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Les chauffeurs n'en font qu'à leur tête
La capitale privée de ses bus
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 11 - 2014

Les chauffeurs de la Transtu ont décidé, hier, de paralyser la capitale. Leurs collègues du métro ont un tant soit peu adouci la colère des Tunisiens. Au sein de l'Ugtt, on reproche au ministère du Transport d'ignorer ses engagements et on brandit, de nouveau, la carte de la commission administrative
Hier, tout au long de la journée, les stations de bus de la capitale étaient vides et les usagers des bus ont dû se débrouiller qui pour regagner son lieu de travail, qui pour rejoindre son école ou son université, qui pour honorer un engagement personnel ou être à l'heure pour un rendez-vous professionnel ou autres.
Le débrayage des chauffeurs de bus de la Transtu était prévisible à la suite de l'échec de la dernière réunion de négociation tenue mercredi soir, entre le ministère du Transport et l'Union régionale du travail de Tunis.
Motif de la disparition des bus des rues de la capitale et de ses banlieues : la non-application de l'accord conclu entre le syndicat et le ministère du Transport sur la majoration des heures supplémentaires effectuées par les chauffeurs.
Et la Transtu de mobiliser ses chauffeurs qui ont répondu à l'appel du syndicat qui a enregistré un taux de participation de 100% alors que pour le métro, le mot d'ordre a été totalement ignoré et le lézard vert a continué à rouler comme si de rien n'était.
Une source auprès de la fédération générale du transport (Ugtt) révèle à La Presse : «Pour le moment, on ne sait pas pourquoi nos syndicalistes du métro n'ont pas débrayé». Sauf que la même source semble oublier que ce n'est pas la première grève que les chauffeurs du métro boudent tout simplement parce qu'ils ne sont plus sous la houlette de l'Ugtt dans la mesure où c'est désormais l'Union des travailleurs de Tunisie (UTT), dirigée par Ismaïl Sahbani, qui commande auprès de la société du métro léger.
Y a-t-il d'autres raisons qui ont poussé les chauffeurs de bus à débrayer ?
«Oui, répond la même source, c'est la décision du ministère du Transport d'ignorer la fédération générale du transport et de négocier avec deux syndicats de base (sur 87 syndicats de base représentant 17.000 travailleurs dans le secteur), l'une représentant la Sntri et l'autre la Transtu qui a poussé le reste des syndicats à décider d'entrer en grève. Et ce n'est pas la première fois que la fédération générale est écartée des négociations, le ministère invoquant qu'il agit sous la pression des syndicats de base».
«Pourtant, ajoute-t-elle, le règlement est clair : les négociations générales sont du ressort de la Fédération générale du transport et non des syndicats de base. Le résultat est là : maintenant, les douze sociétés régionales de transport menacent d'entrer en grève si le ministère ne traite pas directement avec elles. Et au-delà des heures supplémentaires que le ministère refuse de faire majorer, notre principale revendication concerne la mise au point d'un statut unifié pour l'ensemble du secteur routier.
Nous demandons également que le ministère des Transports revienne à l'évidence et négocie exclusivement avec la fédération générale. Voilà où nous en sommes arrivés quand le ministère décide de négocier avec deux syndicats de base et accepte d'accorder à leurs adhérents des primes alors que leurs collègues sont oubliés».
Le dernier mot revient aux négociations sociales
Du côté du ministère du Transport, on se mure derrière l'argumentation selon laquelle «la révision à la hausse du montant des heures supplémentaires ne concerne pas uniquement les agents de la Transtu, mais bien l'ensemble des agents du secteur».
Et là, l'ardoise devient lourde «puisque 50 millions de dinars sont nécessaires pour satisfaire cette demande», a souligné, hier, Chiheb Ben Ahmed, ministre du Transport, sur les ondes d'une radio privée.
«Seulement, a-t-il précisé, le ministère ne dispose pas de cette somme à l'heure actuelle. Et c'est au gouvernement que revient le dernier mot dans le cadre des négociations générales».
Chiheb Ben Ahmed semble répondre à la déclaration faite, mercredi 12 novembre, par Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l'Ugtt chargé de l'information, selon lequel «l'Ugtt attend d'ici la fin de la semaine en cours la réponse définitive de Mehdi Jomaâ sur le retour aux négociations pour la majoration des salaires dans le secteur public et la Fonction publique».
Comme toujours, les syndicalistes n'oublient pas de brandir l'arme de la commission administrative qui «tiendra une session spéciale incessamment au cas où le gouvernement ne respecterait pas ses engagements».


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