LE TEMPS - Le payement électronique représente une aubaine pour les hackers, surtout dans les pays où la sécurité informatique n'est pas performante. La Tunisie a représenté une cible de prédilection pour ces pirates informatiques et la Poste tunisienne a été la première à en payer les frais, avec le vol d'environ deux cents mille dinars, selon les informations qui circulent. L'Agence tunisienne d'internet a appelé dimanche dans un communiqué, les utilisateurs de l'internet à relever leur niveau de vigilance après avoir constaté une vague de piratage qui cible, essentiellement, les établissements financiers. Les hackers utilisent de faux messages électroniques, en vue d'amener leurs victimes à fournir des données personnelles. L'ATI appelle les utilisateurs, à vérifier la véracité des messages électroniques qu'ils reçoivent ainsi que leurs envoyeurs, en se référant aux e-mails officiels des organismes et des institutions, recommandant qu'en cas de doute, il ne faut pas répondre aux messages et les supprimer. La Poste tunisienne, première victime, a affirmé avoir fait l'objet de tentatives de piratage électronique qui coïncident avec le paiement des aides sociales aux démunies et catégories faibles. Ces pratiques ont lieu au moment où la Poste collecte, également, les dons dans le cadre du soutien aux efforts nationaux de lutte contre la propagation du Covid-19 en veillant à la sécurité de toutes les opérations effectuées sur le compte 1818, regrette l'institution dans un communiqué. La Poste assure que ses ingénieurs et techniciens sont parvenus à contrer la quasi-totalité des attaques continues la ciblant. Et d'ajouter que pour assurer la sécurité des opérations financières, l'office informe ses clients, en particulier les détenteurs d'une carte e-dinar et travel e-dinar qu'aucune correspondance ne leur a été adressée et que l'institution n'utilise pas l'adresse électronique Gmail mais plutôt son courriel professionnel @tnpost.tn ou le @poste.tn. La poste tunisienne affirme également ne pas avoir demandé à sa clientèle de lui fournir des données personnelles à l'instar de la carte d'identité nationale ou le numéro de la carte électronique et son code confidentiel. Dans le même communiqué, l'institution tient à préciser que les données personnelles sont sauvegardées et protégées dans ses bases de données et restent confidentielles, appelant les citoyens à ne jamais les communiquer. En cas de doute, la poste appelle ses clients à contacter le 1828 ou par courriel centre [email protected].