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Que risque-t-on avec la chute des frontières à l'horizon 2012 ?
Agriculture: Pommes de terre, tomates, maltaises, etc...pourront bientôt envahir nos marchés !
Publié dans Le Temps le 13 - 02 - 2007

- Une évaluation des risques encourus s'impose d'urgence en attendant le plan d'un décollage qui tarde à se réaliser. Plus de 50 % des superficies labourables sont des lopins de moins de 20 hectares.
Les ratios de la production agricole locale sont très faibles comparativement aux pays limitrophes. En effet, les statistiques montrent que le taux de croissance du Produit Intérieur Agricole, le rendement à l'hectare, la rentabilité de la main-d'œuvre, etc...Toutes ces données nécessitent une revalorisation pour ne pas subir une cascade de chocs sectoriels en 2012. Actuellement, Plus de 50 % des superficies labourables sont des lopins de moins de 20 hectares. Le volume des investissements agricoles n'a même pas atteint un milliard de dinars. (La moyenne annuelle entre 2001 et 2005 se situe autour de 858 millions de dinars) .
Ces données constituent un handicap de taille lors de la prochaine chute des frontières. Pourtant, les slogans débités à longueur de journée ne cessent de signaler que les produits agricoles tunisiens sont les meilleurs. Qu'ils sont très prisés par les consommateurs étrangers et qu'ils se distinguent par leur qualité exceptionnelle. Or, les chiffres de l'exportation montrent, et les professionnels ne cessent de le confirmer, que ces produits (maltaises, huile d'olive, dates, vins, etc...) rencontrent une concurrence féroce sur le marché international. Ils se vendent d'ailleurs à des prix assez bas. L'huile d'olive qui se négocie autour de 2 Euros le litre ne saurait infirmer ce constat. D'ailleurs, il est clair que la plupart des pays concurrents ont réussi à résoudre les problématiques de leur secteur agricole respectif, chacun à sa manière. Ils ont fait des sauts qualitatifs dans la production et le conditionnement. La Tunisie ( et la majorité de la région Sud Méditerranée) est appelée à travailler d'arrache pied pour récupérer son retard si elle aspire à préserver ses parts dans les différents marchés.
Les principales défaillances
Un petit coup d'œil sur le faible rendement dans les terres domaniales appelle à des interrogations. Ce sont les meilleurs sols de leurs régions respectives. Les colons les ont exploitées durant plus d'un demi-siècle et en ont tiré des trésors. Aujourd'hui, une partie est gérée en coopératives, souvent déficitaires, et une autre partie a été affectée à des techniciens sous forme de location. Les titulaires de ces lots ne donnent pas des signes évidents de satisfaction. D'ailleurs, les interrogations autour de ces terres sont, d'autant plus évidentes que d'autres, de moindre qualité de sols, ont de meilleurs rendements. Donc, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la gestion de ces domaines. Autrement, comment pourrait-on justifier le mauvais rendement de ces bonnes terres ?
Au fait, la situation dans les terres domaniales n'expose qu'une partie des problématiques de l'agriculture tunisienne. Celle qui a trait à la gestion du domaine public. Le reste des problématiques touche l'émiettement de la propriété, l'adhésion lente aux nouvelles techniques de production, la faible rentabilité des terres et le manque de nouveaux investissements, notamment dans la recherche agricole, l'irrigation et la réimplantation des diverses forêts. Cet état des lieux a fait que la population active agricole est essentiellement formée de troisième âge et de séquelles de familles de nomades qui transitent entre les régions au gré des récoltes. Elles constituent l'épine dorsale de la main-d'oeuvre pour la cueillette des olives, au Sahel et dans la région de Sfax, à partir de décembre et jusqu'à mars.
Donc, en l'absence d'une stratégie de mise à niveau, d'une main d'œuvre renouvelée et experte, de nouvelles techniques rationnelles d'exploitation, et avec la persistance de l'émiettement de la propriété, comment pourrait-on envisager une dynamisation du secteur agricole ?
Ce qu'il faudrait changer
Selon les experts économiques et financiers, la structure de l'agriculture en Tunisie nécessite une réforme en profondeur. Ils constatent d'abord que la situation juridique des terres agricoles est confuse. Ils proposent l'épuration de cette situation pour que des crédits puissent se graver sur les titres fonciers. Ils remarquent ensuite que l'expérience de la collectivisation forcée des années « 1964-1969 » a laissé des séquelles dans les mentalités. Les agriculteurs ont horreur de parler des coopératives. Pourtant, il paraît que c'est la voie partout suivie. Enfin, un plan de mise à niveau des richesses foncières et humaines est nécessaire. Il est nécessaire de faire changer la manière de penser et d'agir.
Mourad SELLAMI

Abdelmagid Soudani, vétérinaire, locataire d'une exploitation agricole de 70 hectares : « Il faut commencer par changer les avis par rapport aux coopératives »
Le Temps : Pourquoi notre agriculture est encore figée ?
Abdelmagid Soudani : Partout dans le monde, la tendance est vers la régression de la superficie globale des périmètres agricoles. Mais, ceci s'est généralement accompagné d'une amélioration de tous les autres ratios de la production. En effet, et pour dynamiser ce secteur, tout a été entrepris pour introduire la culture intensive. D'abord, différentes variantes de coopératives ont réglé le morcellement de la propriété. Ensuite, l'analyse de la composition des terres a permis de faire les meilleurs choix de cultures et la recherche agronomique a adapté plusieurs variantes de graines aux différentes spécificités physico-chimiques des sols. Enfin, l'agriculture s'est institutionnalisée. Elle ne s'apprend plus sur le tas. Il y a désormais des cycles de formation et des plans pour les diverses productions. L'employé agricole bénéficie pratiquement des mêmes avantages que celui de l'industrie. En Tunisie, a-t-on fait quelque chose dans ce sens ?

. Que faudrait-il faire pour rattraper le retard de notre agriculture ?
- Il y a deux niveaux d'actions. D'un côté, le conceptuel. Là, les Tunisiens traînent encore les vestiges de l'amère expérience du collectivisme forcé des années 1964-1969. Pourtant, actuellement, rien ne se fait sans les coopératives. Donc, il faut batailler dur pour convaincre le monde agricole de la nécessité de l'unité et de la spécialisation. D'un autre, il faudrait développer une nouvelle stratégie de cultures intensives avec l'apport de nouveaux investissements et de nouvelles ressources humaines et matérielles.


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