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L'UGTT accuse le gouvernement d'avoir favorisé le retour des «guerres tribales»
Publié dans Le Temps le 16 - 12 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Walid KHEFIFI p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Alors que le bilan des affrontements tribaux survenus à Aïn Skhouna, un territoire faisant l'objet d'un litige foncier entre des habitants de Douz (gouvernorat de Kébili) et de Béni Khédache (gouvernorat de Médenine), a grimpé à deux décès et plus de 70 blessés, l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a fait porter le chapeau de ces «guerres tribales » qu'on croyait révolues au gouvernement.
«Le gouvernement assume l'entière responsabilité des heurts tribaux qui se sont produits à Aïn Skhouna en raison de son incapacité à résoudre le différend foncier qui dure depuis plusieurs années dans la région et son laxisme à intervenir pour mettre fin aux tensions, ce qui a favorisé le retour du tribalisme », a accusé l'Union régionale du travail de Kébili.
L'antenne régionale de la puissante centrale syndicale a également appelé le gouvernement à trancher de manière définitive le dossier des terres collectives qui a été au centre de plusieurs affrontements tribaux survenus ces dernières années dans les régions du sud du pays qui ont été particulièrement touchée par la crise économique et politique qui ravage le pays.
L'Union régionale du travail de Kébili a d'autre part pressé les autorités judiciaires à ouvrir immédiatement une enquête sur les événements survenus à Aïn Skhouna, tout en appelant les habitants de la région à «mettre fin aux violences et à suivre la voie de la sagesse» pour résoudre le litige foncier.
Des heurts sanglants ont eu lieu dimanche à Aïn Skhouna entre la tribu des «Mrazig» et celle des « Houaya» en raison d'un litige autour de l'affectation territoriale d'un terrain abritant une source d'eau thermale situé à la limite des terres occupés par les deux clans.
Les hostilités ont commencé lorsque des habitants de la localité d'Aïn Skhouna ont démoli une baraque érigée par un ressortissant de la ville de Douz pour servir d'aire de repos aux passants. Les protagonistes ont fait usage de chevrotine, d'armes blanches et de gourdins, ce qui a obligé les forces de sécurité ont dû intervenir pour les séparer. Deux personnes a été tuée et plus de 70 autres ont été blessées. Des véhicules et des propriétés ont été également incendiés.
Intervention tardive
Les tensions tribales se sont accrues suite à de fausses informations véhiculées sur les réseaux sociaux selon lesquelles un gisement pétrolier aurait été découvert près du point d'eau. D'autres informations assuraient qu'un grand projet touristique porté par des investisseurs qataris sera implanté à Aïn Skhouna.
Selon des habitants de la région, l'intervention des forces de l'ordre a été très tardive. La section de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) à Médecine a d'ailleurs a accusé les autorités de laxisme face à la détérioration de la situation sécuritaire dans cette région. Mais le ministère de l'Intérieur a assuré que les unités de la Garde nationale sont intervenues à temps pour mettre fin au chaos généralisé avec le soutien d'unités de l'Armée nationale.
Face à des violences extrêmes qui rappellent de véritables scènes de guerre, le président Kaïs Saïed s'est rendu lundi à Aïn Skhouna en compagnie de hauts responsables militaires. Il a appelé, à cette occasion, les responsables locaux à suivre «la voie de la sagesse» pour résoudre le problème.
Le phénomène du tribalisme n'est pas nouveau dans le sud du pays, mais il a repris du poil de la bête depuis la révolution. Les entre des tribus qui cohabitent difficilement depuis des décennies ont été exacerbé par la montée du chômage et les difficultés économiques. En 2011, des affrontements tribaux avaient fait 12 morts et une centaine de blessés à Metlaoui dans le gouvernorat de Gafsa. En 2012, un jeune de 14 ans a aussi succombé à des tirs par balles lors d'affrontements entre les habitants de deux localités à Gafsa. En 2013, des heurts avaient éclaté lorsque l'une des tribus avait incendié maisons et terres agricoles dans un village situé dans le gouvernorat de Kébili. Un jeune homme de 30 ans avait été alors tué et des dizaines de personnes ont été blessées. En 2017, un différend foncier entre deux tribus de Kébili a également dégénéré et fait 78 blessés.
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