La Direction Générale des Douanes a organisé vendredi dernier une journée d'information sur le statut d'opérateur économique agréé (OEA), sous le patronage du Ministre des finances et en présence du Ministre du commerce Omar Behi, du Ministre du transport Radhouane Ayara, du Secrétaire Général du gouvernement Hédi Mekni et du Directeur Général des Douanes Youssef Zouaghi. L'occasion était aussi propice pour fêter la signature des accords de partenariats entre la Direction Générale des Douanes et 11 entreprises opérant dans les secteurs de l'industrie et des services et qui répondent aux conditions de bénéfice du statut d'OEA. Ce nombre s'ajoute à la liste de 24 entreprises ayant déjà obtenu ce statut entre 2010 et 2016. Le Directeur général de la douane tunisienne, Youssef Zouaghi a indiqué que le statut d'OEA équivaut à un label de qualité, accordé à toute entreprise opérant en Tunisie dans le domaine du commerce extérieur et bénéficiant de la confiance de la Direction générale de la douane tunisienne. Vers la mise en place des accords de reconnaissance mutuelle avec les pays de l'Union européenne et les pays africains En outre, Zouaghi a indiqué que des accords de reconnaissance mutuelle ont été signés avec les pays membres de l'accord d'Agadir, qui regroupe l'Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie, afin de permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier des facilités douanières sur leurs marchés respectifs. Et d'ajouter : « La Direction générale de la douane s'emploie actuellement à la signature d'accords semblables avec les pays de l'Union européenne et les pays africains, dont le but est de garantir aux entreprises ayant le statut d'OEA un meilleur accès à ces marchés ». De son côté, le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum, a souligné, dans son allocution, que les résultats de cette expérience lancée en 2010, ont été au deça des attentes. Il a aussi précisé que le nombre des entreprises qui ont obtenu le statut d'Opérateur économique agréé depuis 2010 reste modique. Le ministre a fait savoir que les coûts des transactions douanières, portuaires et logistiques ont doublé et les retards de règlement de ces transactions se sont multipliés. M.Chalghoum estime que ce genre de partenariat ne pourrait donner le rendement escompté, qu'une fois la confiance soit établie entre l'opérateur économique et la douane. Il a aussi lancé un appel à la Douane et les organismes chargés de l'investissement pour soutenir les entreprises et à accorder l'accompagnement nécessaire aux opérateurs économiques afin de faciliter et préserver la compétitivité à l'exportation. Radhouane Ayara, ministre du Transport « Une convention de 15 MD sera prochainement signée avec la société Huawei pour mettre en place un système de contrôle visuel dans tous les ports tunisiens » Concernant la situation au Port de Radès, en raison des travaux qui y sont engagés et qui prendront fin cette année, certaines activités ont été réparties sur les autres port ce qui a permis de fluidifier le trafic portuaire. L'entrée en service du nouveau système informatique d'exploitation portuaire « Terminal Operating System » (TOS), le mois de juin 2018 aura un effet positif sur l'amélioration du rendement du port. Une convention de 15 MD sera prochainement signée avec la société Huawei pour mettre en place un système de contrôle visuel au niveau de tous les ports tunisiens. La restructuration de la Société Tunisienne d'Aconage et de Manutention STAM est nécessaire afin de répondre aux besoins de l'économie nationale en matière d'importation et d'exportation. On n'est pas satisfait du rendement de la STAM. La société a finalisé un plan d'investissement à hauteur de 80 MD, pour l'acquisition de nouveaux équipements. Pour l'Open Sky, la signature de la convention demeure tributaire de la définition de l'Union européenne, de la notion du « Territoire ». Hichem Elloumi, PDG de la société "Chakira câble" « Actuellement, le port de Rades contribue tout juste à sortir 5 conteneurs par heure ! » Le rendement du port de Radès n'est pas à la hauteur. Les navires demeurent au port en attente durant une période qui dépasse les 30 jours. Un regain d'efficacité est nécessaire comme c'était avant la révolution ; En 2010, le port faisait dégager 14 conteneurs par heure. Actuellement, à peine 5 conteneurs par heure. Il faut souligner que le probléme se situe dans la chute du rendement. Il faudra un diagnostic de la situation actuelle du port. Le nombre des postes d'emploi est multiplié, les investissements ont quasiment été mis au port avec une enveloppe de 100 MD, donc, il est hors de question de continuer de ce rythme précaire de rendrement.