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Les freins à -l'émancipation- industrielle
Focus
Publié dans Le Temps le 07 - 04 - 2009

Notre industrie souffre, de façon générale, de plusieurs faiblesses d'ordre techniques, humaines, financières et structurelles. Pauvreté et dépendance technologique : résultat logique d'une politique laxiste en matière d'innovation technologique.
En effet, les dépenses consacrées à la recherche/développement sont insuffisantes soit au niveau de l'Etat soit au sein de l'entreprise. Nous consacrons à peine 1% de notre PIB à la recherche / innovation alors qu'il dépasse 3% dans la plupart des pays de l'OCDE.

Faible impact des industries « sous-traitantes »
Par ailleurs, la délocalisation de la production des biens entrant dans le cadre de la division internationale du travail en fonction des coûts de la main d'œuvre n'a intéressé, en Tunisie, que les branches produisant essentiellement des biens de consommation courants employant des technologies banalisées.
Les IDE en Tunisie s'intéressent particulièrement à la sous-traitance. Pour les responsables tunisiens, la solution de la dépendance technologique réside dans le transfert technologique. Pour le faire, il faut développer la sous-traitance. Or, ce raisonnement bute sur trois points : Il pose le problème de technologie en termes de transfert et non de reproduction ou de création ; il considère la sous-traitance comme étant la seule capable de réaliser un transfert technologique ; enfin il établit une égalité entre industries exportatrices et industries sous-traitantes. Toutes les études faites sur ce sujet ont montré le faible impact des industries sous-traitantes dans le transfert technologique parce qu'elles visent la « sous-traitance économique » et non la « sous-traitance de compensation ». Cette dernière est plus intéressante pour la Tunisie, mais elle demeure peu fréquente.
De surcroît, la non compétitivité de certains de nos produits industriels réside dans cette tendance des entreprises tunisiennes à accumuler les capacités de production et à les sous-utiliser, d'autant plus que cet effort de suréquipement porte sur des machines d'un autre âge industriel. Le résultat est que les machines travaillent peu, ce qui explique la longue durée de leur amortissement et par conséquent leur obsolescence. En clair, l'appareil de production des entreprises se renouvelle à une cadence très lente.
En outre, l'importation des machines-outils et des biens d'équipement en général n'a pas fait jouer la concurrence internationale autant que faire se peut. Nous avons de ce fait continué à s'équiper essentiellement de 3 ou 4 pays fournisseurs européens (France, Allemagne, Italie).

Faible technicité de la main-d'oeuvre
La main d'œuvre industrielle se caractérise par sa faible technicité. En effet, la proportion des ouvriers spécialisés ou hautement qualifiés reste faible ainsi que le taux d'encadrement. Cette faiblesse est due à plusieurs facteurs : La tendance des industriels à embaucher des ouvriers ordinaires ou peu qualifiés à bas salaires ; l'indigence des instituts et centres de formation professionnelle et leur carence manifeste au niveau des programmes et des méthodes de formation ; absence ou faiblesse de la formation continue ; la tendance des entreprises publiques à embaucher au-delà de ses besoins réels. L'Etat a lancé un programme ambitieux de formation alternée qui associe formation théorique et formation pratique. L'intérêt de plus en plus marqué qu'accordent les responsables politiques au plus haut niveau à la question de la formation professionnelle augure des résultats probants. L'intérêt d'une bonne politique de formation professionnelle n'est plus à démontrer. Ce n'est pas un hasard si les pays qui ont enregistré les meilleures performances économiques sont ceux qui ont accordé une place privilégiée à la formation professionnelle (Allemagne, Suède, Japon,...). La formation professionnelle, c'est-à-dire l'adaptation permanente de la main d'œuvre à des techniques qui se renouvellent sans cesse est devenue l'élément-clé de la croissance et de développement économique. Ceci à l'échelle du pays en général et de l'entreprise en particulier. Quant à son intérêt pour l'individu, la formation professionnelle réduit les risques de son « débauche » c'est-à-dire sa perte d'emploi, et quand bien même cet ouvrier est licencié, il trouverait, grâce à sa compétence, un autre emploi avec beaucoup moins de difficultés que s'il n'avait acquis aucune formation. En second lieu, une formation professionnelle polyvalente permet à l'ouvrier de se convertir avec aisance d'un métier à un autre.

Carences de l'investissement
Les investissements industriels sont assez timides. Rappelons qu'on distingue habituellement deux types d'investissements. Il y a les investissements directs et les investissements indirects (épargne). Concernant les premiers on note une tendance vers la baisse de l'investissement réellement productif (agriculture, industrie). En effet, les investisseurs optent de plus en plus vers l'immobilier et le tourisme qui ne sont pas des activités réellement productives.
L'épargne considérée comme un bon stimulant pour l'économie ne se dirige pas franchement vers l'investissement productif ; elle vise plutôt la recherche de placements spéculatifs, comme en témoigne l'activité particulièrement fébrile de la bourse des valeurs mobilières de Tunis. Il est à craindre que la crise financière et économique actuelle ne détourne encore davantage les épargnants de la bourse, d'autant plus que l'évolution des valeurs boursières en Tunisie est marquée par une tendance baissière moins prononcée, il est vrai, que la plupart des places boursières dans le monde.
Comment expliquer cette situation ? C'est en examinant les facteurs qui détermineront l'investissement que nous pouvons répondre à cette question. Ceux-ci peuvent être distingués à un double niveau : niveau micro-économique (l'investisseur individuel), niveau macro-économique (l'environnement général propre à l'investissement).
Au niveau micro-économique quatre facteurs déterminent l'investissement :Les perspectives d'un taux de profit élevé. C'est le facteur le plus motivant et le plus influent de l'investisseur privé. Le taux de profit escompté, calculé implicitement ou explicitement, détermine, en dernière analyse, la décision d'investir. Or le rendement attendu du capital investi dans l'industrie n'a cessé de se détériorer.
L'existence d'un marché d'écoulement relativement facile d'accès constitue le second facteur incitant le promoteur à investir. Celui-ci vise en premier lieu le marché intérieur. Mais pour dynamiser la demande locale, l'Etat joue un rôle capital en tant qu'agent redistributeur de revenus et responsable du maintien d'un certain pouvoir d'achat des citoyens. Un pouvoir d'achat en croissance est de nature à inciter le promoteur individuel à faire des prévisions optimistes.
L'existence d'une main d'œuvre qualifiée et disciplinée est aussi un facteur déterminant de la décision d'investir. L'investisseur local ou étranger est de plus en plus enclin à la recherche d'une main d'œuvre qualifiée, bien formée et en mesure de se recycler aux moindres coûts pour s'adapter aux nouvelles techniques en perpétuelle évolution. Le capital humain compte de nos jours parmi les éléments les plus déterminants dans la réussite de toute action de développement économique. Sa richesse et sa variété constituent pour le promoteur un facteur rassurant lui permettant d'envisager une amélioration constante de la qualité de son produit et donc de sa compétitivité.
La stabilité sociale constitue à nos yeux l'autre facteur déterminant pour tout investissement. En fait, cet élément joue pour toutes les décisions d'investissement mais davantage pour les investissements à caractère industriel. La stabilité sociale ne peut être réalisée que par un consensus général sur un programme de développement qui concilie efficience économique et équité sociale. Celle-ci implique que l'effort soit récompensé à sa juste valeur et que les besoins essentiels de l'individu soient satisfaits.
Au niveau macro-économique, trois facteurs primordiaux déterminent l'investissement :
Un environnement financier adéquat et encourageant. Ce que l'on constate en premier lieu c'est que l'apport personnel ou le taux d'autofinancement, soit au moment de la création, soit lors des extensions est manifestement faible. Ceci aboutit à une situation financière difficile pour l'entreprise. En plus, la faiblesse des fonds de roulement conduit le chef d'entreprise à des recours fréquents aux prêts bancaires pour alimenter sa trésorerie ce qui le rend de plus en plus dépendant des banques. Le résultat ne peut être qu'une fragilité croissante de l'entreprise, une sensibilité accrue face aux aléas de la conjoncture et donc un affaiblissement des capacités de réponse aux crises et un enrichissement ostentatoire des banques. Celles-ci profitent de l'état de dépendance dans lequel se trouve la plupart des activités économiques du pays en général et des entreprises industrielles en particulier en pratiquant des taux d'intérêts élevés. L'argent coûte cher en Tunisie ; les taux d'intérêts excessifs asphyxient les entreprises et découragent les investissements. On peut parler à cet égard d'une ponction monétaire institutionnalisée et d'une hémorragie sans fin des entreprises. Par conséquent, la rémunération des actionnaires reste faible et en même temps les frais financiers sont très élevés. L'un expliquant l'autre. En fait, les actionnaires, surtout les petits, sont le maillon faible car qu'est ce qu'ils peuvent faire devant la cupidité de certains chefs d'entreprise qui rechignent à leur distribuer des dividendes ou le font chichement arguant des difficultés financières de leur entreprise. De fait, les investisseurs potentiels deviennent prudents et ne sont pas encouragés à placer leur argent dans l'industrie.

Obnubilés par la gestion à court terme
Les industriels sont obnubilés par la gestion à court terme et sont incapables de mettre en place un plan de gestion cohérent à moyen et à long terme et prendre des risques stratégiques qu'exige tout processus d'innovation technologique ou de recherche de marchés nouveaux.
La Banque Centrale de Tunisie vient d'annoncer deux grandes mesures. La première, qui intéresse directement les entreprises, consiste à baisser le taux d'intérêt directeur de 75 points pour le ramener de 5,25% à 4,50%. Cette mesure est justifiée par la baisse du taux d'inflation qui est passé de 4,1% en décembre 2008 à 3,5% en janvier 2009. Cette mesure est de nature à limiter l'impact de la crise financière et économique sur l'économie tunisienne en général et sur l'entreprise en particulier et l'encourager à développer ses activités et à doper ses investissements.
Une politique macro-économique évolutive et efficace. Une politique tendant à la maîtrise de l'inflation, des déficits budgétaires et de la balance courante crée un climat favorable à l'investissement. En effet, la maîtrise de l'inflation permet une meilleure compétitivité de l'économie, donc de meilleures perspectives en matière d'exportation, grâce à une relative stabilité des coûts de production de l'entreprise. En outre, une maîtrise de l'inflation permet la stabilité des taux de change, laquelle est nécessaire pour ne pas alourdir les coûts d'importation et gêner ainsi nos entreprises. Sans oublier que la maîtrise de l'inflation permet d'effectuer des calculs économiques prévisionnels dans de bonnes conditions et avec le moins de marges d'erreurs possibles.
Un code d'investissement ciblé et approprié. Le nouveau code des investissements offre des avantages substantiels aux entreprises. Ces avantages on les trouve maintenant un peu partout dans les pays concurrents du bassin méditerranéens (Maroc, Turquie, Egypte,...) affaiblissant ainsi leur caractère incitatif pour les investisseurs étrangers. Quant à l'investisseur local, nous assistons, quand on prend par exemple le cas des aides à la création industrielle à l'intérieur du pays, à un véritable épuisement de leurs effets incitatifs qui révèlent leur inadaptation.
D'autre part, le programme des aides est resté centré sur l'aide à l'investissement matériel sur lequel les effets d'incitation sont les moins pertinents par rapport à d'autres variables générales déjà évoquées. Les difficultés des entreprises portent surtout sur l'engagement et la maîtrise de l'investissement immatériel (lourdeur et entraves administratives, inadéquation du marché de l'emploi, mauvaise circulation de l'information...)
D'autre part, les mesures incitant à la décentralisation industrielle sont inopérantes dans le contexte actuel. Par ce moyen, on espérait créer artificiellement des avantages comparatifs dans des régions dépourvues au départ. Cependant, l'investisseur éclairé ne cherche pas des avantages éphémères, il songe d'abord à la réussite de son projet dans des endroits qui lui offrent cette possibilité.

Le profile du manager
L'industrie tunisienne est faiblement intégrée. La structure industrielle se compose essentiellement de trois sous-ensembles : les premiers concernent les industries qui valorisent les produits du sous-sol et leurs produits finaux sont destinés soit au marché local soit à l'exportation. Ces industries sont de grosses unités à financement public. Elles souffrent de grandes lacunes et connaissent des problèmes de gestion, de rentabilité et de productivité. Les seconds, sont les plus nombreux produisent essentiellement pour la marché local et éventuellement pour l'exportation. Elles sont constituées par des PMI à capital privé.. Enfin le dernier sous-ensemble est constitué par les industries exportatrices et/ou sous-traitantes entrant dans le cadre de la loi 72-38.
Ces industries sont très cloisonnées et entretiennent des échanges intersectoriels très limités. En outre, le secteur industriel se caractérise aussi par sa faible intégration avec les autres secteurs de l'économie.
Faible taille des entreprises tunisiennes. Les grosses unités industrielles sont pour la plupart des entreprises publiques, alors que les PME qui sont très majoritaires dominent dans le secteur privé. On remarque la faible concentration financière des entreprises hormis la constitution de quelques groupes industriels qui bénéficient de la sorte d'une bonne intégration inter-filiales, d'un meilleur accès aux sources de financement, de la possibilité de tirer parti des économies d'échelle aussi bien dans la production que dans la commercialisation sur les marchés intérieur et extérieur. Toutefois, les PME semblent se présenter avec des atouts et des risques spécifiques. Au rang des premiers on peut souligner la souplesse d'une organisation à taille humaine, la rapidité et la simplicité de la circulation de l'information, les relations sont directs et peu hiérarchiques. Alors que dans une grande entreprise, les contrôles qui servent à vérifier que les procédures réglementaires ont bien été suivies sont longs et coûteux. Mais toute médaille a son revers. Les capacités des dirigeants des PME et la qualité des relations interpersonnelles sont parmi les éléments les plus décisifs. Une grande part de la réussite de l'entreprise repose sur la qualité personnelle de son dirigeant. Il en résulte que la médiocrité d'un dirigeant peut être difficilement compensée par les autres forces vives de l'organisation. De l'autre côté, les PME, en raison de leur faible assiette financière, sont handicapées dans le domaine de l'innovation technologique.
Sensibilité particulière de nos importations à toute reprise économique. Nos exportations de produits manufacturés ont un fort contenu en produits importés du fait que notre industrie est peu intégrée, faiblement diversifiée, situation qui se traduit par l'existence de nombreux trous dans les filières de production ou absence totale de certaines filières. De ce fait, un T.E.I. (tableau d'échanges interindustriels) tunisien apparaîtra fortement dégarni. Toute reprise économique va se répercuter inéluctablement sur l'augmentation du volume des importations.
La crise financière puis économique qui a touché la planète entière va engendrer des conséquences économiques, sociales et politiques graves encore imprévisibles. Les mutations profondes que vont connaître tous les pays du monde sans exception exigent de la part de nos entreprises un effort soutenu d'adaptation et de nouvelles capacités organisationnelles.
Le programme de mise à niveau de l'industrie décidé et engagé par les pouvoirs publics après la signature du traité de libre-échange avec l'Union Européenne était conçu pour remédier aux handicaps majeurs que rencontre notre industrie et la rendre plus compétitive. Les résultats obtenus sont très encourageants et notre industrie a réalisé ces dernières années des performances indéniables. Cependant, il est plus que nécessaire de définir une stratégie industrielle globale et sectorielle s'articulant sur les principes du développement durable et traitant toutes les questions ayant des rapports directs ou même indirects avec l'industrie et mettre en place un plan d'action adéquat pour la promotion et le développement industriel.


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