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Les gares prises d'assaut ; les mosquées vides
La capitale du Xinjiang chinois sous haute surveillance
Publié dans Le Temps le 11 - 07 - 2009

Le Temps-Agences - Des milliers de personnes, majoritairement des Hans, ont quitté Urumqi hier, dans la crainte de nouvelles violences c dans la capitale du Xinjiang où de nombreuses mosquées étaient fermées pour le jour de la prière
La ville, qui avait commencé la veille à retrouver des activités commerciales normales, restait sous la surveillance d'importantes forces de sécurité, déployées pour éviter une répétition des brutalités des derniers jours.
Dans l'extrême ouest de la province, la ville de Kashgar a été fermée à la presse étrangère, priée de quitter ce district majoritairement ouïghour "pour leur sécurité".
Des émeutes dimanche à Urumqi ont fait 156 morts, selon le gouvernement, et ont été suivies par trois jours de troubles opposant les Ouïghours musulmans et turcophones, principale minorité de la région, aux Hans, l'ethnie majoritaire en Chine.
Les familles des "civils innocents" tués à Urumqi recevront 200.000 yuans (21.000 euros) de dédommagements, et 10.000 yuans d'aide pour les funérailles, a annoncé Chine Nouvelle, citant les autorités municipales.
Bien que les autorités aient annoncé mercredi que la situation était désormais "sous contrôle", les gares ferroviaire et routières d'Urumqi étaient prises d'assaut hier par des milliers de personnes, dont de nombreux travailleurs migrants Hans, cherchant à partir.
Près de 10.000 personnes sont parties chaque jour depuis le début de la semaine de la principale gare des bus, le double du flux normal, selon le responsable de la gare nommé Adili.
Mais Adili a aussi souligné que cette période était traditionnellement une période d'affluence, avec le retour chez eux des étudiants en vacances.
Des témoignages montraient néanmoins que beaucoup optaient par prudence pour un départ.
Qi Fenglong est ainsi venu de Kuitun à Urumqi -- 240 kilomètres -- pour y chercher sa fiancée et la mettre à l'abri. "On a pensé que c'était mieux de la ramener à la maison", dit-il.
Les billets se revendaient au marché noir à des prix quintuplés. "Beaucoup de gens partent parce qu'ils ont peur. C'est vraiment difficile d'acheter des billets", expliquait un revendeur.
L'absence d'un total retour à la normale était aussi manifeste dans les mosquées restées closes en ce jour de prière, à Urumqi, où elles avaient été fermées au lendemain des émeutes, comme à Kashgar.
"Rentrez prier chez vous", intimaient des affichettes apposées sur les portes de certaines mosquées.
"Le gouvernement a dit qu'il n'y aurait pas de prières", a déclaré un Ouïghour, nommé Tursun, interrogé devant la mosquée Hantagri, l'une des plus vieilles d'Urumqi, où se trouvaient une centaine de policiers armés de fusils d'assaut et de matraques.
"On ne peut rien faire (...) le gouvernement a peur que la population utilise la religion pour soutenir les trois forces" dit-il en référence à " l'extrémisme ", le " séparatisme " et le " terrorisme " qui, selon Pékin, menacent l'unité du pays.
Le gouvernement a répété jeudi que ces "trois forces" étaient "un fléau pour la Chine et d'autres pays de la région", affirmant avoir des preuves que "les séparatistes en Chine (...) avaient été entraînés à l'étranger, y compris par al-Qaïda, et ont des contacts avec les forces " terroristes " à l'étranger".
Les autorités ont accusé le Congrès mondial ouïghour, dirigé par la dissidente en exil Rebiya Kadeer, d'avoir fomenté les violences de dimanche. Le Congrès mondial a estimé à entre 600 et 800 le nombre de morts dimanche dernier.
Les plus hauts dirigeants du Parti communiste au pouvoir et de l'Etat réunis mercredi autour du président Hu Jintao ont annoncé que les coupables des violences seraient "sévèrement punis".
Les autorités ont procédé à plus de 1.400 arrestations, très majoritairement parmi la communauté ouïghoure.


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