Qui y a ajouté les photos des deux œuvres n'ayant jamais figuré au Printemps pour remonter l'opinion publique contre les artistes ? Les faussaires restent encore dans l'ombre...
17h 45. 300 hommes et femmes de la société civile se rassemblent à la Abdelliya. On enregistre la présence de plusieurs militants d'Ettakatol et du parti Joumhouri. Une vingtaine d'agents de sécurité investissent les lieux. Mohamed Ali Bouaziz, escorté de quelques salafistes, débarque. Ils seront pourchassés à coups de «dégage». L'huissier, comme il l'a déclaré lui-même sur Express FM, après avoir récupéré sa «casquette de citoyen puis de militant politique et ensuite de fervent musulman», a ramené ses compagnons de la mosquée de Djebel Khaoui, qu'il a informés des «crimes» qui se déroulaient à Al Abdelliya.
Djebel Khaoui, fief salafiste
La cité de Djebel Khaoui est pourtant éloignée de la zone du palais. Près de cinq kilomètres séparent les deux lieux. Il faut traverser les cités populaires Ettabak puis Bousalsala et s'enfoncer encore plus profondément à l'ouest, en parallèle avec la route menant de Gammarth vers Raoued pour tomber sur un quartier, rappelant, à travers le réseau mal goudronné de ses ruelles, un gros bourg rural, qui finit comme un cul-de -sac sur une sombre montagne, le Djebel Khaoui (traduction : la montagne creuse). Au centre de la longue rue principale à deux voies inondée par le son du Coran s'échappant de partout, trône la mosquée, entourée de vendeurs de fruits et de légumes ambulants et de fripiers. C'est ici que... Adel Al Elmi vit. Il y tient également son étal de fruits après que la police municipale a démonté son commerce anarchique devant la pâtisserie Délice dans l'un des quartiers aisés du centre-ville. Mohamed Ali Bouaziz a choisi d'ameuter une population salafiste pure et dure. Etait-il accompagné dans cette mission par Adel Al Elmi? Possible.
22h 00. Le cordon de policiers est maintenu. Une centaine de salafistes et de très jeunes gens, âgés entre 14 et 16 ans, inondent la placette face au palais. Des jeteurs de pierres attaquent les forces de l'ordre, créant ainsi une diversion au moment où d'autres émeutiers cassent une verrière surplombant le palais et assaillent l'exposition par derrière, du côté de l'ancien siège du RCD. Ils détruisent en vrac, sans que la police s'en rende compte, une dizaine d'œuvres. Jusqu'au petit matin, les brigades de la sécurité useront de gaz lacrymogène pour disperser des badauds surexcités.
Lundi 11 juin. 9h 30 du matin. Près de 500 salafistes affluent, d'après une source sécuritaire autorisée, de Sousse et de Kairouan. Ils se dirigent vers Al Abdelliya où ils couvrent les murs de slogans insultants contre «les mécréants et les impies» puis se dirigent vers les postes de police de Marsa Saf Saf et de la cité Errabiî où ils saccageront le matériel informatique ayant servi pour saisir les plaintes contre leurs amis.
Les artistes, eux, commencent à subir injures et incessantes menaces de mort dès le début de ce lundi après-midi. Ils recevront des coups de téléphone d'intimidation du monde entier et particulièrement de France, d'Allemagne, d'Angleterre et d'Arabie Saoudite...
Quelques jours après les évènements de la Abdelliya, des députés de l'ANC, sans se référer à une quelconque plateforme théorique, ont revendiqué que la future Constitution tunisienne prévoit un article incriminant l'atteinte au sacré. Pour Amor Ghedamsi, secrétaire général du Syndicat des métiers des arts plastiques, «cette loi signerait une double condamnation à mort des artistes !».
*L'huissier a été arrêté pour avoir dépassé ses prérogatives en diffusant les photos à la mosquée et sur Facebook. Il est accusé d'avoir semé la discorde et causé des troubles à l'ordre public.
Rappel des événements
Le constat de l'huissier notaire Mohamed Ali Bouaziz avait entraîné une levée de boucliers contre les artistes du palais Al Abdelliya, y compris de la part du gouvernement et une vague de violences qui a touché tout le pays. Les tensions ont conduit à la restauration du couvre-feu pendant trois jours, l'incendie de plusieurs bâtiments administratifs, la mort d'un jeune homme dans le camp salafiste et des dizaines de blessés parmi les casseurs et les policiers. Vingt-sept artistes ont par ailleurs reçu des menaces de mort par plusieurs voies : SMS, coups de téléphone et Internet.
L'affaire a également donné lieu à une guerre de procès. Les syndicat des métiers d'arts plastiques ayant porté plainte contre les ministres de la Culture, de l'Intérieur et des Affaires religieuses. Le syndicat a, par ailleurs, intenté des procès contre l'huissier notaire et Cheikh Houcine Labidi, imam de la mosquée Zitouna qui a demandé dans l'un de ses prêches de « faire couler le sang des artistes mécréants qui osent s'attaquer aux choses sacrées de l'islam ». Le ministère de la Culture a de son côté porté plainte contre les organisateurs du Printemps des arts. La municipalité de la Marsa poursuit en justice Mohamed Ali Bouaziz. Quant aux Marsois, ils semblent décidés à attaquer Lotfi Zitoun, ministre chargé auprès du chef du gouvernement des dossiers politiques pour avoir appelé sur la chaîne nationale, à la discorde dans les rangs des citoyens de la ville de Saf Saf.
O.B.
A qui profite la crise ?
Stratégie, menaces, manipulation, mobilisation, violences. Qui serait derrière l'affaire Al Abdelliya qui a très vite pris l'allure d'une crise ?
« Les cellules dormantes de l'ancien régime !», répondent d'une seule voix tant le maire de la Marsa, Mohamed Riahi, que Moez Bouraoui et Riadh Touati, tous deux militants associatifs de la ville du Saf Saf.
Tout le monde à la Marsa connaît les antécédents rcédéistes de Mohamed Ali Bouaziz, 42 ans, ex-secrétaire général régional des étudiants du RCD, responsable de la cellule du RCD de son quartier (El Wifak), chargé depuis mars 2010 par le parti au pouvoir de noyauter, contre sonnantes et trébuchantes, payées rubis sur ongle par le délégué de la Marsa, le Mouvement des démocrates socialistes (MDS). Le passé du second protagoniste des évènements de la Abdelliya, resté dans l'ombre cette fois-ci malgré son amour immodéré des caméras (il a refusé de répondre à nos questions), n'est pas moins louche. Depuis la révolution, Adel Al Elmi, président de l'Association centriste pour la réforme et la sensibilisation, ex Association de la promotion du bien et la lutte contre le vice, se démarque par plusieurs actions coup de poing. Fameux pour avoir été à l'origine du limogeage en direct sur Facebook de Dr Iqbal Gharbi, ancienne directrice de Radio Zitouna et de l'avoir accusée d'apostasie, peu de personnes savent le rôle qu'il a joué dans l'installation de la première cellule de protestation face au siège de la Télévision tunisienne (voir notre interview du personnage le 2 mars 2012). Mais Adel Al Elmi est surtout un retourneur de veste notoire. Riadh Touati a vu et vécu son exclusion de la Ligue nationale des comités de protection de la révolution au cours de l'année 2011. L'enquête de la ligue a démontré à quel point ses actes de délation ont servi le régime de Ben Ali...
L'Association dirigée par A. Al Elmi, qui exploite et instrumentalise un fonds de commerce moral et religieux, se sert-elle des salafistes comme d'un efficace bras armé manipulable à souhait ?
Depuis des mois, Adel Al Elmi circule nuit et jour dans une voiture de location. La population s'interroge beaucoup sur l'origine de la fortune du vendeur de fruits de Djebel Khaoui. A Iqbal Gharbi, il avait proposé un salaire régulier sans qu'elle quitte son domicile. Dans l'entretien que nous avons eu avec elle le 2 mars dernier (voir notre article : «J'ai été jugée par un tribunal de l'Inquisition »), la dame était certaine de l'infiltration de l'argent des réseaux wahabites saoudiens dans les finances de l'association. On l'a peut-être oublié dans la foulée des évènements, mais le 10 juin a marqué un autre événement : l'appel d'Aymen Dhawahiri, le chef d'Al Qaïda, aux Tunisiens pour qu'ils se soulèvent afin de défendre la charia.
Tout porte à croire qu'une alliance hors norme entre deux fronts, que jusque-là tout opposait- les rcédéistes et les salafistes- à part peut-être une revanche à prendre contre la révolution- est en train de se développer...
O.B.


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