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Femmes victimes de violences numériques !
Publié dans Le Temps le 23 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Kamel BOUAOUINA p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont des armes à double tranchant. Elles peuvent s'avérer très utiles pour promouvoir l'égalité entre hommes et femmes et donner davantage de pouvoir aux femmes, mais elles peuvent aussi constituer une menace pour l'intégrité physique et psychique des femmes lorsqu'elles sont utilisées pour commettre des actes de violence.
Lynchage, dénigrement, exclusion, menaces en ligne... De plus en plus de femmes sont touchées par la cyber-violence. La propagation croissante de l'internet, la rapidité de diffusion des informations grâce aux appareils mobiles et l'utilisation généralisée des réseaux sociaux, associées à la pandémie existante de violence à l'encontre des femmes et des filles, ont engendré un problème mondial qui va grandissant: la cyber-violence à l'encontre des femmes et des filles, phénomène pouvant avoir des conséquences économiques et sociétales majeures .
D'après les recherches effectuées dans ce domaine, une femme sur trois subira dans sa vie une forme de violence, et bien que le développement de l'internet soit un phénomène relativement nouveau et en croissance, on estime qu'une femme sur dix a déjà été victime d'une forme de cyber-violence dès l'âge de 15 ans
La cyber-violence envers les femmes suscite désormais une attention croissante, ce type de violence "technologique" concerne toutes les femmes, dans toutes les régions du monde. Afin de mieux comprendre la nature et la prévalence de la cyber-violence à l'encontre des femmes, le Centre de recherches, d'études, de documentation et d'information sur la femme (CREDIF) vient de lancer en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), une campagne numérique pour lutter contre la cyber-violence à l'encontre des femmes sous le signe "La violence numérique est un crime".
La directrice générale du CREDIF, Najla Allani, a fait savoir que cette campagne numérique, qui se poursuivra jusqu'au 2 novembre prochain, cible, principalement, les jeunes principaux utilisateurs de Facebook. Cette campagne s'inscrit dans le cadre des recommandations d'une étude réalisée par le CREDIF en 2019 sur "Les violences faites aux femmes sur les réseaux sociaux: exemple Facebook".
Najla Allani a expliqué à Radio Med, que « cette violence numérique envers les femmes se pratique via les téléphones portables, messageries instantanées, forums, chats, jeux en ligne, courriers électroniques, réseaux sociaux, site de partage de photographies etc. Elle peut prendre plusieurs formes telles que les intimidations, insultes, moqueries ou menaces en ligne, la propagation de rumeurs, le piratage de comptes et l'usurpation d'identité digitale. L'étude CREDIF a montré que 89% des femmes, sont victimes de violences numériques, mais 95% d'autres elles ne portent pas plainte. 49% des auteurs des violences numériques sont âgés entre 25 et 45 ans »
La période exceptionnelle que nous vivons actuellement semble avoir décuplé la systématisation des violences à l'égard des femmes. Isolées physiquement, ces dernières se retrouvent une nouvelle fois surexposées, via les réseaux sociaux, aux violences. Dépression, exclusion sociale, anxiété, troubles alimentaires, suicides... les conséquences psychologiques de telles violences sont d'autant plus importantes chez les jeunes filles qu'elles heurtent l'intimité et l'image de soi encore en construction.
Halte au harcèlement en ligne !
Face à ce phénomène c'est la société civile qui a d'abord pris ses responsabilités pour qu'à petite échelle, voire individuellement, plusieurs actions puissent être menées. Mais aujourd'hui, c'est une prise de conscience collective qui est nécessaire et à tous niveaux afin que les moyens soient donnés pour permettre la lutte contre cette nouvelle forme de violence. C'est pourquoi la campagne menée par le CREDIF vise à sensibiliser les femmes victimes de violence à la nécessité de porter plainte, à renforcer le cadre juridique relatif à la cyber-violence et à sensibiliser les gens à la gravité des conséquences psychologiques et autres de ce genre de violence.
La résolution du conflit par consentement, l'intervention de la famille, la crainte de la vengeance de l'auteur de violence, le sentiment de honte, sont les principales causes qui empêchent les victimes à déposer une plainte auprès des autorités compétentes. Des données de plus en plus abondantes révèlent l'accroissement d'un phénomène affectant de manière disproportionnée les femmes. Il entraîne de graves répercussions sur la vie des victimes dans le monde réel. Des campagnes de sensibilisation sont également nécessaires pour instruire la femme sur la cyber-violence perpétrée à leur encontre, sur leurs droits légaux et sur les services de soutien mis à leur disposition. Des mesures de prévention devraient être élaborées concernant le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), y compris l'adoption de normes d'autoréglementation pour éviter l'utilisation néfaste de stéréotypes liés au genre et la diffusion d'images dégradantes des femmes.
Elles ont beau être numériques, ces violences sont tout aussi douloureuses psychologiquement que les autres formes d'agressions. L'élimination de la violence à l'égard des femmes nécessite une volonté ferme, pas seulement au niveau institutionnel. Elle requiert une vaste mobilisation des organisations nationales, des ONG, de l'école et de la société civile dans son ensemble. Et surtout des hommes.
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