En dépit de la différence de niveau, les pongistes tunisiens sont appelés à jouer leurs chances à fond... L'heure des consécrations n'a pas encore sonné. La sélection tunisienne est encore à la recherche d'un statut pouvant justement lui permettre d'aspirer aux médailles sur le plan international. Le chemin est encore long et le temps d'apprentissage ne semble pas finir. Il faut dire que des générations et des générations sont passées par là. Certains pongistes, aux qualités évidentes, n'ont pu accéder au palier réservé aux grands champions. L'obstacle de l'Egypte n'a jamais été surmonté et, jusqu'à aujourd'hui, rien, ou presque, n'a changé. Les sélections égyptiennes continuent toujours à imposer leur suprématie et à faire la loi dans les compétitions africaines. Plus encore: elles sont aujourd'hui en mesure de faire face à la rivalité des grandes nations du tennis de table. Elles comptent même parmi les favoris des grandes échéances, comme le championnat et la coupe du monde. Il n'en demeure pas moins que la sélection tunisienne, garçons et filles, est toujours appelée à être présente dans ce genre de compétition, non seulement pour apprendre, mais aussi pour ne pas rater ce passage obligé, susceptible de lui procurer plus d'expérience et de lui donner l'opportunité de s'adapter avec la compétition de haut niveau. Si les pongistes tunisiens ne pensent pas pleinement au podium, une participation honorable est fortement souhaitée. L'espoir est une bonne chose et toutes les bonnes choses sont éternelles. Les joueurs retenus pour ce championnat du monde, qui aura lieu du 25 avril au 3 mai, sont conscients de leurs moyens et de la nature de la compétition dans ce genre d'épreuve. Cela ne devrait pas cependant les empêcher de jouer leurs chances à fond. Ce n'est plus un constat, c'est une certitude : le tennis de table est l'un des sports dans lequel tout est justement permis. Les surprises, et pas n'importe lesquelles, ont souvent marqué les grands rendez-vous. L'Egypte a déjà montré la voie. Mais pour faire autant, on aurait encore besoin de travailler en profondeur et surtout sur le long terme. La bonne graine existe, mais les moyens restent encore en dessous des aspirations. Notamment en comparaison à ce qui a été entrepris pour qu'une équipe comme l'Egypte puisse accéder au palier des grandes nations de tennis de table. La force de l'âge Le tennis de table fait partie de ces disciplines qui ont réussi, en dépit de tout, à donner une bonne impression au-delà de ce qui est permis. On ne peut que retenir cette volonté débordante à forcer les choses. D'ailleurs, les pongistes n'ont jamais cessé de faire preuve d'abnégation et de détermination. Même en l'absence de consécration et de titre, ils sont toujours décidés à ne pas s'arrêter à mi-chemin. Ce qui a été accompli jusqu'à présent ne peut être que le début vers de nouveaux défis. Des ambitions encore plus grandes. D'autant que la plupart des joueurs sont aujourd'hui dans la force de l'âge et qu'ils donnent l'impression de pouvoir relever les différents défis auxquels ils sont censés faire face... C'est déjà un point de gagné en attendant le meilleur. Cela nécessite beaucoup de temps. On en est plus que jamais conscient du côté de la fédération. Mais l'important est de se lancer sur des bases solides et, surtout, d'y croire... Le staff technique, conduit par Ramzi Mabrouk, a déjà fait son choix concernant les joueurs qui seront présents dans ce championnat du monde. Adem Hmam (SAG Cestas) et Karem Ben Yahia (Lyon), de l'équipe seniors garçon ; Safâa Saïdani (Cimenterie de Bizerte) et Abir Hadj Salah( Raquette d'Or de Bourmades) ont été retenus après une évaluation de longue durée et qui a permis de dégager les pongistes les plus compétitifs.