Volley-ball – Championnat national : voici les résultats de la 5ème journée    ''Toutes les mesures ont été prises pour garantir une rentrée scolaire sécurisée''    FMI – Tunisie : Le PIB réel aurait reculé de 8,2 pourcents en 2020, avec comme effets une pauvreté et un chômage accrus    Ligue 1 : Le CS Sfaxien freiné par le CA Bizertin, l'US Ben Guerdane 2ème    Les mouvements des grosses capitalisations marquent l'activité boursière de la semaine    Mondial des clubs au Qatar : test négatif au Covid-19 obligatoire pour les supporters    Un nouveau record de décès dus au coronavirus enregistré le 21 janvier 2021 : 100 morts en une journée    Paris : Un Tunisien retrouvé pendu à une fenêtre d'un appartement    La Tunisie et le Maroc, meilleurs pays en termes de digitalisation à des fins économiques en Afrique du nord    Signature d'une convention pour appuyer à la dépollution des îles Kerkennah des déchets plastiques    Tunisie-dernière minute: Poursuite des cours scolaires    CONDOLEANCES : Om Kalthoum KANOUN    Tribune | Un peuple heureux ne se saborde pas...    DECES : Maître Slim CHELLI    Programme TV du samedi 23 janvier    «Mâ lam tasqot mina elomôr... lam taôd khadra» (Celle qui ne tombe de l'âge... n'est plus verte), recueil de poèmes de Amor Daghrir : La patrie est une femme !    «200 Meters» de Amine Nayfeh : Un thriller réussi    Souriez, vous êtes en Tunisie !    Etats-Unis: Le procès de Trump devant le sénat débutera le 8 février    Le projet du nouveau Code des eaux manque d'approche de décentralisation (Rapport)    CAB : Le moral en hausse !    Tunisie – Conférence de presse du ministre de la Santé : Décalage Horaire    Covid-19 : 2389 nouvelles contaminations et 103 décès recensés le 21 janvier 2021    Météo : Des pluies éparses le matin et températures en baisse    JSK : L'incertitude qui désole !    ST : Absences de taille !    [TRIBUNE] Olfa Hamdi (PDG de Tunisair) : La forme et le fond !    Coronavirus: Point sur la situation épidémiologique à Nabeul    Vers un second mandat pour la Tunisie à la tête de l'initiative MENA-OCDE    CAN-U21 : tirage au sort lundi prochain à Yaoundé (CAF)    Mustapha El Haddad: L'embrigadement des jeunes pour le jihad «Le paradoxe tunisien»    Twitter suspend un compte de l'ayatollah Ali Khamenei    JEEP RENEGADE best-seller en 2020    Tunisie : Le juge Mekki Ben Ammar, libéré    Le musée national du Bardo : Cinq ans après le terrible attentat du 18 mars 2015    Donner sa chance à la chanson tunisienne ?    Présentation du livre de Khaled Derouiche : «Le dernier texte», traduction de M. Mohamed Baligh Turki    Le film "Fathallah TV,10 ans et 1 révolution plus tard" disponible en ligne sur le site de la FCAPA    Selon L'UTICA, l'arrestation de Nabil Karoui n'est pas la solution    La présidence a-t-elle arrêté le dialogue national ?    Exposition personnelle «Des moments de peinture» de Qays Rostom à la galerie Saladin: Des actions de création    Meherzia Labidi est décédée : la voix tonitruante d'Ennahdha au Bardo    Etats-Unis-Investiture: Kais Saied félicite Joe Biden    De Trump à Biden: la force de la symbolique    Festival de la chanson tunisienne 2021: 35 artistes confirmés et émergents sont nominés    Deux policiers et un citoyen tués dans une fusillade à Riyad    Dans une capitale sous haute surveillance, le nouveau président des Etats Unis Joe Biden prête sement    Le président algérien s'est fait opéré en Allemagne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Divergence et fracture autour du leadership
Publié dans Le Temps le 02 - 07 - 2017

Longtemps étouffée, la guerre de leadership qui traverse le mouvement Ennahdha réapparaît au grand jour. Le député Abdellatif el-Mekki a eu la dent dure tout récemment contre la concentration du pouvoir entre les mains du président du parti, Rached Ghannouchi.
«Il faut plus que jamais passer d'un mode de gestion du mouvement dans lequel la prise de décision est en grande partie concentrée entre les mains du président à un mode de gestion plus collégial», a-t-il déclaré dans un entretien accordé jeudi dernier à Mosaïque FM.
«Il existe des divergences profondes à ce sujet. La volonté de changer de mode de gestion du parti qui trouve un écho grandissant auprès des militants rencontre une farouche résistance de la part des partisans de Rached Ghannouchi», a-t-il ajouté.
Ancien ministre de la Santé publique, Abdellatif el-Mekki a également fait remarquer que «Rached Ghannouchi doit comprendre que la situation actuelle ne favorise pas la démocratie interne».
Les bisbilles autour du leadership au sein du mouvement Ennahdha ne datent pas d'hier. Les germes de la grogne grandissante contre la mainmise de Ghannouchi sur le parti se sont déjà fait sentir lors du 9ème congrès du parti quand le leader historique n'a été réélu que par 74 % des délégués, et lorsque son pouvoir a été contrebalancé par l'élection de l'ultraconservateur Sadok Chourou à la tête du Conseil de la choura. Lors du dernier congrès tenu en mai 2016 il a été aussi réélu à environ 75% des voix en obtenant 800 votes. Les deux autres candidats, le président sortant du Conseil de la Choura (la plus haute autorité du parti) Fethi Ayadi, et Mohamed Akrout, un responsable du parti, ont respectivement obtenu 229 et 29 voix.
Avant le dernier congrès, des divergences profondes avaient aussi éclaté au sein du Conseil de la Choura au sujet de la restructuration du mouvement et plus particulièrement les modalités d'élection du président et du choix des membres du Bureau exécutif du parti.
A l'époque, de nombreux cadres avaient proposé l'élection du président du parti par les membres du Conseil de la Choura, arguant que cette instance consultative doit rester la plus haute instance dirigeante du mouvement et l'autorité suprême entre deux congrès.
« Je n'ai pas d'objection contre la réélection du cheikh Rached Ghannouchi à la tête du mouvement mais nous avons aujourd'hui besoin d'une bonne dose de démocratie, de transparence et de libre compétition», avait alors argumenté le vice-président du parti Abdelhamid Jelassi.
Les cadres appartenant à cette aile du mouvement, qui comprend aussi des durs à cuire à l'instar de Sadok Chourou et Habib Ellouze, ont aussi tenu, lors de la dernière session du Conseil de la Choura, à ce que les membres du Bureau exécutif ne soient plus désignés par le président du parti comme cela a toujours été le cas depuis la création du mouvement en 1981.
Cette guerre de leadership trouve, selon les observateurs, son origine dans une vieille ligne de fracture qui traverse le parti. Il s'agit du conflit entre dirigeants forcés à l'exil pendant plus d'une vingtaine d'années et les cadres restés au pays dans les geôles de Ben Ali ou sous étroite surveillance de sa police.
Sous couvert du respect des pratiques démocratiques, les anciens prisonniers ne cessent ainsi de manœuvrer pour limiter le pouvoir du tout puissant Rached Ghannouchi dans une première étape, et peut-être pour l'évincer ultérieurement de la présidence du mouvement. Cette aile qui a pour chefs de file Abdellatif el-Mekki et Abdelhamid Jelassi est aujourd'hui favorable à une promotion des quinquagénaires qui avaient rejoint les rangs islamistes dans les années 1990 via l'Union générale tunisienne des étudiants (UGTE). Ses membres écartent cependant l'idée d'une scission et préfèrent continuer à tenter de faire bouger les lignes de l'intérieur.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.