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Un budget assez restreint (1/2)
Publié dans Le Temps le 08 - 12 - 2020

La 36e Foire international du livre de Tunis devrait se tenir du 02 au 11 avril 2021. Mais qu'en est-il du secteur du livre en Tunisie. Un secteur qui possède un budget assez restreint et qui fait face à divers problèmes ?
Avant de parler de l'édition en Tunisie et de ses problèmes, il faut rappeler le rôle de la Direction générale du livre, dépendant du ministère des Affaires culturelles. Ce service technique a en charge, notamment, d'encourager la création littéraire et intellectuelle, d'encourager l'édition du livre tunisien et sa diffusion à l'intérieur et à l'extérieur du pays, de gérer le réseau des bibliothèques publiques, d'œuvrer à la réalisation du programme national d'incitation à la lecture, et de tenir les dossiers des œuvres recommandées pour l'édition et d'assurer le suivi de leur exécution, et ce, à travers ses directions : celle des lettres et celle de la lecture publique. Les chiffres cités dans la première partie de cet article et dans la seconde, nous ont été fournis, courant août 2020, sauf indication, par la Direction générale du livre à travers son directeur général, Kamel Bchini, et sa chef du service «Encouragement à la création littéraire et intellectuelle», Neila Khlifi.
En pic pour la classe «Littérature et rhétorique»
Le secteur du livre possède un budget assez restreint. Il faut savoir que celui-ci est variable d'une année sur l'autre, selon les besoins généraux ; même si certains programmes sont constants sur quelques années et peuvent être augmentés en cas de nécessité.
Si l'on regarde l'année 2019, et à titre d'exemple, les dépenses pour la recommandation à l'édition était de 380 mille dinars tunisiens, la compensation du papier de 1 million 200 mille dinars tunisiens, et l'acquisition de livres tunisiens de 2 millions 600 mille dinars tunisiens.
Depuis la révolution de 2011, et ce, jusqu'en 2019, la production intellectuelle tunisienne totale (livres et périodiques) a connu une évolution constante, sauf entre 2014 et 2015, et entre 2017 et 2018, périodes durant laquelle elle a connu une baisse dans sa globalité. Cette diminution de la production intellectuelle, qui passe de 1537 ouvrages (2014) à 1313 (2015) et de 2617 (2017) à 2560 (2018), est due à une affaiblissement de l'édition au niveau des livres (1291 en 2015 contre 1517 en 2014, et 2551 en 2018 contre 2610 en 2017).
Mis à part ces deux périodes, la production intellectuelle totale a assez bien évoluée de 2011 à 2019, passant de 1325 ouvrages à 2687, soit, pour les livres, de 1275 titres à 2674, avec un pic, entre 2015 et de 2016, de mille titres en plus (1291 pour 2015 et 2291 en 2016).
Même si elle évolue, la production intellectuelle totale est quelque peu freinée par l'édition des périodiques. En 2011, ces périodiques étaient au nombre de 50, et, en 2019 ce chiffre est descendu à 13, avec une baisse phénoménale de 2016 à 2017 passant de 30 à... 7 !
Au niveau du nombre d'éditions total par classe (selon la classification décimale de Dewey), c'est la classe 800, à savoir «Littérature et rhétorique», qui a connu, si l'on puis l'écrire, le plus grand essor, passant de 559 en 2011 à 1358 en 2019, avec toutefois des baisses en 2014 (752 contre 788 en 2013), en 2015 (673), et en 2018 (937 contre 990 en 2017). Arrivent, ensuite, la classe 300, «Sciences sociales» qui passe de 319 en 2011 à 715 en 2019, avec un pic en 2018 (768), la classe 200, «Religion», avec 103 éditions en 2011 et 168 en 2019, avec un pic de 228 en 2016, la classe 100, «Philosophie et psychologie», 18 en 2011 à 79 en 2019, la classe 900, «Géographie et Histoire», 139 en 2011 à 187 en 2019, avec un pic à 432 en 2012, la classe 600, «Sciences appliquées», 34 en 2011 à 39 en 2019, la classe 700, «Arts, jeux et sports», 35 en 2011 à 58 en 2019, et la classe 400, «Langues», 28 en 2011 à 51 en 2019.
Les éditions pour enfants
en accroissement
Les deux classes restantes, à savoir 000 «Généralités» et 500 «Sciences naturelles et mathématiques», ont souffert d'une baisse du nombre des éditions. La première a connu un affaiblissement important à partir de l'année 2012, puisque le nombre était à 43 (13 pour 2011) pour arriver à 8 en 2019, avec une évolution en dents de scie. La seconde, malgré deux pics à 41 en 2013 et à 44 en 2016, s'est retrouvée à 13 en 2019, alors que son nombre d'éditions était à 27 en 2011.
Du côté du nombre d'éditions total (livres et périodiques) par catégorie de lecteurs, la production intellectuelle pour enfants était de 200 en 2011 et est passée à 671 en 2019, avec une baisse en 2014 (296 contre 372 en 2013) et en 2018 (410 contre 427 en 2017). Les périodiques pour enfants représentant une infinitésimale dans le total. Cette faible production des périodiques pour enfants serait liée à un problème de financement. Il est à noter que les périodiques pour enfants ne bénéficient pas du programme nationale de compensation du papier.
L'évolution de la production intellectuelle pour enfants a été possible grâce aux livres. Ainsi, en 2011, les éditions des livres pour enfants étaient de 199, passant à 671 en 2019 (308 en 2012, 372 en 2013, 295 en 2014, 320 en 2015, 343 en 2016, 427 en 2017, et 409 en 2018).
Au niveau de la production intellectuelle totale pour adultes, elle est passée de 1125 éditions en 2011 à 2016 en 2019. On pourrait penser que cela représente une croissance sauf qu'elle est décroissante depuis 2017 (2190, et 2150 pour 2018).
L'édition de périodiques pour adultes est passée de 49 en 2011 à 13 en 2019, avec une chute phénoménale en 2017 (7 contre 30 en 2016), et même s'il y a une petite reprise de 2018 (8) à 2019 (13). En ce qui concerne les livres, le nombre d'éditions était de 1076 en 2011 et de 2003 en 2019, avec 970 en 2012, 1141 en 2013, 1222 en 2014, 971 en 2015, 1948 en 2016, 2183 en 2017, et 2142 en 2018.
Notons que le nombre des livres tunisiens édités en langue arabe est plus important que celui en langue étrangère. D'après le jeu de données sur la question réalisé par Ilyes Bourbia, au cours du deuxième semestre 2019, disponible dans la section «Données ouvertes» du site du ministère des Affaires culturelles, 1130 titres ont été publiés en arabe contre 488 en langue étrangère en 2013, et 1625 contre 522 en 2018 (1094 contre 423 en 2014, 844 contre 447 en 2015, 1667 contre 639 en 2016, et 1884 contre 726 en 2017).
Et les éditeurs et maisons d'édition dans tout cela ? Ils ont connu une augmentation depuis 2011 à 2019 ; leur nombre passant de 143 à 268, avec toutefois un pic en 2012, soit juste après la révolution du Jasmin, avec 38 éditeurs et maisons d'éditions en plus par rapport à 2011, levant leur nombre total général à 181.
Z.H


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