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Elu Juge à la CPI, Haykel Ben Mahfoudh, célébré dans sa faculté des sciences juridiques de Tunis (Album photos)
Publié dans Leaders le 06 - 01 - 2024

«Ouf! Un grand ouf! Que c'est agréable de se retrouver finalement chez soi, dans ma faculté, et parmi les siens, vous tous, après tout ce grand parcours international mené pour accomplir cette campagne.» C'est ce qu'a soufflé Haykel Ben Mahfoudh, célébré samedi matin par la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, suite à sa brillante élection en tant que juge à la Cour pénale internationale (CPI, La Haye). Un grand hommage était rendu à cette occasion à ce «pur produit de la faculté», à ses parents, son père Me Mohamed Ben Mahfoudh et sa maman, enseignante, à l'école tunisienne du droit international, à l'université tunisienne et aux compétences tunisiennes, comme l'ont souligné de nombreux orateurs. Mais, aussi à l'attachement de la Tunisie aux valeurs universelles et à son engagement en faveur du droit international, ajoutera le nouveau juge.
La symbolique multiple
Tous fiers et émus, de se retrouver, à cette occasion malgré le froid, dans le grand amphithéâtre Mohamed Charfi, dans toute sa symbolique, ministres, anciens ministres, diplomates, universitaires, doctorants et amis, ils ont communié tous ensemble dans «cette magnifique victoire de l'intelligence tunisienne.» Le souvenir des doyens Dali Jazi et Abdelfettah Amor était aussi présent à l'esprit.
En professeurs universitaires, d'abord, Imed Memmiche (ministre de la Défense), Leila Chikhaoui Mahdoui (ministre de l'Environnement), Samia Kaddour Charfi (ministre directrice du cabinet du chef du gouvernement), Olfa ben Ouda (ancienne ministre de l'Enseignement supérieur), Asma Sehiri, Secrétaire à la Mer (et ancienne ministre à la Femme), Nadia Mzoughi (présidente de l'université de Carthage), Mahmoud Zouaoui (chef de cabinet du ministre), Fadhel Moussa et Lotfi Chedly (anciens doyens), Me Aouar Ben Becher (directeur de l'Institut supérieur de la profession d'avocat), et d'autres figures marquantes ont répondu à l'invitation de la doyenne, Neila Chaabane. Sa maman et sa proche famille aussi.
«Du fond du cœur», a commencé par dire la doyenne de la faculté, soulignant que «c'est un événement historique dans le mandat d'un doyen, et dans le récit de notre institution. Haykel fait honneur à nous tous. Un pur produit de la faculté depuis la première année, en 1989. Son profil illustre la performance de notre enseignement. Les qualités personnelles la diplomatie tunisienne ont été déterminants dans son élection. Fils de Me Ben Mahfoudh, il a été un étudiant brillant, un collègue toujours impliqué dans la vie de la faculté. J'ai regretté son départ en 2021 pour diriger la mission universitaire tunisienne en Amérique du Nord (Montréal), il a été et restera un grand ami, toujours de bon conseil. Son élection souligne qu'il y a une école tunisienne de juristes et envoie un message fort d'espoir à nos jeunes étudiants qui s'interrogent sur leur avenir.»
Renforcer la présence tunisienne dans les instances internationales
Ministre-directrice du cabinet du chef du gouvernement, Samia Kaddour Charfi, était, elle aussi dans cette même fierté, cette même émotion, se retrouvant de surcroît dans l'amphi qui porte le nom de son illustre père défunt, le doyen Mohamed Charfi. «Je me sens dans sa famille (son père), dans ma famille d'universitaires», dira-t-elle. «Avec Si Haykel, nous partageons des moments d'histoire commune, nos parents avaient milité ensemble…Nous avons beaucoup de talents en Tunisien et nous devons œuvrer pour renforcer la représentation tunisienne dans les instances internationales.»
Missionné par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, «retenu à la dernière minute par un empêchement majeur», son chef de cabinet, Mahmoud Zouaoui, soulignera que Ben Mahfoudh a «excellé à la tête de la mission et activé avec compétence la diplomatie universitaire en Amérique du Nord.» Nadia Mzoughi, présidente de l'université de Carthage ajoutera que son élection est «richement mérité.»
Au nom du ministre Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger, Hatem Landoulsi, rappellera que «sa candidature a été très importante pour la diplomatie tunisienne qui reste mobilisée pour soutenir et faire aboutir d'autres candidatures de même qualité.»
Invitée au pupitre, Leila Chikhaoui Mahdoui, ministre de l'Environnement et ancienne chef de département à la Faculté ne s'empêchera de dire en toute sincérité: «Nous sommes en famille. Son père, Si Mohamed, a été un de mes professeurs modèles. C'est lui qui, en plus, m'a appris les termes juridiques en langue arabe. Haykel et moi sommes restés très proches. J'ai suivi son parcours avec émotion et fraternité. La Tunisie a tellement besoin aujourd'hui de modèles et de montrer que nous avons de grands talents.»
Slim Laghmani, qui l'avait beaucoup inspiré
Sa parole était très attendue. Le professeur Slim Laghmani, qui a connu le nouveau juge à la CPI depuis ses premières années et dirigé sa thèse de doctorat en parle en connaisseur avisé. «Je ne peux omettre de saluer la mémoire de Si Mohamed mon maître, dira-t-il. Outre ses compétences il a été le premier à m'édifier quant à la notion de l'inconstitutionnalité. Il était doté d'une culture phénoménale et nous a tous enrichi de sa science. » S'adressant à Haykel, il ajoutera : « Tu feras ta voie, tu laisseras ta trace. Surtout en ce moment où le peuple palestinien est victime de tant de crimes. Je suis ému de t'avoir eu comme étudiant et d'avoir dirigé ta thèse, ma première thèse.
Trois sentiments
Salwa Hamrouni, partagera de son côté trois sentiments. «Félicitations pour son courage et sa persévérance. Ma fierté, c'est la victoire d'une génération celle d'une école de droit international sous la direction de Slim Laghmani qui nous a transmis une lecture engagé de droit international. Et remerciements: Haykel est un véritable universitaire qui en a l'éthique, répondant toujours présent, partageant le savoir, un universitaire non seulement brillant mais aussi engagé qui fera un excellent juge.»
Trois tiers
L'heureux nouvel élu à la CPI était sur un nuage d'affection. Avec son humour raffiné, il rectifiera qu'il n'est entré à la faculté de droit en 1989. «Mais à l'âge de 4 ans. Mes parents alors enseignants et ne sachant à qui me confier m'emmenaient avec eux à la faculté.» Et d'ajouter: «Je suis très ému par la présence de personnes qui me sont très chers à titre personnel comme à titre académique, en premier lieu mon professeur Slim Laghmani et tous mes collègues. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux autorités qui marquent l'attachement de la Tunisie aux valeurs universelles.»
«Dans une élection, soulignera-t-il d'expérience, il y a trois tiers: le candidat, le soutien de l'Etat au plus haut niveau, et la chance. Il y a aussi des paliers psychologiques. Tout se construit dans la durée. Je l'ai vécu avec notre excellente mission diplomatique à New York. » Puis il égrènera un discours «officiel» de gratitude, et d'engagement à «préserver les valeurs intangibles du Statut de Rome et les principes fondamentaux de l'humanité.». Et d'ajouter : «Je suis pleinement conscient de l'ampleur de la tâche qui m'attend. Cette nomination représente pour moi une invitation à contribuer activement à l'édification d'un monde où la justice n'est pas un privilège réservé aux plus puissants, mais un droit fondamental accessible à tous.»
Sa conclusion déclenchera de vifs applaudissement: «Je ressens l'immense bonheur de voir un pays, une région, le monde arabe, et une école juridique tunisienne, consacrés.»
T.H
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