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Question de sélection
Agriculture: Promotion de la qualité des produits agricoles
Publié dans Le Temps le 20 - 05 - 2009

12% du PIB c'est ce que représente le secteur de l'agriculture en Tunisie. Ce n'est pas beaucoup, mais cela donne au moins une marge de manœuvre assez large. La contribution de l'agriculture à l'effort d'exportation avoisine les 9,6%.
Quant à l'emploi de la population active, il permet d'en couvrir 16%, et mobilise 9% du total des investissements. Somme toute, le secteur agricole se positionne en tant que pilier du tissu économique national.
Aujourd'hui, on parle de l'agriculture moderne. On essaie de « vulgariser » cette activité auprès des diplômés du supérieurs. Le but : moderniser et améliorer le secteur pour mieux affronter une concurrence acharnée sur les marchés extérieurs. Tous les composantes y prennent part : la production, les procédés et les moyens de production, les employés, les circuits de distribution, et la qualité. C'est justement cette dernière qui devient le fonds de commerce et la vitrine du produit agricole national à l'étranger. Toutefois, la prise de conscience de l'importance de cette composante avec tous ce qu'elle comporte d'éléments (contenu, forme, emballage...) ne s'est faite que sur le tard.
Les marchés extérieurs, ceux de prédilection de la Tunisie, les marchés européens, deviennent de plus en plus exigeants en matière de produits agricoles. Avec la montée du concept bio, la qualité du produit a gagné la place numéro un dans la liste des critères de sélection. Les agriculteurs tunisiens ont compris l'enjeu et se sont mis à pied d'œuvre. À présent, il faut revoir certaines méthodes de travail qui ne génèrent pas le niveau de qualité requis. Aussi, les équipements devenus obsolètes, devraient-ils être remplacés. Les agriculteurs ne demanderaient pas mieux. En effet, leurs cultures prospèreront et de surcroît donneront des produits très demandés par les consommateurs européens, en quête d'un produit gardé le plus naturel. Cependant, cette démarche implique un investissement de taille que tous les exploitants, les plus petits d'entre eux surtout, ne possèdent pas. Du moins, lorsqu'ils dégagent un profit, ils se retrouvent face à une multitude de remboursements à faire, en l'occurrence, celui de prêts contractés pour l'exploitation de leurs terres. Alors, soit ils vont devoir emprunter à nouveau afin d'améliorer les conditions de leur production, soit ils vont devoir y renoncer jusqu'à ce que la situation s'améliore. Conscientes de la portée du rôle qu'elles peuvent jouer afin de soutenir les agriculteurs les plus démunis, les autorités de tutelle ont procédé à la mise en place d'une stratégie nationale de promotion de la qualité des produits agricoles. Une mesure prise sur le tard, cautionnée par l'absence d'une vision à long terme. Car, actuellement, la reconversion d'une partie non négligeable de la population cible au produit bio s'est faite, bien entendu, au détriment du produit agricole classique. D'autant plus que certains pays, comme l'Egypte, fournissent à la France des produits agricoles bios de très bonne qualité et qui plus est, sont contrôlés par des structures accréditées par des organismes étrangers et à prix très compétitifs. Des pays comme l'Egypte bénéficient également de conditions climatiques très avantageuses et ce sur toute l'année. La Tunisie n'en posséde pas moins. Mais, elle déplore encore des insuffisances sur le plan des financements et de l'implication des compétences dans le domaine de l'ingénierie agricole. Et pourtant, les diplômés spécialisés en toutes branches agricoles et agro-alimentaires frôlent les milliers tous les ans, on y compte même des élites. Or, ces compétences jeunes et motivées représentent un maillon indispensable à l'amélioration de la qualité des produits agricoles. C'est grâce à leurs idées innovantes, à leur génie, et à leur énergie débordante que le processus d'amélioration de la qualité peut progresser et avancer. De plus, certaines parties prenantes pensent que le recrutement de ces jeunes diplômés leur demandera un budget relativement lourd, conséquence de leur niveau de compétence. Ce n'est pas toujours le cas, car souvent ces jeunes aspirent beaucoup plus à entreprendre une carrière ambitieuse, du moins au départ, avant de considérer le salaire à la clé.
De fait, les opérateurs du secteur agricole devront mettre en ligne de compte plus d'un égard. Comprendre, de prime à bord, que la stratégie de promotion de la qualité des produits agricoles ne passe pas que par la mise en place de moyens quantitatifs (matériels, fonds de roulement, etc.) mais aussi et surtout par le repérage des compétences qui veilleront à ce que cette stratégie atteigne l'objectif escompté.


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