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Oui à la zootechnie de terrain, non à la zootechnie de bureau !
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 09 - 2012


Par Abdessalem M'HALLA*
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt et aussi d'étonnement l'article intitulé «De l'augmentation du prix du lait et des méthodes d'élevage» (voir La Presse du 23 août 2012, page Opinions) signé par M. Malek Ben Salah, ancien directeur général de la production végétale.
L'auteur de l'article semble ou essaye de renier sa responsabilité dans la situation actuelle de l'élevage et oublie qu'il y a largement contribué en tant que haut responsable au sein du ministère de l'Agriculture. La situation actuelle de l'élevage est le fruit de la politique de corruption qui sévissait au sein des principaux acteurs du ministère de l'Agriculture depuis l'indépendance de la Tunisie. Le mot d'ordre était dès le début de détruire et balayer tout ce qui était cheptel local. L'élevage caprin a commencé par payer le plus lourd tribut. On l'a accusé de premier responsable de la destruction forestière. Puis vient le tour du cheptel bovin local et croisé, accusé lui d'insuffisance de production.
Et toute cette politique criminelle et erronée a été instituée au nom de la «zootechnie» par la zootechnie de terrain, mais la zootechnie de bureau isolée de la réalité.
L'Office de l'élevage et des pâturages sous la direction d'un certain P-d.g. de cette institution a largement participé à cette politique que M. Malek Ben Salah semble maintenant dénoncer alors qu'il y a largement participé certes avec la connivence de certains médecins vétérinaires mus par l'opportunisme et la cupidité.
La zootechnie n'est point la panacée pour faire sortir notre élevage de la situation déplorable dans laquelle il se débat. C'est toute la politique agricole qu'il faut réviser et revoir en profondeur.
Malgré tout le tapage et la propagande faite autour de l'agriculture, le secteur, qui est la base de l'économie du pays, est délaissé. Une bureaucratie féroce et parasitaire le ronge en profondeur, aidée en cela par les consignes de la banque dite mondiale.
Le paysan tunisien subsiste bien que mal grâce à la miséricorde divine, et à son sens aigu de l'adaptation. Personne ne défend ses intérêts. Si M. Malek Ben Salah s'amuse à revoir les différents plans quinquennaux, il s'apercevra —s'il ne souffre pas de myopie— que l'agriculture fait du surplace depuis l'indépendance, pour ne pas dire qu'elle recule.
Ce qu'il faut savoir, c'est que 80% du cheptel national, toutes races confondues, appartient à des éleveurs sans terre.
Sur quelles terres ces éleveurs vont-ils cultiver leur fourrage, M. Malek? Est-ce qu'ils doivent continuer à être les victimes des tant spéculateurs de toutes sortes ?
Les agriculteurs qui ont des terrains cultivent le fourrage sans pour faire de l'élevage, mais pour spéculer sur le compte des éleveurs hors sol. Même les terres dites domaniales participent à cette politique criminelle.
Ce qu'il faut savoir encore, c'est que 80% du budget réservé à la production animale et à l'élevage va à l'élevage avicole qui n'est qu'un secteur de sous-traitance pour le compte des multinationales telles que Poulina et consorts.
Elevage avicole où tout ou presque est importé depuis le poussin, pour ne pas dire l'œuf, jusqu'à l'alimentation, les adjuvants, les médicaments et même les hormones de croissance. Et tout cela au nom de la déesse «zootechnie de bureau» que défend M. Malek Ben Salah.
Soyons sérieux, regardons la vérité en face. Donnons à l'agriculture sa vraie importance, car comme disait un certain Colbert pour la France, fourrage et pâturage sont les deux mamelles de la Tunisie.
Procurons aux éleveurs sans terre les superficies nécessaires à la culture de leur fourrage en subventionnant les semences et autres ingrédients. Faisons une vraie politique d'amélioration génétique de notre cheptel local et croisé.
Nous assurerons une production suffisante en viande et en lait à des prix raisonnables sans recours à l'importation de cheptel inadapté et par-dessus tout atteint de tuberculose, de brucellose, d'IBR et bien d'autres maladies d'élevage importées à coups de devises fortes.
Ce dont ont besoin notre agriculture et notre élevage, c'est une politique réaliste et raisonnable, de cadres sérieux et intègres et non de faux zootechniciens au service d'une zootechnie bureaucratique et inefficace, voire nuisible.
*(Médecin vétérinaire principal, ex-chef d'arrondissement de la production animale)


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