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Feu de forêt en Tunisie: Une catastrophe écologique, culturelle et humaine
Publié dans Leaders le 10 - 09 - 2017

«Ce feu qui ravage la forêt, ce sont nos cœurs qu'il consume, la forêt qui brûle, ce sont nos pâturages, nos bêtes, nos couvertures. Nous qui habitons la montagne, vivons de la montagne, mangeons de la montagne, comment voulez-vous qu'on vive maintenant». Cette femme dévastée de douleur errait dans la maison des jeunes d'Aïn Drahem, le matin du 3 août. Quelques heures avant, elle a été évacuée ainsi que 23 familles pour échapper aux feux ravageant les forêts de Fernana et de jbel El Hamra. Pour sauver l'essentiel, ils laissent derrière eux maisons, animaux, terres, effets et des morceaux de vie. «A la période des cenelles, on mange les cenelles, à la période des pignons, on mange les pignons, et à la période des catastrophes, on mange les catastrophes», se résignait une vieille femme, elle aussi rescapée in extremis du feu assassin Ces témoignages poignants sont le reflet de l'ampleur de la catastrophe. Quand la forêt brûle, c'est la flore, la faune, mais aussi le sol et tout l'écosystème qui sont affectés. «Il faut attendre 6 ans pour voir nos forêts qui sont mises à nu se régénérer et récupérer ce que le feu a dévoré en seulement quelques jours», reconnaît avec amertume Habib Abid, directeur général des forêts.
De début juin au 10 août 2017, ce sont des milliers d'hectares de forêt dans le nord et le nord-ouest du pays qui ont été ravagés par le feu. Les dégâts sont immenses en faune, flore et flore, et pour les populations rurales riveraines dont la forêt constitue un lieu de vie et de travail et la principale source d'emplois et de revenus. A Jendouba, où plus de 900 hectares de forêt ont été ravagés, la Direction générale des forêts (DGF) envisage d'entamer, bientôt, ses diagnostics et de faire l'évaluation des dégâts et les démarches à entreprendre pour régénérer l'espace forestier, poumon de la Tunisie. A Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, les incendies ont dévoré près de 1 700 hectares de forêt et de plantes aromatiques et de consommation (romarin, zgougou…). Le coût écologique et financier est très important. «Le coût d'un seul hectare incendié peut s'élever à 9 mille dinars (lutte contre l'incendie, les produits perdus et le service de protection contre l'érosion et l'aspect environnemental)», a ajouté le directeur général, Habib Abid. Après les incendies, il faut éteindre le traumatisme, de la terre et des hommes. L'heure est donc aux bilans mais aussi aux plans d'action. La DGF prévoit quatre types de programmes. Le premier concerne les forêts de chênes-lièges de Jendouba, régions la plus touchée. Il consiste à couper les arbres et ceux-ci se régénèrent naturellement à travers les rejets. Le deuxième programme concerne le pin pignon et prévoit la coupe des arbres et le reboisement des plantations avec la même espèce. Le troisième programme est pour le pin d'Alep (couper les arbres, avant leur régénération naturelle). En contact avec la chaleur des incendies, les cônes gonflent, s'ouvrent et libèrent les graines de “zgougou” (pignons de pin d'Alep) avec des quantités énormes. «Une observation pendant une ou deux années est nécessaire, pour voir la réaction du terrain, si les arbres repoussent seuls, sinon les services sylvicoles optent, alors, pour le reboisement», précise Habib Abid.
Regrettant l'implication partielle et insuffisante de l'Etat dans le domaine et la préservation de la forêt tunisienne, le directeur général a recommandé la révision du code forestier. «Cette révision ne peut être évitée à court terme, tant la réglementation actuelle a démontré son incapacité à contenir les atteintes aux espaces boisés», estime-t-il. Il a insisté sur la prévention et l'éducation de la population rurale, via la sensibilisation et la vulgarisation des différents plans et programmes, ainsi que leur implication pour prévenir et lutter contre les incendies.
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