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Fronde de militaires en cours à Bamako
Publié dans Le Temps le 19 - 08 - 2020

À Kati, des coups de feu ont été entendus au niveau du camp militaire, tôt dans la matinée d'hier mardi 18 août, selon plusieurs témoins.
Hier, mardi matin, des militaires ont pris des armes au camp « Soundiata Keïta » de Kati, à 15 kilomètres de Bamako, où se trouve une garnison militaire, l'une des plus importantes du pays. Selon des témoins, ils se sont mis à tirer en l'air et ils ont ensuite pris le contrôle de ce camp. En fin de journée, selon nos informations, ils le tenaient toujours.
« Nous avons entendu vers 7h30-8h, en heures locales, des premiers coups de feu qui ressemblaient à des tirs en l'air, ça venait du camp militaire », témoigne ainsi un habitant de Kati joint par Coralie Pierret du service Afrique de RFI. Les militaires frondeurs contrôlent non seulement le camp, mais aussi des routes qui mènent vers Bamako, située à 15 kilomètres de là.
Une fronde
À la tête de cette fronde, on retrouve des officiers, qui auraient procédé à l'arrestation de hauts gradés de l'armée. Des personnalités civiles auraient également été arrêtées. La situation est plutôt confuse, surtout que les frondeurs n'expliquent pas pourquoi ils sont mécontents et quelles sont leurs intentions.
Ces militaires se sont en effet abstenus de toute déclaration. Mais dans le camp « Soundiata Keïta » de Kati, d'où était déjà partie une mutinerie en 2012, un témoin a rapporté à RFI que « les militaires manifestent pour exprimer leur colère ».
Par ailleurs, des tirs ont été également entendus au camp de la garde nationale dans le centre-ville. Des témoins ont aussi aperçu des mouvements de véhicules non loin de ce camp-là, sans plus de détails.
Le Premier ministre du Mali, Boubou Cissé, a demandé aux soldats de se retirer et a appelé au dialogue pour résoudre la situation. La mutinerie « reflète une certaine frustration qui pourrait avoir des causes légitimes. Le gouvernement du Mali demande à tous les auteurs de ces actes de se retirer », a déclaré Boubou
Cissé dans un communiqué.
Risque d'agitation à Bamako
À Bamako, un sentiment de peur domine. Un Bamakois s'interrogeait : « Mais qu'est-ce qui va se passer encore ? Est-ce que c'est comme en 2012, lorsque les militaires sont intervenus ? » Tandis qu'un autre affirmait : « C'est lié à la situation politique », en faisant référence à la crise politique actuelle que vit le pays. Des gens aussi estiment que « cela doit pouvoir se régler par le dialogue, le dialogue, rien que le dialogue... pour que le Mali émerge de la situation difficile dans laquelle il se trouve ».
Dans le même temps, il a été demandé à des fonctionnaires de rentrer chez eux. Dans le centre-ville, le siège de l'ORTM, la télévision nationale, était vide. Ce matin, après avoir entendu les coups de feu à Kati, certains journalistes ont quitté les lieux, témoignent plusieurs d'entre eux.
Des sociétés de sécurité privée ont demandé à leurs clients de faire attention, ce mardi matin, dans la ville, tout comme les ambassades étrangères qui parlent d'un fort risque d'agitation.
Par ailleurs, juste à côté, sur la place de l'Indépendance, quelques Maliens ont commencé à se regrouper en début d'après-midi en soutien aux mouvements militaires, explique sur place l'un d'entre eux.
Du côté des autorités, pas de réaction pour le moment. « Nous allons communiquer dans la journée », a déclaré à RFI une source officielle ce midi.
Souvenirs de la mutinerie de Kati en 2012
Le camp de Kati est important car il protège la capitale, et ces événements rappellent aux Maliens l'année 2012. Il y avait eu alors une mutinerie sur ce site. Des soldats avaient pris les armes, officiellement parce que sur le terrain, au centre et au nord du pays, il n'y avait pas à l'époque assez de munitions pour combattre l'ennemi.
La révolte s'était changée en mutinerie et les militaires en colère étaient descendus à Bamako, où ils avaient pris le contrôle de l'Office de radio et télévision du Mali. Quelques heures après, ils avaient annoncé un coup d'Etat, un changement de régime. Le nouvel homme fort, à l'époque, s'appelait Haya Sanogo.


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