Comment s'inscrire à la facturation électronique    Météo Tunisie : Temps nuageux, vents forts, pluies orageuses et baisse des températures mercredi    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    La Banque centrale de Tunisie intègre le rial omanais dans la cotation des devises étrangères    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Le paiement en espèces est-il désormais libre de toute contrainte ?    Le ministère de la Santé ouvre des concours externes pour le recrutement de compétences médicales spécialisées    Le PSG officialise l'achat de Khalil Ayari    Tunisie : l'huile d'olive domine le marché russe    Croissant lunaire invisible : voici la date la plus probable du Ramadan    Sfax : la médina au cœur d'un risque majeur, 700 bâtiments concernés    "TAWHIDA", robot éducatif pour la sensibilisation sanitaire en dialecte tunisien    Lancement de GreenGate: le répertoire des acteurs de l'écosystème entrepreneurial vert tunisien    CSS : Cinq joueurs prêtés pour renforcer les clubs tunisiens    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Tunisie-Koweït : vers des relations bilatérales renforcées    Arbitrage en crise : les arbitres passent à l'action ?    Amendes autocollantes vs changuel : quelle alternative pour le recouvrement et la sécurité ?    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Tout sur le nouveau SUV Mahindra 3XO : la voiture pensée pour la vie quotidienne des Tunisiens, économique et fonctionnelle (Vidéo)    Paiement de la taxe de circulation 2026 : dates limites selon le type de véhicule    Météo Tunisie : Temps partiellement nuageux, pluies éparses et vents forts attendus mardi    Choc en Omra : suspension de 1800 agences pour protéger les droits des pèlerins    Egypte : la chanteuse tunisienne Sihem Grira décédée    Mounir Zili - Agriculture Durable vs Agriculture «Rentable»: Le choc des modèles au cœur de l'olivier tunisien    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    Relations irano-américaines : Pezeshkian mise sur des pourparlers sans « attentes irréalistes »    Zakat al-Fitr 2026 : Montant fixé à 9 euros    Quand débutera le Ramadan 2026 en France ?    Festival Mon premier film Documentaire MyfirstDoc 2026 : appel à films documentaire d'écoles de cinéma de Tunisie    Sfax rassemble ses livres    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    Décès de l'actrice de'' Home Alone''    Match Tunisie vs Egypte : où regarder la finale de la CAN Handball 2026 ce 31 janvier?    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Le Forum Chokri Belaid des Arts se déroule dans sa 9ème édition du 1er au 7 février 2026    D'où vient un trésor historique découvert à Houaria ?    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les prix du pétrole régressent, la Tunisie n'en profite pas
Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 02 - 2015

La Tunisie ne semble pas avoir tiré profit de la chute des prix du pétrole. Aucune amélioration n'a été enregistrée au niveau du déficit budgétaire, dont plus de 50% est généré par le déficit énergétique. En effet, la facture énergétique du pays est aujourd'hui encore «trop salée». Une situation que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) n'arrive pas à expliquer. Pis, il n'a pour le moment aucun élément de réponse
Au regard du dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), intitulé, «Perspectives économiques et régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord », présenté jeudi soir, à l'auditorium de la Banque centrale de Tunisie (BCT), la Tunisie pourrait gagner 2 points dans le PIB, suite à la chute des prix du pétrole. Elle pourrait aussi générer des gains au niveau de la balance extérieure. Sans compter l'impact positif, au niveau budgétaire, qui se traduirait à travers la réduction de la subvention énergétique (0.9%). Le rapport fait état de gains intéressants pour la Tunisie, que ce soit au niveau de la croissance, de l'inflation, du déficit global et des réserves brutes à fin 2015. Or, Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale (BCT), a déclaré, à l'occasion de la présentation du rapport du FMI, que la facture énergétique est très élevée et qu'elle constitue la matrice du déficit tunisien, avec environ 60%. Un phénomène que le gouverneur de la BCT n'arrive pas à expliquer.
«Le phénomène de facture énergétique «trop salée» est un phénomène de consommation de volume que le taux de croissance n'explique pas».
Un phénomène inquiétant, a-t-il ajouté, que nous n'arrivons pas à expliquer. De ce fait, il faudrait engager un full audit énergétique d'urgence. Car on n'arrive pas à comprendre comment la facture ne cesse d'augmenter, alors que les prix du pétrole ont baissé de 50% depuis septembre 2014.
Néanmoins, selon le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), intitulé, «perspectives économiques et régionales du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord», la chute des prix du pétrole a des répercussions positives majeures pour les pays importateurs. Par contre, pour les pays exportateurs de pétrole, le choix est négatif. En effet, si pour le premier, cette chute à des niveaux exceptionnels permet de réduire, entre autres, la facture d'importation énergétique, les coûts des subventions énergétiques et contribue à l'amélioration de la position extérieure et budgétaire pour les seconds, les répercussions ne sont pas autant reluisantes. Au regard du rapport du FMI, présenté par Giorgia Albertin, représentante résidente pour la Tunisie, la chute des prix du pétrole se traduisent par une «perte des revenues d'exportation et budgétaires». Et d'ajouter qu'à court terme, les dépenses publiques pourront être maintenues grâce aux marges de manœuvre en limitant l'impact négatif sur la croissance dans plusieurs pays exportateurs de pétrole».
En d'autres termes, précise la représentante résidente pour la Tunisie, à court terme, la plupart des pays peuvent utiliser les marges disponibles pour préserver les dépenses publiques, ce qui va atténuer l'impact sur la croissance (hors pétrole). Car, comme elle a expliqué, la croissance réelle dans les pays exportateurs de pétrole atteindrait 3%, en 2015, soit une révision à la baisse de 1%.
Force est de constater que la chute des prix du pétrole, qualifiée d'assez exceptionnelle de par le monde, a conduit le FMI à réviser son rapport «Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord» en moins de trois mois. Une chute qui a atteint 55% depuis septembre 2014. Il s'agit là du développement le plus important, qui serait désormais accompagné par une croissance mondiale des plus faibles. Aussi, le rapport du FMI fait-il état d'une révision à la baisse de la croissance mondiale. Elle se situerait, pour 2015, autour de 3.5%, soit une révision à la baisse de 0.3%. Il va sans dire que les révisions sont à des degrés différents d'un pays à un autre. Aussi, la zone euro maintiendrait son taux de croissance à 1.9%, avec une révision à la baisse de l'ordre de -0.2%, le taux de croissance de la Chine serait autour de 6.8%, soit une baisse de -0.3%.
Quant à la Russie, elle serait en récession avec une croissance négative de -3.5%. La projection de la croissance pour les pays importateurs de pétrole de la région Moanap, elle, reste inchangée, soit 3.9% en 2015. Cela étant dit, le rapport souligne que l'impact des cours mondiaux sur les prix intérieurs des carburants reste faible dans plusieurs pays, ce qui limite l'impact positif sur les revenus disponibles et sur les coûts des entreprises. D'un autre côté, les effets positifs de la chute des cours du pétrole sur la croissance seront compensés par des chocs négatifs, soit la détérioration des perspectives de la zone euro, la baisse des prix des matières premières ainsi que des retards dans la mise en place des reformes.
Certes, beaucoup d'incertitudes persistent, souligne Giorgia Albertin. Selon les données des marchés, les projections estiment que le pétrole ne serait plus, dorénavant, aussi cher même si les prix auraient tendance à évoluer. Ils se situeraient, toujours selon le rapport du FMI, aux alentours de 70 dollars le baril en 2019.
«Il y a des composantes permanentes de plus de risque à la baisse qu'à la hausse, à moins qu'il y ait des changements géopolitiques, indique Mme Albertin.
L'essentiel, souligne Chedly Ayari, c'est qu'il y a une tendance vers la baisse des prix de l'énergie. Ce qui constitue, à son sens, un tournant important. Nous allons vers une culture d'une énergie moins chère sauf accident géopolitique majeur. Cependant, cette situation présente un retour de manivelle. En effet, si les prix continuent à baisser, les investissements dans le secteur énergétique baisseront également. Dans ce contexte, le gouverneur a indiqué qu'environ un trillion de dollars d'investissement seront remis en cause. Par ailleurs, plus les prix du pétrole baissent, plus l'investissement dans le gaz de schiste n'est pas rentable».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.