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Cinq chefs d'Etat africains en négociations à Bamako
Publié dans Le Temps le 24 - 07 - 2020

Cinq chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest ont tenté hier à Bamako, lors d'un sommet de quelques heures au format inédit, de dénouer la crise socio-politique qui secoue le Mali depuis juin, en réconciliant le président Ibrahim Boubacar Keïta et une opposition qui réclame son départ.
A la veille de leur arrivée, les négociations se sont poursuivies en coulisses pour mettre un terme au plus important mouvement de contestation du pouvoir en place au Mali depuis le coup d'Etat de 2012.
Les présidents Muhammadu Buhari du Nigeria, Mahamadou Issoufou du Niger, Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire, Nana Akufo-Addo du Ghana et Macky Sall du Sénégal ont été mandatés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
Ils doivent être accueillis entre 10h00 et 11h00 (GMT et locales) à l'aéroport de Bamako par le président Keïta.
Ils se sont entretenus ensuite avec lui dans un hôtel de la capitale, puis conjointement avec l'influent imam Mahmoud Dicko - figure emblématique de la contestation - et avec les dirigeants du Mouvement du 5-Juin (M5-RFP), la coalition hétéroclite de politiques, de religieux et de membres de la société civile qui réclame le départ du chef de l'Etat.
La délégation devrait quitter le Mali vers 17h30, après la publication d'un communiqué final.
Par la voix de son négociateur, l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan, la Cédéao a mis sur la table dimanche dernier des "recommandations" pour une sortie de crise, qui ont reçu le soutien de l'Union africaine, des Etats-Unis et de l'UE.
"Le rétablissement d'une Assemblée nationale légitime et d'un gouvernement d'union nationale permettront au Mali de surmonter la crise actuelle", a déclaré mercredi à Bruxelles une porte-parole de la diplomatie de l'Union européenne.
Les cinq présidents ont pesé de tout leur poids pour "renforcer" les efforts diplomatiques déjà entrepris et "entériner" un accord, selon une source proche des négociations.
Au pouvoir depuis 2013, le président Keïta, dit "IBK", est massivement contesté dans la rue depuis juin.
Au climat d'exaspération nourri depuis des années par l'instabilité sécuritaire dans le centre et le nord du pays, le marasme économique ou une corruption jugée endémique, est venue s'ajouter l'invalidation par la Cour constitutionnelle d'une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril.
Le 10 juillet, la troisième grande manifestation contre le pouvoir à l'appel du M5-RFP a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers à Bamako, les pires dans la capitale depuis 2012.
La crise politique actuelle au Mali, dont une large partie du territoire, en proie à des violences terroristes et/ou communautaires quasi-quotidiennes, échappe à l'autorité de l'Etat, inquiète ses alliés et voisins, qui craignent que le pays sombre dans le chaos.
Le plan de la Cédéao prévoit la nomination rapide d'une nouvelle Cour constitutionnelle pour régler le litige autour des législatives, ainsi que la mise sur pied d'un gouvernement d'union nationale.
La feuille de route a été bien accueillie par le camp présidentiel, mais a jusqu'ici été rejetée par le Mouvement du 5-Juin.
A défaut d'obtenir la tête du chef de l'Etat, "ligne rouge" pour la communauté internationale, les opposants pourraient finalement accepter d'entrer au gouvernement, selon une source ayant rencontré les différents protagonistes.
"C'était peut-être trop gourmand", confirme un diplomate européen. "Personne ne veut ouvrir la porte à une période d'instabilité politique au Mali, qui reste l'épicentre de la crise sécuritaire sahélienne".
Qu'est-ce qui est en train de se négocier? "La démission du Premier ministre Boubou Cissé", juge lui aussi Brema Ely Dicko, sociologue à l'Université de Bamako.
"Le M5-RFP est obligé de maintenir la pression pour au moins obtenir quelque chose", ajoute-t-il.
"Le président va rester jusqu'à la fin de son mandat, un accord va être signé, c'est une solution qui va permettre au Mali de reprendre un rythme normal, surtout après une quarantaine de jours sans gouvernement", estime-t-il, alors que le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions fin juin, n'a toujours pas formé de gouvernement.
L'opposition traditionnelle est quant à elle "atone", selon un diplomate, depuis l'enlèvement fin mars de son chef, Soumaïla Cissé, toujours aux mains de présumés jihadistes. Ses partisans ont appelé à manifester hier matin aux abords de l'hôtel où se tiendra la réunion de la Cédéao.


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