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En attendant la grande lessive de 2019
Publié dans Le Temps le 09 - 05 - 2018


Alors ces élections municipales... !
Démocratiques, elles l'ont été, avec quelques bémols, toujours du côté des Imans des mosquées plus occupés par les discours et les voies terrestres, que par la parole de Dieu le seigneur !
Mobilisantes... si, et dans les deux sens, ceux qui ont voté « utile » ou par conviction, et ceux qui ont préféré « l'abstention sanction ». Dans les deux cas on peut parler d'actes « politiques » exprimant l'espoir pour les uns et le désespoir pour les autres face à un système politique et social très compliqué. Pourtant à quelque chose, malheur est bon et les Tunisiens ne connaissent, peut-être pas assez, leur bonheur.
Ce fameux « scrutin » tant décrié et qui a l'art de maintenir la « dispersion nationale » à son comble, aura eu le mérite de ne pas donner les pleins pouvoirs à des partis qui aspirent au contrôle intégral, voire même totalitaire de la société. Imaginez un scrutin de type majoritaire à un ou deux tours, déjà on aurait eu des Mairies à plus de 30% Nahdhaouies du premier coup.
Donc un équilibre s'est opéré naturellement entre la continuité d'un « Nida » amoché et affaibli, une Nahdha disciplinée, mais qui perd des milliers de voix, tout en faisant presque du surplace, malgré sa propagande immense et ses moyens financiers, puisqu'au décompte réel et avec le nombre d'inscrits, elle ne dispose que de 10% des votes alors sur le décompte final elle en avoisine les 28%. La sanction, indépendantiste, enfin, qui se classe « première », mais sans lendemains structurels, ni de leadership au niveau national !
Par conséquent c'est le partage quadripartite, une part pour chacun, le Nida, Ennahdha, les indépendantistes et les abstentionnistes, avec quelques différences plutôt minimes au niveau des résultats.
Pour ma part, la grande énigme c'est Sfax, la capitale de toutes les réussites, économiques, intellectuelles, sportives, médicales et industrielles. Les scores des islamistes, qui balaient pratiquement tout le monde et toute la modernité de cette région, sont problématiques et doivent être analysés sérieusement et correctement. BCE et le gouvernement Youssef Chahed doivent s'y atteler au plus vite pour ne pas abandonner Sfax aux idéologies qui tirent vers l'arrière et le Moyen âge.
Tunis, « Al Hadhira », la « civilisée », perdue depuis la Révolution et assommée par l'exode, la négligence puis livrée au banditisme de l'anarchie « créatrice » (sic), n'est pas mieux lotie. M. Idir (Nida Tounès) et Mme Abderrahim (Ennadha) sont au coude à coude où rien n'est encore fait. La capitale sera certainement l'enjeu d'un vaste « marchandage » politique où le « Tawafouk » pourrait être « Roi », vu sa symbolique comme, cité abritant la transcendance de l'Etat.
Mme Abderrahim se prévaut de sa belle féminité pour espérer être la « première dame de Tunis – Al Hadhira » quoi de plus légitime ! Pharmacienne de son état, elle appartient à la « gente » des « Safirat » islamistes ne portant pas le voile, donc non voilée, avant même la cravate bleue « civile » du Cheikh Rached Ghannouchi, mais le peuple bourguibien de la modernisation n'est pas prêt d'avaler une si grosse pilule nahdhaouie au Temple de la Kasbah, juste en face de « Sadiki » de toutes les lumières, le tombeau de Farhat Hached le martyr national syndical-destourien, et cette Médina de toutes les douceurs de l'Islam tunisien spécifique, le conservatoire de la Rachidiya, la Khaldouniya et la grande Mosquée-Université de la Zitouna, des Tahar et Fadhel Ben Achour. Une maire « islamiste » à Tunis, alors qu'elle n'a jamais dénoncé l'obscurantisme des Wajdi Ghoneim conquérant rétrograde d'El Hadhira en 2012, et encore moins les combines d'envoi de nos enfants en Syrie sous la bannière de l'organisation terroriste Daesh, du temps où elle était à la Constituante. Tout cela certes, appartient au passé (quant même récent) mais nous attendons, tous, une vraie métamorphose d'Ennahdha qui tarde à venir et qui séparerait la religion de la politique une fois pour toute.
Pour le reste, la Tunisie a bien d'autres chats à fouetter... La reprise économique, la croissance, le développement régional, la réforme de l'administration et la reprise sérieuse de l'investissement. Si les nouveaux maires arrivent à nettoyer leurs villes des déchets de toutes sortes, à imposer l'esthétique adéquate, à éradiquer les comportements inciviques et à appliquer les lois pour un environnement citadin viable et vivable, ce sera déjà le miracle !
La politique, elle, ne changera pas... Et depuis la nuit des temps « malheur aux vaincus », et le « Roi est bien mort... vive le Roi », la Tunisie est bien heureuse aujourd'hui de célébrer ses nombreux vainqueurs dont « Nida Tounès » qui, persiste et signe malgré ses pertes considérables !
Mais attendons la grande lessive pour bientôt... 2019... c'est demain !
K.G.


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