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Le marché du faux
Arts plastiques
Publié dans Le Temps le 21 - 05 - 2010

Les observateurs internationaux considèrent ce phénomène comme un signe de bonne santé du marché de l'Art sans pour autant omettre de souligner que c'est un acte qui doit être sévèrement réprimé. Il s'agit, vous l'auriez compris, du trafic des œuvres d'art, des véritables fausses œuvres, évidemment.
De par le monde, ce phénomène fait partie intégrante du marché parce qu'il y a énormément d'argent qui y circule et – c'est connu – là où il y a beaucoup d'argent, les mafias sous leurs diverses formes et ramifications montrent leur joli petit museau de fouine.
Dans certains pays comme les Etats-Unis d'Amérique, l'on a fini par accepter des dizaines de milliers d'œuvres comme étant des vraies alors que le peintre qui les a signées n'a pas pu réaliser un tel nombre de toiles même s'il travaillait jour et nuit sans discontinuité.
Dès qu'un artiste prend de la valeur, les faussaires, qui sont des fois, plus adroits que les artistes eux-mêmes, se mettent au boulot et l'on pourra difficilement différencier les faux des vrais.
Avec l'apport des technologies modernes et la démocratisation des métiers d'art, tout est imitable aujourd'hui et il est très difficile aux connaisseurs les plus avertis de faire la différence entre le vrai et le faux.
D'ailleurs beaucoup de ces derniers affirment que, malgré leurs connaissances, quand ils procèdent à une expertise, il y a 50% de risques pour que leur conclusion soit… faussée.
Tout ceci se passe dans les pays qui ont une tradition ancienne dans le monde des arts, que dire alors pour un pays comme le notre où l'aventure picturale moderne date d'à peine un siècle ?
Existe-t-il un marché des fausses œuvres chez nous ? Absolument !
Même si elle demeure embryonnaire, cette pratique existe depuis longtemps et elle va, sûrement, se développer avec l'essor de nos arts plastiques qui, nous l'espérons, ont toutes les chances de s'imposer sinon sur les marchés étrangers du moins sur le marché national.
Les faux qui sont monnaie courante représentent dans leur majorité des reproductions presque enfantines des portraits des seigneurs du Royaume Husseïnite ou des scènes et paysages de cette époque.
Depuis quelques temps, on commence à entendre parler des œuvres des nouveaux maîtres tunisiens qui pourraient circuler sous le manteau.
Ces reproductions demeurent généralement très mal exécutées mais les œuvres des Maîtres actuels et ceux qui vont suivre seront forcément appelées à drainer plus d'argent et les trafiquants feront, alors, sûrement appel à des faussaires plus doués.
D'autant que comme nous l'avons souligné plus haut, la démocratisation de l'enseignement de l'art chez nous met sur le marché du travail quelques centaines de prétendants à chaque saison et que parmi eux existent déjà, quelques-uns qui sont très agiles en matière de reproduction sans compter que les technologies modernes permettent aux moins doués de s'en sortir avec brio, si l'on peut dire.
Que faut-il faire pour pallier ce problème même si le trafic de faux est appelé à perdurer ?
Tout d'abord répertorier nos artistes défunts et toutes leurs œuvres et tenter de fixer définitivement (même si des failles demeureront toujours) le nombre exact de leurs créations.
Ensuite créer les structures adéquates et charger les connaisseurs qui pourront aider la justice à réprimer de tels actes tout en signalant qu'il n'y a aucun barème sur lequel on peut s'appuyer pour juger de la valeur et de la véracité de telle ou telle œuvre.
Sans cela, la gabegie qui commence déjà à gangrener notre petit marché de l'art finira par le faire dépérir.


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