CS Sfaxien : deux sponsors débourseront 1.6 MD    Dernière Minute – Coronavirus : 50 décès et 4170 nouvelles contaminations, Bilan du 13 janvier    Bourse de Tunis : Le Tunindex termine la deuxième semaine de janvier sur une légère contreperformance    Tunisie : Entrée en production du gisement pétrolier de Halk El Menzel avec un débit journalier de 5300 barils de pétrole    Ligue 1 : 8 clubs ont déjà changé d'entraîneur    Coronavirus: La situation sanitaire à Mahdia    New Body Line : Un chiffre d'affaires en augmentation de 64,12% (4ème Tr. 2020)    Ferid Belhaj : Dix ans après le "printemps arabe", la région MENA doit ouvrir la voie aux entrepreneurs    COVID-19 : L'efficacité maximale du vaccin ne peut être démontrée que six mois après son injection    Tunisie: L'ANSI met averti les visiteurs de sites pornographiques    Football : Programme TV de ce vendredi 15 janvier 2021    Tunisie: Mike Pompeo: Nous souhaitons préserver les acquis de ces dix dernières années    La JSK perd encore une fois: Mêmes causes, mêmes effets !    Startup Act commence à porter ses fruits: La machine est lancée !    Point de vue: Un championnat atypique !    Handball — Mondial d'Egypte — Ce soir(20h30), Tunisie –Pologne: Prêts pour le combat    Coronavirus : 63 décès supplémentaires et 2327 nouvelles contaminations en 24 heures    La poésie en questions: Qui sont les Muses ?    A quand la sortie du tunnel ?    Potentiel minier de la Tunisie: Une exploitation en dents de scie    Bénéficiez de remises durant le confinement avec Tunisie Telecom    Dix ans après: La corruption à tous les étages    Crise politique: Le péché originel    Latifa Lakhdhar: Une révolution et son contraire    Tunisie : Les lauréats du Prix Lina Ben Mhenni pour la liberté d'expression 2020    Météo | Pluies éparses et baisse des températures    Tunisie-Rached Ghannouchi : Les motions de censure à mon égard sont tout ce qu'il y a de plus normal    Khemaïes Jhinaoui : « La Tunisie doit montrer au monde sa capacité de se développer et sa volonté de coopérer » (Vidéo)    INVESTITURE DE JOE BIDEN: Lady Gaga et Jennifer Lopez chanteront lors de la cérémonie    Succession de Merkel: Les appétits s'aiguisent en Allemagne    Comment le coronavirus a bouleversé nos habitudes ?    Le PS pour la création d'un front républicain    Les mots en politique    Pour ne plus pédaler dans la semoule ! (2/2)    La success-story du médecin devenu artiste de renom    Abdelaziz Jemail, un éclaireur magnifique    L'ambassadeur de la Tunisie en Belgique: "Plus nous avons des relations avec nos amis, mieux nous nous porterons"    Financièrement, le Barça au bord du gouffre !    Confinement : mini-concerts virtuels de l'OST ce soir et demain à 21h00    Wadii El Jari en sauveur : Pourquoi pas avant ?    Un test PCR négatif sera désormais exigé pour tous les voyageurs arrivant en France    L'inscription du couscous et de la pêche à la charfiya sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco célébrée à la Cité de la culture    Vient de paraître — « Quelqu'un meurt au sud » de Kamel Hlali: L'art d'arracher le lecteur à la banalité gris-flanelle du quotidien    En vidéo : ‘' Adieu Maman'', Tahar Ben Meftah raconte son nouveu livre    USA: Trump: La vraie cause de ma suspension des réseaux sociaux est politique…mon discours été totalement approprié    Intox : Aucun pilote tunisien n'a été renvoyé à cause d'un vol vers Tel Aviv    USA: 70 000 comptes affiliés à la mouvance pro-Trump QAnon supprimés par Twitter    Tunisie : Une secousse tellurique à Zaghouan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Rafik Darragi: Le complexe du mâle en question
Publié dans Leaders le 14 - 08 - 2020

Par Rafik Darragi - Ce sentiment d'orgueil propre aux hommes, enfoui au plus profond de nous-mêmes, et qu'on appelle communément le complexe du mâle, tire son fondement dans ce lointain culte du dieu mâle qui vint briser l'unité du couple divin Ciel-Terre exaltée par les mythologies grecque et égyptienne. Hésiode et Eschyle avaient glorifié l'union du Ciel, divinité suprême, et de la Terre, compagne féconde, symbole de vie et de renouveau. Mais le judaïsme, la haine de Moïse pour la déesse-mère, puis l'enseignement de Saint Paul qui ignore le culte marial et souligne, d'une façon dramatique- puisqu'il se fonde sur la Genèse-, la responsabilité d'Eve dans la chute qui touchera toute sa descendance, donnèrent un autre visage de la femme, et par extension, du rôle du corps humain et des plaisirs de la chair dans le péché originel.
Si, en français, l'étymologie de ‘femme' reste plutôt obscure, en anglais, au contraire, celle de 'woman' est aussi claire que l'eau de roche. En effet, elle tire son origine d'un mot anglo-saxon : ' wene ', lequel a donné également le sens que nous lui connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire 'queen' ou 'reine', tout comme le grec 'gyne '. Par conséquent, ce pouvoir conféré à la femme, reine de la famille, reine de la société tout entière, - la famille n'est-elle pas la première cellule, la pierre angulaire de la société ?- est naturel, ' sui generis ' pour ainsi dire ; c'est une puissance innée déjà illustrée par la fameuse Mater Magna ou Déesse-Mère des temps les plus reculés. Par opposition, le roi, c'est-à-dire, l'homme, ne tire sa légitimité que du milieu social, de l'électorat et de la structure hiérarchique qui régente la société.
Bien sûr, aujourd'hui, partout dans le monde, la femme c'est avant tout la mère, la déesse tutélaire, le coeur du foyer, de ce premier noyau social qu'est la famille ; il n'en reste pas moins, qu'en Tunisie, elle continue à vivre, malgré elle, à l'écart dans notre société. Les quelques femmes qui parsèment le Parlement ne changent guère la donne.
Certes, il y eut des réformes importantes comme la généralisation de l'enseignement pour les filles et les garçons en 1958, la politique de planning familial en 1960 ou encore le droit à l'avortement généralisé en 1973 mais l'égalité des sexes dans l'espace public tarde à venir. En dépit du Code du statut personnel, promulgué le 13 août 1956, et les droits politiques accordés aux femmes en 1957, aucune femme n'est devenue chef du gouvernement malgré le triste et long défilé auquel on assiste depuis quelque temps.
Nous disons bien le ‘triste défilé', car quand nous comparons la vie politique et le rôle proéminant de la femme dans certains pays, comme la Finlande, par exemple, nous ressentons une profonde tristesse. Ce ‘petit' pays est aujourd'hui dirigé par une jeune femme, Mme Sanna Marin. Son gouvernement est en majorité composé de femmes : sur 18 ministères, 11 sont attribués à des femmes. Le Ministère des Finances est aux mains d'une femme qui est également vice-Premier ministre. Basé sur la coalition issue des élections législatives d'avril 2019, ce gouvernement est entré en fonction le 10 décembre 2019, tout juste une semaine, après la démission, le 3 décembre 2019, du gouvernement d'Antti Rinne, formé le 6 juin 2019, à la suite des élections législatives du 14 avril 2019.
Au vu de ce qui se passe actuellement en Tunisie, le bât blesse terriblement. Que voyons-nous donc sur la photo ci-jointe ? Mme Sanna Marin entourée de quatre femmes ministres, une coalition gouvernementale composée de cinq partis, tous représentés par des femmes : les Sociaux-démocrates (PSD), le Centre, les Verts, l'Alliance des gauches et le Parti suédois. Il n'y a aucun parti de droite, mais également aucun conflit, aucune rupture, les gouvernements changent en douceur, immédiatement, pour le bien-être de tous.
Précisons enfin, pour la petite histoire, que la Première dame de Finlande vient tout juste de convoler en justes noces, en proclamant tout haut qu'elle n'est guère romantique mais qu'elle apprécie son époux Markus Raikkonen, son compagnon depuis 16 ans, un ancien footballeur, et qu'elle adore sa petite fille Emma.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.