Moez Hassen signe au Red Star pour la Ligue 2    Vignette automobile : découvrez les tarifs 2026 selon votre puissance fiscale    Transavia : Vol Paris-Sfax détourné à Lyon pour fumée    Algérie – RDC : diffusion et chaînes pour suivre le match en direct    La CTN reprogramme ses traversées en raison des conditions météorologiques    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Tunisie : une dépression venue d'Algérie va-t-elle plonger le pays dans le froid et la pluie ?    LEGO Smart Play : La brique intelligente ou Smart Brick qui révolutionne le jeu au CES 2026    Algérie : nouvelles taxes à la frontière, ce que doivent savoir les voyageurs tunisiens    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    L'ATCT organise des ateliers de formation pour les personnes voulant trouver un emploi à l'étranger    Météo en Tunisie : Pluies éparses sur les régions du nord    Tunisie : découverte de 233 capsules de cocaïne dans leurs intestins, deux accusés condamnés à 20 ans !    Logement étudiant à tunis : focus sur les projets du quartier universitaire ras tabia    E-consulat : un nouveau service numérique pour les Tunisiens au Japon    Kaïs Saïed réaffirme le rôle clé des médias publics et la liberté de la presse en Tunisie    Investir en Tunisie: une nouvelle donne    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Le ministère de l'Environnement accélère la numérisation des services de délivrance des autorisations    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Film Belles de Nuit de Khedija Lemkecher : le chant des sirènes qui relate le mirage de la migration    SOS Villages d'Enfants Tunisie : plus de 8700 personnes ont bénéficié des services de l'association en 2025    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    Examen civique en Europe : ce que les Tunisiens doivent savoir sur les nouvelles règles    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Fêtes et congés à ne pas manquer cette année en Tunisie    Météo en Tunisie : temps généralement nuageux, pluies attendues la nuit    CAN 2025 : Egypte-Bénin, horaire et diffusion TV du huitième de finale ce lundi    Chaos dans le ciel grec : tous les vols suspendus    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    Prix littéraires: une moisson à améliorer (Album photos)    FILT 2026 : candidatures ouvertes aux Prix de la Créativité littéraire et aux Prix de l'Edition jusqu'à fin janvier    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    Le Dollar clôture le mois de mai sous les 3 Dinars sur le marché interbancaire    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les prix du pétrole régressent, la Tunisie n'en profite pas
Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 02 - 2015

La Tunisie ne semble pas avoir tiré profit de la chute des prix du pétrole. Aucune amélioration n'a été enregistrée au niveau du déficit budgétaire, dont plus de 50% est généré par le déficit énergétique. En effet, la facture énergétique du pays est aujourd'hui encore «trop salée». Une situation que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n'arrive pas à expliquer. Pis, il n'a pour le moment aucun élément de réponse
Au regard du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), intitulé, «Perspectives économiques et régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord », présenté jeudi soir, à l'auditorium de la Banque centrale de Tunisie (BCT), la Tunisie pourrait gagner 2 points dans le PIB, suite à la chute des prix du pétrole. Elle pourrait aussi générer des gains au niveau de la balance extérieure. Sans compter l'impact positif, au niveau budgétaire, qui se traduirait à travers la réduction de la subvention énergétique (0.9%). Le rapport fait état de gains intéressants pour la Tunisie, que ce soit au niveau de la croissance, de l'inflation, du déficit global et des réserves brutes à fin 2015. Or, Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale (BCT), a déclaré, à l'occasion de la présentation du rapport du FMI, que la facture énergétique est très élevée et qu'elle constitue la matrice du déficit tunisien, avec environ 60%. Un phénomène que le gouverneur de la BCT n'arrive pas à expliquer.
«Le phénomène de facture énergétique «trop salée» est un phénomène de consommation de volume que le taux de croissance n'explique pas».
Un phénomène inquiétant, a-t-il ajouté, que nous n'arrivons pas à expliquer. De ce fait, il faudrait engager un full audit énergétique d'urgence. Car on n'arrive pas à comprendre comment la facture ne cesse d'augmenter, alors que les prix du pétrole ont baissé de 50% depuis septembre 2014.
Néanmoins, selon le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), intitulé, «perspectives économiques et régionales du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord», la chute des prix du pétrole a des répercussions positives majeures pour les pays importateurs. Par contre, pour les pays exportateurs de pétrole, le choix est négatif. En effet, si pour le premier, cette chute à des niveaux exceptionnels permet de réduire, entre autres, la facture d'importation énergétique, les coûts des subventions énergétiques et contribue à l'amélioration de la position extérieure et budgétaire pour les seconds, les répercussions ne sont pas autant reluisantes. Au regard du rapport du FMI, présenté par Giorgia Albertin, représentante résidente pour la Tunisie, la chute des prix du pétrole se traduisent par une «perte des revenues d'exportation et budgétaires». Et d'ajouter qu'à court terme, les dépenses publiques pourront être maintenues grâce aux marges de manœuvre en limitant l'impact négatif sur la croissance dans plusieurs pays exportateurs de pétrole».
En d'autres termes, précise la représentante résidente pour la Tunisie, à court terme, la plupart des pays peuvent utiliser les marges disponibles pour préserver les dépenses publiques, ce qui va atténuer l'impact sur la croissance (hors pétrole). Car, comme elle a expliqué, la croissance réelle dans les pays exportateurs de pétrole atteindrait 3%, en 2015, soit une révision à la baisse de 1%.
Force est de constater que la chute des prix du pétrole, qualifiée d'assez exceptionnelle de par le monde, a conduit le FMI à réviser son rapport «Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord» en moins de trois mois. Une chute qui a atteint 55% depuis septembre 2014. Il s'agit là du développement le plus important, qui serait désormais accompagné par une croissance mondiale des plus faibles. Aussi, le rapport du FMI fait-il état d'une révision à la baisse de la croissance mondiale. Elle se situerait, pour 2015, autour de 3.5%, soit une révision à la baisse de 0.3%. Il va sans dire que les révisions sont à des degrés différents d'un pays à un autre. Aussi, la zone euro maintiendrait son taux de croissance à 1.9%, avec une révision à la baisse de l'ordre de -0.2%, le taux de croissance de la Chine serait autour de 6.8%, soit une baisse de -0.3%.
Quant à la Russie, elle serait en récession avec une croissance négative de -3.5%. La projection de la croissance pour les pays importateurs de pétrole de la région Moanap, elle, reste inchangée, soit 3.9% en 2015. Cela étant dit, le rapport souligne que l'impact des cours mondiaux sur les prix intérieurs des carburants reste faible dans plusieurs pays, ce qui limite l'impact positif sur les revenus disponibles et sur les coûts des entreprises. D'un autre côté, les effets positifs de la chute des cours du pétrole sur la croissance seront compensés par des chocs négatifs, soit la détérioration des perspectives de la zone euro, la baisse des prix des matières premières ainsi que des retards dans la mise en place des reformes.
Certes, beaucoup d'incertitudes persistent, souligne Giorgia Albertin. Selon les données des marchés, les projections estiment que le pétrole ne serait plus, dorénavant, aussi cher même si les prix auraient tendance à évoluer. Ils se situeraient, toujours selon le rapport du FMI, aux alentours de 70 dollars le baril en 2019.
«Il y a des composantes permanentes de plus de risque à la baisse qu'à la hausse, à moins qu'il y ait des changements géopolitiques, indique Mme Albertin.
L'essentiel, souligne Chedly Ayari, c'est qu'il y a une tendance vers la baisse des prix de l'énergie. Ce qui constitue, à son sens, un tournant important. Nous allons vers une culture d'une énergie moins chère sauf accident géopolitique majeur. Cependant, cette situation présente un retour de manivelle. En effet, si les prix continuent à baisser, les investissements dans le secteur énergétique baisseront également. Dans ce contexte, le gouverneur a indiqué qu'environ un trillion de dollars d'investissement seront remis en cause. Par ailleurs, plus les prix du pétrole baissent, plus l'investissement dans le gaz de schiste n'est pas rentable».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.