Echoué depuis 2012 près de La Galite, le navire ne présente aucune menace environnementale jusqu'à maintenant, mais... La Commission nationale pour la prévention et la lutte contre les accidents de pollution marine a décidé, hier, de poursuivre le contact et les négociations avec l'armateur du bateau maltais «Flash» qui s'est échoué, depuis 2012, près de la Galite (côtes nord de la Tunisie) pour résoudre la situation du navire. Lors d'une séance tenue au secrétariat de l'Etat pour l'environnement et le développement durable, la commission a décidé de contacter la partie maltaise et d'opter pour la solution diplomatique, le cas échéant. Une équipe technique a été chargée d'évaluer l'impact environnemental de l'échouement du navire maltais, et ce, en coordination avec la commission nationale pour la loi maritime (Tunisie) et d'identifier un plan d'actions pour trouver une solution à cet incident. Kaïs Bellouza, directeur général de l'Anpe, a passé en revue à cette occasion les interventions de la commission technique mixte pour sauver le navire, dont l'absorption d'environ 2.040 tonnes de produits pétroliers et la réduction du chargement du navire en charbon, de 120.000 tonnes à environ 80.000 tonnes. Le responsable a fait état de plusieurs difficultés rencontrées à cet effet, dont l'opposition de l'armateur à la solution de déchargement du navire outre les problèmes d'ordre logistique qui entravent le remorquage du navire pour un stationnement provisoire aux ports tunisiens. Le secrétaire d'Etat chargé du Développement durable, Mounir Majdoub, a appelé à œuvrer davantage pour éviter les éventuels impacts environnementaux de l'échouement de ce navire sur l'écosystème fragile de la Galite, rappelant que l'île est classée réserve naturelle depuis 1980 et figure à la liste Ramsar pour la protection des zones humides d'importance internationale. Il a rassuré que jusqu'à maintenant, la situation du navire ne présente aucune menace environnementale, mais «il faut, quand même, prendre les mesures nécessaires pour prévenir contre une éventuelle pollution qui en découlera après un certain temps». La Commission nationale pour la prévention et la lutte contre les accidents de pollution marine tiendra sa prochaine assemblée ordinaire à fin mars 2015.