Créé en 2002-2003, l'Institut supérieur des arts et métiers (Isam) de Kairouan célébre sa première décennie à travers un programme pluridisciplinaire qui s'est étalé du 25 au 27 avril et qui a comporté notamment des expositions d'arts plastiques relatives aux portraits réalisés par des professeurs ainsi qu'une exposition pédagogique réalisée par des étudiants et regroupant des œuvres de tissage, de céramique, de peinture, de design... En outre, l'Isam a organisé, avec la collaboration de l'université Ibn Zohr d'Agadir (Maroc), la 3e session du colloque international intitulé «l'art du portrait dans la littérature et les arts visuels», sachant que les deux autres sessions se sont déroulées en 2011 et 2013 à Agadir. Le programme de cette manifestation qui s'est étalé sur trois jours et dont les travaux ont été ouverts par le Pr Ahmed Omran, recteur de l'Université de Kairouan, a compté 8 séances plénières animées par d'éminents chercheurs et universitaires du Canada, d'Algérie, du Maroc, de France, du Portugal et de Tunisie qui ont enrichi, par leurs communications et leur savoir, ce colloque, avec une prédilection particulière pour les arts visuels qui s'ouvrent sur les Ntic, tels que les arts numériques et l'art vidéo. Témoignages : établir un protocole d'échange entre l'Ecole de design de Montréal et l'Isam de Kairouan Mme Louise Poissant, doyenne de la Faculté des arts (Uqam-Montréal), dont la communication intitulée «Identité et portraits revus par les procédés numériques» a été beaucoup appréciée, s'est dit éblouie par la proximité des questions posées par les participants surtout en ce qui concerne l'image, le portrait et l'identité: «Malgré les différences qu'il y a dans les œuvres présentées, on voit qu'il y a une grande proximité dans les problématiques, même si on ne pose pas toujours les questions de la même façon. Il y avait pour moi des notions complètement nouvelles, comme la présentation de tableaux, d'artistes et d'auteurs tunisiens. J'espère que les travaux de ce colloque vont donner lieu à des collaborations et pourquoi pas à un protocole d'échange entre l'Ecole de design de Montréal et l'Isam de Kairouan avec des projets communs à développer...». Un colloque de haut niveau M. Pierre Tremblay, artiste pluridisciplinaire à l'université Ryerson de Toronto (Canada), qui a présenté une communication intitulée «Portraits en une phrase», estime qu'il s'agit d'un colloque de haut niveau grâce à la richesse des débats et des propos des universitaires venus de différents horizons : «Je pense que les étudiants de l'Isam sont chanceux d'avoir eu différents éventails avec des méthodes pluriculturelles qui mélangent différentes approches surtout en ce qui concerne la multiplicité de la lecture d'une œuvre d'art. Maintenant, ce qui reste à faire, c'est de digérer toutes ces informations et d'entreprendre des travaux avec tout ce qu'ils ont compris et discuté...». L'avenir est riche de perspectives M. Xavier Lambert (Université de Toulouse 2), qui a présenté une communication intitulée «Le sujet défiguré», trouve que les organisateurs ont fait du bon travail pour la réussite de ce colloque avec beaucoup d'appuis audio : «Cela ouvre des perspectives, surtout qu'il y a un projet de coopération qui se mettra en place entre l'Université de Toulouse et en particulier le master “Création numérique" et la perspective de futurs masters “Arts visuels" à l'Isam de Kairouan. Donc, l'avenir est riche de perspectives...». Notons que ce colloque a été clôturé par Khaled Abada, chef du département arts plastiques, au cours d'une réception où le jury international a remis des prix aux étudiants ayant excellé dans leurs travaux d'exposition.