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Une solution pour le développement régional
Etude — Découpage territorial
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2000

Le découpage actuel, datant de l'époque de la colonisation et de l'après-indépendance, consacre la mainmise de l'Etat sur les différentes régions et l'écart de développement entre celles-ci
L'économiste et spécialiste du développement régional et local, Makram Montassar, a indiqué que «le prochain gouvernement devra prendre l'initiative et hâter le découpage territorial et administratif de la Tunisie pour booster le développement régional». Il a ajouté, dans une interview accordée à l'agence TAP, que ce découpage pourrait aider à développer les potentialités socioéconomiques et réaliser «une décentralisation efficace» pour sortir du cercle vicieux de la marginalisation des régions intérieures.
Le découpage territorial et administratif actuel, qui date selon l'économiste, de l'ère de la colonisation et de l'après-indépendance, est basé sur le principe de la mainmise de l'Etat sur les différentes régions du pays. «Il ne permet, par ailleurs, pas de réaliser un développement régional équitable entre les régions intérieures et celles du Sahel, ce qui aggrave les disparités régionales», a-t-il dit.
Ces disparités sont tangibles à travers les taux de pauvreté qui atteignent au Centre-Ouest 32% et 25,7% au Nord-Ouest, alors qu'ils ne dépassent pas 8% dans les régions côtières, selon l'Institut national de la statistique (INS). Il s'agit également d'un écart dans l'indicateur de développement régional, lequel est estimé au gouvernorat de Tunis à 0,76 contre 0,69 à l'Ariana alors qu'il ne dépasse pas 0,28 à Sidi Bouzid, 0,25 à Kairouan et 0,16 à Kasserine.
5 districts pour réaliser le développement régional
Makram Montassar, co-auteur d'une étude sur la problématique «Quelle décentralisation dans une Tunisie reconfigurée?» de l'Institut tunisien des études stratégiques, estime que «la réussite de tout schéma de développement est tributaire de la réalisation d'une décentralisation efficace». En effet, cette décentralisation est énoncée par l'article 131 de la Constitution tunisienne qui prévoit «des collectivités locales composées de municipalités, de régions et de districts couvrant tout le territoire tunisien conformément à un découpage fixé par la loi».
L'étude suggère à cet effet la création de 5 districts régionaux avec une capitale économique pour chacun. Ce découpage prend en considération plusieurs facteurs, dont les économies d'échelles, les limites fonctionnelles ou les aires de dessertes optimales et la viabilité financière. Selon l'étude, il s'agit du District de Mejerda qui comporte les régions du Nord-Ouest et Bizerte, le District de Carthage (les gouvernorats du Grand Tunis et Zaghouan), le District du Cap Bon-Sahel (Nabeul, Sousse, Monastir, Mahdia et Kairouan), le District du Grand Centre (Sfax, Sidi Bouzid, Kasserine et Gafsa et le District des Oasis et des Ksour (Tozeur, Kébili, Gabès, Médenine et Tataouine). Le nouveau découpage territorial permettra, selon l'économiste, de réduire les disparités en termes de nombre d'habitants par district. Les capitales des districts sont désignées, selon l'étude, sur la base des indicateurs de développement régional pour l'année 2012, du ministère de Développement.
Ainsi, Jendouba sera la capitale du District de Mejerda, Zaghouan, capitale du District de Carthage, Kairouan capitale du District du Cap Bon-Sahel, Kasserine, capitale du District du Grand Centre et Médenine, capitale du District des Oasis et des Ksour.
Il faut réduire le nombre des municipalités !
D'après Makram Montassar, le nouveau découpage administratif du pays exige la réduction du nombre des municipalités qui s'élève actuellement à 264 municipalités outre les 20 autres municipalités programmées. «La création de nouvelles municipalités sur tout le territoire de la Tunisie, selon la démarche décidée en 2013, va causer la faillite de l'Etat», juge l'économiste.
Le gouvernement d'Ali Laârayedh avait décidé en 2013 la création de municipalités dans les agglomérations et les communes et de convertir les conseils ruraux en municipalités. Montassar estime que ceci pourrait mener à la création de 500 municipalités, «ce qui n'est pas adapté à la nature du territoire tunisien». En plus, environ la moitié des municipalités actuellement en exercice connaissent des difficultés financières énormes, indique l'économiste, relevant que la création d'autres municipalités serait de nature à créer d'autres difficultés. Pour lui, la réduction du nombre de ces structures à moins de 240 municipalités serait le bon choix.
Il a évoqué par ailleurs les exemples de plusieurs pays développés où le nombre des municipalités a été réduit entre 1950 et 2009 tels que le Danemark (de 1.387 à seulement 98 municipalités), l'Allemagne (de 25.930 à 12.229), la Suisse (de 3.097 à 2.758) et la Suède (de 2.281 à 290).
En Tunisie, selon l'étude de l'Institut tunisien des études stratégiques, le nombre des municipalités devrait être 200 contre 264 actuellement.
Pour les auteurs de l'étude, la décentralisation doit passer par la mise en place d'un plan spatial pour le développement de la Tunisie.
«Le principal défi que doit relever ce plan est de réduire les déséquilibres de nature spatiale, économique et sociale, qui marquent le pays, grâce à une stimulation de la croissance et du développement économique dans de nouveaux centres, sans toucher aux dynamiques de croissance des principales agglomérations du pays», recommandent-ils dans leur étude présentée sous forme d'un livre de 90 pages.


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