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Mémoire du temps présent: Ces camions qui tuent en plein centre-ville.. Qui peut rendre à nos villes les couleurs de la vie civilisée !
Publié dans Le Temps le 12 - 03 - 2017

On ne peut parler des choses dites « sérieuses » qu'elles soient politiques, économiques et sociales, et occulter ces petits détails qui font qu'une ville comme la capitale anciennement « Al Hadhira » (la civilisée) soit devenue depuis la Révolution une banlieue de la périphérie bidonvillisée de la périphérie ruralisée du grand Tunis !
Le quartier prestigieux de Lafayette, ou ce qu'il en reste, et sa porte du Belvédère, juste en face de l'avenue, jadis aussi prestigieuse, des Etats-Unis d'Amérique, (pauvre général Lafayette et pauvre Amérique), sont sous le choc depuis hier matin. Un camion de 10 t (excusez du peu), roulant en pente du lycée El Omrane (anciennement Franceville et là encore, pauvre... France), vers le Zoo et la première porte du Belvédère, perd les pédales et l'usage de ses patins de freinage, pour se lancer aveuglement sur les voitures et les passants.
Résultat : 1 mort et 11 blessés, dont certains graves parmi lesquels des enfants et un vieillard !
Voilà où nous en sommes arrivés dans ce Tunis de toutes les anarchies « créatrices » tolérées au nom de la démocratie naissance et des « droits » illimités, après avoir déclaré que les « devoirs » appartiennent à l'ancien régime... « dictatorial, autoritaire et corrompu, etc... » !
Plus personne n'est en mesure, aujourd'hui, d'appliquer la loi et toute la société est en passe de devenir « hors la loi » !
Or, la loi depuis Carré de Malberg est cette mesure limitative de quelque chose, y compris de la liberté quand elle déraille, donc, coercitive, obligatoire et surtout « sanctionnée ».
Or, y a-t-il quelqu'un, aujourd'hui, dans ce bled , capable de décider et d'empêcher que les camions de 10 t ne puissent circuler au centre ville, dont le Belvédère, sauf à des heures précises, entre 10h du soir et 7h du matin, à titre d'exemple ?
Pratiquement, personne ! Parce qu'il suffit d'un mouvement de rue associatif, syndical ou même de vadrouilleurs « politisées » au goût de la « Révolution » bénie par les nouveaux saints politiciens de ce pays, pour bloquer le travail d'un gouverneur, d'un maire ou d'un ministre ! Même les policiers en tenue sont obligés de « faire avec » et de « faire circuler » comme on dit, pour éviter les affrontements que tout le monde mettra sur le dos de l'autorité, en légitimant les dépassements « citoyens » (sic) qui, désormais, ont plus de droits et de pouvoirs que l'Etat lui-même !
Pourquoi les freins de ce bulldozer ont-ils lâché ?
Y avait-il défaut mécanique, mauvais entretien ou négligence collatérale et là, le « collatéral » prend toute son ampleur dans un pays où les voitures et les engins ne respectent plus les feux ni la vitesse autorisée et même les injonctions de la police. L'enquête révèlera bientôt les causes de ce drame effroyable pour la famille endeuillée et celles des blessées qui ont été pris au dépourvu.
Mais, entretemps, y a-t-il une autorité pour sanctionner les propriétaires de véhicules qui n'ont pas leur visite technique en règle et pas seulement celles octroyées de façon plus ou moins douteuse pour ne pas dire plus !
Y a-t-il quelqu'un, aujourd'hui, qui peut nous expliquer comment ces voitures, dont les feux d'éclairage sont détraqués et roulant souvent en « phare », peuvent-elles avoir ce privilège en toute impunité.
Idem, pour ces voitures, taxis et bus, qui dégagent des nuages de pourritures et de gaz noircis, au vu et au su de tout le monde toujours sans aucun contrôle et dans l'impunité la plus totale.
C'est à croire que les instances concernées de ce pays ne veulent pas gagner de l'argent, autrement ils auraient imposé et exigé des amendes bien réparatrices pour leurs finances, de ces milliers de chauffeurs et véhicules, qui font la pollution et le « mauvais temps » même en temps de pluies ! Là encore, il faut décongestionner les autres existants du contrôle technique et en créer d'autres... Et ça traîne... ça traîne à l'infini.
J'arrête là... je suis hors de moi de voir l'état de délabrement de nos villes et notre incapacité de réagir rapidement !
Sommes-nous condamnés à subir la fatalité de l'impuissance des lois à « civiliser » nos comportements... !?
Seule une réponse ferme des autorités pour déclarer la fin de la recréation... toutes les recréations, tout en expliquant aux citoyens la nécessité de la chose, peut sauver la Tunisie de cette fuite en avant vers... le laisser aller.
Oui, de la discipline, Messieurs.... Amen !
K.G


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