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Abderrazek Zouari: Un universitaire dans la peau d'un ministre ... le temps d'assurer la transition
Publié dans Leaders le 08 - 11 - 2011

Sa double compétence d'universitaire et d'économiste de renom lui promettait une brillante carrière politique, au même titre que celles de Mohamed Charfi, Dali Jazi, Mustapha Kamel Nabli ou Ahmed Smaoui, personnalités dont il a été proche.
Mais fort heureusement pour lui, le régime déchu l'a constamment sanctionné. Ecarté des hautes charges, Abderrazak Zouari s'est consacré à ses recherches et enseignements, à Tunis et à Paris 1, notamment, multipliant les publications, allant sur le terrain pour ses enquêtes, répondant aux invitations de grandes universités et institutions internationales. C'est alors que la révolution a fait appel à lui. D'abord, pour faire partie du nouveau conseil d'administration de la Banque Centrale de Tunisie, présidé par Mustapha Kamel Nabli, rentré de Washington. Puis, en tant que ministre du Développement régional.
Vendredi 4 mars, un coup de fil vient l'avertir qu'il sera appelé à rejoindre le gouvernement que formera le nouveau Premier ministre, Béji Caïd Essebsi. Il n'en aura la confirmation que le lundi 7 mars 2011, à l'annonce officielle. Prêtant serment, le lendemain, devant le Président Foued Mebazaa, Abderrazak Zouari a quitté sa paisible existence d'universitaire et d'expert en économie pour se retrouver projeté dans le feu de la tourmente de la Tunisie post-révolutionnaire en tant que ministre du Développement régional. Ce département a été créé après le 14 janvier et confié à Ahmed Néjib Chebbi, du temps des gouvernements Ghannouchi I et II. M. Chebbi ayant démissionné pour se consacrer à son parti, le PDP, c'est Abderrazak Zouari qui a hérité de ce portefeuille, dont il construit patiemment les contours. Moins de huit mois après, il présente son livre blanc dans lequel il détaille un ensemble de propositions issues de ses visites de terrain, des analyses des experts qui ont travaillé à ses côtés et des échanges d'expériences avec d'autres pays, notamment la Pologne. Au terme de sa mission, M. Zouari a bien voulu partager avec Leaders cette expérience.
Quels sont les contraintes et défis que vous avez rencontrés dans ce ministère ?
Tout d'abord, il faut souligner que la définition même du développement régional, tel qu'il a été planifié durant les cinquante dernières années, était limitée. Le développement régional signifiait, pour l'ancien régime, les actions d'assistance (eau potable, électrification, etc.) à assurer à une population se trouvant dans les régions défavorisées. C'est une définition restrictive, car le développement régional est en fait l'ensemble des politiques publiques qui augmentent la vitesse de convergence entre les régions. En fait, la notion d'équilibre régional n'existe pas. Les écarts entre régions, comme ceux qui existent entre les classes sociales et les individus, ne peuvent être complètement éliminés, mais on peut les réduire, ce qui est essentiel. Car ce qui augmente le degré de frustration et le sentiment d'injustice, et donc de colère, d'un citoyen qui se trouve au bas de l'échelle sociale dans un pays, ce n'est pas l'écart entre lui et les plus riches, mais c'est le fait que lui ne puisse pas disposer des composantes d'une vie digne : rémunération minimale, route, dispensaire et école dignes de ce nom. L'autre contrainte a aussi été l'absence de structures régionales. Avec l'effondrement des communes et la forte déstabilisation qu'ont connus les gouvernorats et les délégations après la révolution, le transfert des fonds réservés aux régions était devenu problématique. En plus, le contrôle de l'allocation des budgets régionaux était difficile, vu l'absence de structures élues représentantes des citoyens de chaque région qui sont les mieux placées pour évaluer la priorisation de leurs besoins et le suivi de leur mise en oeuvre.
Comment avez-vous procédé alors dans ce contexte?
Nous avons commencé par établir un état des lieux. Pour cela, et pour tout le reste d'ailleurs, j'ai eu la chance d'avoir été aidé par un ensemble de collègues qui sont venus, spontanément, offrir leurs services et qui ont travaillé d'arrache-pied durant tout l'été sans aucune contrepartie financière. Nous nous sommes tout d'abord heurtés à la difficulté d'avoir des statistiques régionales. Il faut savoir que nous sommes très forts en Tunisie sur les statistiques macroéconomiques, mais sur les régions, les chiffres sont souvent indisponibles, comme par exemple le PIB par gouvernorat, qui aurait été un indicateur très précieux pour évaluer le niveau de développement de chaque région. Et puis, la tendance était d'utiliser les moyennes, alors que ces dernières ne sont pas pertinentes lorsqu'on veut travailler sur le développement régional. Par exemple, si on prend l'exemple du taux de chômage des diplômés de l'enseignement supérieur, il est de 23% au niveau national mais les taux varient de 9 à 47%. Une bonne politique économique est ainsi une politique qui, certes, améliore les moyennes mais qui aussi réduit les écarts.
L'étape suivante a été de répartir le budget complémentaire accordé par notre gouvernement aux régions qui s'est élevé à 250 millions de dinars. Avant de les répartir, j'ai d'abord étudié le budget 2011 et son titre IIqui est réservé à l'équipement. Ce dernier est de 4 milliards de dinars. Un milliard est réservé aux ministères de souveraineté. Pour les trois milliards restants, j'ai demandé aux différents ministères de m'indiquer leur répartition régionale. Et là j'ai eu la surprise de constater que seuls 1.231 millions sont répartis régionalement, le reste étant consacré à des projets nationaux. Mais mon plus grand étonnement a été de constater l'injustice dans la répartition de cette somme dont seuls 20% sont consacrés aux 14 gouvernorats de l'intérieur et 80% aux 10 gouvernorats de la côte. Il est vrai que ces gouvernorats abritent 60% de la population mais n'est-ce pas là une confirmation du déséquilibre provoqué par l'exode des populations de l'ouest et du centre vers l'est ?
Face à cette situation, j'ai essayé de réduire ce déséquilibre en donnant 80% du budget complémentaire accordé aux gouvernorats de l'intérieur et 20% aux gouvernorats de la côte. Les premiers ont donc reçu 200 millions de dinars et les autres 50 millions de dinars.
Concernant le budget 2011, je ne pouvais plus y toucher puisqu'il était déjà réparti entre les ministères et les régions et certains projets avaient déjà été entamés. Pour réduire les déséquilibres constatés, j'ai également fait appel à la bonne gouvernance en utilisant la méthode du scoring. Elle consiste à prendre des clés de répartition selon lesquelles on établit un classement, ici celui des différents gouvernorats. J'ai pris quatre critères dans chaque gouvernorat, la population, le taux de chômage général dans le gouvernorat, celui des diplômés de l'enseignement supérieur et le taux de pauvreté. Nous avons contourné la difficulté d'obtenir des statistiques au niveau régional et local par l'utilisation de méthodes statistiques qui permettent d'extrapoler, à partir des enquêtes de population et de données plus globales, les critères relatifs à chaque région. On a alors encore eu des surprises, comme le fait que Kairouan ait le taux de pauvreté le plus défavorable. Mais globalement, nous avons retrouvé que les 14 gouvernorats dont le score était le plus élevé étaient ceux dont est partie la révolution, avec à leur tête Kasserine, qui a obtenu le score le plus élevé. Nous avons donc affecté 25 millions de dinars à Kasserine, ce qui représente 10% du budget complémentaire alloué au développement régional, tout en sachant que cette région ne regroupe que 4% de la population totale de la Tunisie.
Après cette action urgente sur le court terme où nous nous sommes limités à l'introduction d'une bonne gouvernance dans un budget qui nous a été alloué, nous nous sommes dit qu'il fallait engager une nouvelle réflexion. Ce que nous avons réalisé en émettant un ensemble de propositions, présentées dans un livre blanc. Nous avons également intégré dans ce livre blanc les résultats d'une enquête financée par la BAD dont l'objectif était de recueillir l'avis de la société civile dans les régions sur les projets prioritaires à inscrire dans leurs régions respectives. Le retour d'expérience de pays, qui sont passés, comme nous, par une période de transition démocratique nous a également été bénéfique. Et là je cite souvent l'exemple de la Pologne qui est parvenue, grâce à sa politique régionale, à atteindre un taux de croissance annuel de 4%, ce qui est exceptionnel en Europe.
Quels sont les principaux axes de votre vision du développement régional ?
Ma vision du développement régional se résume en trois mots : cohésion, efficacité et compétitivité. La cohésion signifie la réduction des écarts entre les régions. Chaque citoyen tunisien, quel que soit le quartier ou le village où il habite, a le droit à un minimum de qualité de vie. Ce qui n'est pas le cas actuellement dans plusieurs régions reculées. Et ceci demande un effort de l'Etat et la mise en place d'un véritable plan Marshall. La Pologne a mis 15 années pour le faire mais vu la taille plus réduite de la Tunisie et le retour d'expérience dont nous avons bénéficié, nous pouvons espérer réaliser cet objectif en cinq années. Quant à l'efficacité, elle impose un nouveau découpage de la Tunisie dont l'émiettement en gouvernorats, qui n'ont souvent pas la taille critique pour se développer, a surtout été motivée par des raisons sécuritaires.
Là, il y a deux thèses qui s'affrontent. La première, qui a ma faveur, plaide pour l'intégration de gouvernorats complémentaires, ce qui signifierait pour la Tunisie un découpage horizontal avec, par exemple, l'intégration de Jendouba, Béja et Le Kef avec Bizerte dans la même région, qui deviendrait alors un espace géographique viable économiquement. Ce scénario permettra un effet d'entraînement. Il faut créer des territoires dynamiques, notion très utilisée dans les pays développés. La deuxième thèse est celle de l'homogénéité qui consiste à regrouper ensemble les gouvernorats qui se ressemblent, ce qui permettra d'attirer l'attention sur eux.
Enfin, la compétitivité est la troisième clé du succès. Il y a, à ce propos, un consensus sur le fait que l'économie tunisienne vit de ses échanges avec l'extérieur mais il faut savoir que 95% des exportations viennent de la côte. J'ai l'impression qu'il existe une frontière invisible qui coupe la Tunisie en deux dans le sens de la longueur avec, d'un côté, une côte complètement intégrée à l'économie mondiale et, de l'autre, des régions intérieures qui vivent en dehors de ce mouvement. Pour corriger cela, il faut revoir le code des investissements dans le sens de l'octroi d'avantages à ceux qui s'implantent dans les régions intérieures et créent un nombre important d'emplois.
Quelle a été la décision la plus importante à votre avis durant votre mandat ?
Je crois que l'introduction de la bonne gouvernance, avec l'utilisation de critères objectifs, a été un moment important car au-delà des sommes supplémentaires qui sont allées renforcer le développement régional de zones qui en avaient cruellement besoin, nous avons montré que lorsque l'on utilisait des règles objectives, transparentes et partagées, il n'y avait pas de contestation. On peut toujours discuter des critères que j'ai choisis, et les gouvernements qui vont suivre peuvent le faire, mais c'est une méthodologie de travail que nous avons introduite qui deviendra une tradition, car il ne peut pas en être autrement dans un pays démocratique.
Quelles sont les conditions de mise en place des recommandations de votre livre blanc ?
Incontestablement et avant tout, une démocratie locale. D'ailleurs, moi je pense que la démocratie est locale ou elle n'est pas car seules les régions peuvent, en ouvrant le débat entre leurs élus et la société civile, établir leurs priorités. Pour cela, il faut aussi une véritable réforme institutionnelle des structures qui gèrent les statistiques. Il est essentiel que l'Institut national de la statistique devienne une structure publique non gouvernementale qui publie, d'une manière indépendante, ses chiffres à intervalles réguliers, et ce, quelle que soit la situation de ces chiffres. Il faut également que ces chiffres soient davantage analysés par région, c'est une condition essentielle au développement régional. Par exemple, si je veux réaliser une extension de l'hôpital régional de Kasserine, comment savoir quel service serait prioritaire si je n'ai pas une idée sur les maladies ou les handicaps les plus récurrents dans la région. Il ne faut pas oublier que dans tous les domaines, chaque région a ses spécificités et que l'on ne peut la développer sans s'appuyer sur ses forces et essayer d'agir pour réduire ses faiblesses.
Quel a été le moment le plus fort de tous ces mois de travail?
Il y en a eu plusieurs mais je me rappelle quand, dans les premiers mois, je suis passé à la télévision pour expliquer que Kasserine était le gouvernorat le plus prioritaire en Tunisie d'après le scoring que nous avons établi, certains des citoyens de cette région ont alors levé un sit-in qu'ils avaient entamé depuis plusieurs jours. Ce qui signifie que lorsqu'on parle le langage de vérité aux gens, ils comprennent. Cela m'a beaucoup ému et j'ai vu qu'en fait les gens avaient juste besoin que l'on reconnaisse leur détresse. Ils savent que le développement prendra du temps.
Comment voyez-vous ce ministère du Développement régional évoluer dans les prochaines années ?
Le ministère du Développement régional a une mission transversale, car il y a du développement régional dans tous les ministères : la santé, l'éducation, l'équipement, etc. Il a donc essentiellement un rôle de coordination mais il est aussi nécessaire qu'il puisse récupérer les collectivités locales, l'aménagement du territoire et la planification régionale. Dans un régime démocratique, il est évidemment hors de question de concevoir des collectivités locales sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Mais s'il y a un ministère qui aura un rôle à jouer au niveau de ces structures élues, c'est bien celui du Développement régional.
Anissa Ben Hassine
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Bio-Express
Docteur d'Etat en Sciences Economiques de la Sorbonne, agrégé de l'Université de Tunis, professeur des universités, il a été notamment Directeur de l'Ecole supérieure de commerce de Tunis entre 1991 et 1997, puis il a continué à enseigner à l'IHEC. Il est également professeur invité à l'Université de Paris II- Panthéon Assas (en politique commerciale et intégration régionale) et professeur invité à l'Université de Rouen (en économie des intermédiaires financiers, en approches des risques sur les marchés monétaires et financiers et en économie de l'assurance).
Nommé président du Comité national d'évaluation des établissements universitaires (2001-2004), il a contribué à améliorer le niveau de l'enseignement supérieur en Tunisie en le rendant conforme aux exigences internationales.
Expert reconnu par différentes institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI, l'IFID la BAD, l'OCDE et la CNUCED, M. Zouari a contribué et réalisé de nombreuses études concernant la Tunisie.


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