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Mohamed Masmoudi: De l'étudiant militant au chef de la diplomatie
Publié dans Leaders le 11 - 12 - 2016

Mohamed Masmoudi est né à Mahdia le 29 mai 1925 et a fait ses études secondaires au collège Sadiki de Tunis. Il se rend ensuite à Paris, où il poursuit ses études supérieures à la Sorbonne et à l'Institut des études politiques. Il assume alors d'importantes charges politiques au sein de la fédération néo-destourienne de France: il est membre responsable de la cellule parisienne dès 1945 et président de la fédération du parti en France, à partir de 1948. Dès ce moment, il établit des contacts et noue des amitiés dans les milieux politique et journalistique qu'il cherche à convaincre du bien-fondé de la cause nationaliste tunisienne.
En janvier 1952, au moment où éclate la crise franco-tunisienne consécutive à la Note du 15 décembre 1951, il prend contact à Chantilly aves les leaders nationalistes marocains et algériens. La création d'un front national nord-africain est envisagée mais ne sera suivie d'aucune réalisation.
En 1953, Masmoudi est arrêté à Paris, renvoyé en Tunisie où il a été transféré d'abord à la prison militaire, puis à la prison civile de Tunis. Relâché après quelques mois de détention, il retourne à Paris, grâce aux démarches entreprises en sa faveur par des personnalités dont il a su acquérir et entretenir l'amitié pour la Tunisie.
Après la formation du gouvernement Mendès France, Masmoudi prend les contacts utiles avec ce nouveau président du Conseil français et convient avec lui des mesures qui verront le jour par la «Déclaration de Carthage» du 31 juillet 1954.
En août 1954, il est nommé ministre d'Etat dans le gouvernement Tahar Ben Ammar et participe à ce titre, aux côtés de Mongi Slim, aux négociations qui ont pour objet d'établir pour la Tunisie un statut d'autonomie interne. Ministre du Commerce et de l'Industrie dans le deuxième cabinet Tahar Ben Ammar (septembre 1955), il redevient ministre d'Etat en avril 1956 dans le gouvernement formé par le Président Bourguiba, au lendemain de l'accession de la Tunisie à l'indépendance. Il prend part aux négociations que ce nouveau statut implique.
Nommé une première fois, en mars 1957, ambassadeur de Tunisie à Paris, Masmoudi est rappelé à Tunis en février 1958 au lendemain du bombardement de Sakiet Sidi Youssef par l'aviation française.
Avant de rejoindre Tunis, il se rend à Colombey-les-Deux-Eglises, auprès du Général de Gaulle, pour une troisième visite, qui, au plus fort de la guerre d'Algérie, retient l'attention (il a eu déjà deux entretiens en 1955 et 1956).
En novembre 1959, il est élu député à l'Assemblée nationale, et lors des élections municipales, maire de Mahdia. Nommé secrétaire d'Etat à l'Information en 1960, Mohamed Masmoudi préside la première délégation officielle tunisienne qui se rend à Moscou et, en février 1961, prend une part active à la préparation de la rencontre de Gaulle-Bourguiba à Rambouillet.
Pendant les évènements de Bizerte (1961), il est chargé d'une mission d'amitié et de bonne volonté auprès de pays africains de langue française. Du nouveau ambassadeur de Tunisie à Paris (février 1965), succédant au Dr Sadok Mokaddem, élu président de l'Assemblée nationale tunisienne. Il rejoindra par ailleurs le comité central du PSD (20 août 1965), puis le Bureau politique (22 janvier 1968). Il sera enfin désigné secrétaire général adjoint du Bureau politique du PSD, le 7 novembre 1969.
Le 12 juin 1970, il est rappelé à Tunis pour occuper le poste de ministre des Affaires étrangères. Accusé d'être l'un des principaux instigateurs de l'Accord de Djerba portant fusion entre la Tunisie et la Libye, il sera relevé de ses fonctions le 14 janvier 1974.
Masmoudi entrera alors dans une longue traversée du désert qui le mènera notamment à Paris et aux Emirats arabes unis. Rompant tout contact avec Bourguiba, il publiera en 1977, aux éditions Jean-Claude Simoën à Paris, un livre intitulé Les Arabes dans la tempête.


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