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Diagnostic précoce, alimentation saine et activité physique pour se prémunir contre la cancer du côlon
Publié dans Le Temps le 06 - 05 - 2007

*Pour un soutien psychologique et médical du patient
*Une association d'assistance aux personnes atteintes de cancer est née à Nabeul
Le cancer du côlon se développe à partir de la muqueuse du gros intestin. Dans 70 % des cas, la tumeur se développe dans le sigmoïde (boucle située dans la fosse iliaque gauche) ou dans le rectum. Chez les non-fumeurs, il est la deuxième cause de mortalité.
Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (taux d'incidence de 40 et 27 pour cent-mille ). Le mode de vie, l'alimentation et les efforts physiques, jouent un rôle important pour atténuer les risques de cancer. Ceci conduit à penser qu'une prévention efficace est possible. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'organisation d'une table ronde sur cette pathologie lors des 1ères journées médicochirurgicales du Cap Bon qui ont eu lieu les 4 et 5 mai à Hammamet par l'Association médicale Néapolis et le Syndicat des médecins libéraux de Nabeul

Le cancer du côlon varie avec l'âge. Il est rare avant cinquante ans et assez fréquent vers 65 ans. L'hérédité peut intervenir. le risque d'avoir un cancer colorectal est plus élevé si un proche a (eu) un cancer colorectal. Le risque est d'autant plus fort qu'il y a plus de gens atteints dans la famille, que ce(s) cas sont proche(s) (père, mère, frère, sœur), et que ce(s) cas sont jeunes. On a identifié des familles à très haut risque, où les gens ont une mutation spécifique qui les prédispose à ce cancer. Ces familles ne représentent cependant que 5 % des cancers colorectaux .Les maladies inflammatoires chroniques du côlon, notamment la maladie de Crohnet la colite ulcéreuse : après une vingtaine d'années, le risque d'avoir un cancer est d'environ 1/3 si tout le côlon est atteint. Le mode de vie joue aussi un rôle important." Nous avons constaté qu'au CAP Bon par exemple que le cancer est particulièrement fréquent" nous précise Pr. Sadok Sassi, chef de service de chirurgie à l'hôpital Tahar Maâmouri de Nabeul qui ajoute " Il a une forme familiale. La biologie moléculaire et génétique a confirmé l'existence de gènes qui prédisposent à la parution de ce cancer. Il y a plusieurs familles entières au Cap Bon porteuses de ce cancer. Cette maladie peut apparaître à 15 ans où même à 95 ans. Il faut donc identifier les personnes à risque. Pour cela un diagnostic précoce est fondamental. Les symptômes sont souvent banals, par exemple : une douleur abdominale, une anémie où un amaigrissement inexpliqué peuvent être révélateurs d'un cancer du côlon. Le traitement est chirurgical, radiologique ou par chimiothérapie. Quand le cancer est détecté à un stade précoce, on le guérit. Le premier traitement est la chirurgie, qui permet d'enlever la tumeur et les ganglions environnants (curage ganglionnaire). (Les cancers très superficiels sont parfois totalement réséqués par voie endoscopique, sans chirurgie complémentaire nécessaire s'il n'y a pas franchissement de la musculaire muqueuse). On y associe des traitements adjuvants: chimiothérapie, si le curage contient des métastases ganglionnaires , ou s'il existe des métastases hépatiques ou pulmonaires; radiothérapie si l'exérèse chirurgicale n'a pu être totale, avec reliquat tumoral individualisé sur un organe vital. La majorité des cancers du côlon pourrait être évitée, par une surveillance accrue, un mode de vie approprié, et, probablement aussi, la prise orale de produits de chimioprévention. » Il est vrai que la détection et l'enlèvement des polypes pourraient diminuer de 80 % le risque de mort par cancer intestinal, si on commençait les examens vers 45 ans, puis tous les 5 ou 10 ans. Le régime alimentaire,la sédentarité, l'excès de calories ingérées, et peut-être aussi un régime trop riche en viande rouge pourraient augmenter le risque de cancer. Inversement, l'activité physique, et un régime riche en fruits et légumes, feraient baisser le risque de cancer, probablement parce que les végétaux contiennent des micronutriments protecteurs. En changeant son style de vie, on pourrait donc diminuer le risque de cancer de 60 à 80 %.

Apaiser la souffrance psychique du patient
Le patient atteint d'un cancer du côlon a besoin d'une prise en charge psychologique. « C'est une épreuve existentielle. Il y a certes un bouleversement psychologique chez le patient, des décompensations psychiatriques grevant le diagnostic » estime Pr. Riadh Bouzid, chef de service de psychiatrie à l'hôpital régional de Nabeul qui ajoute « Le médecin doit accompagner et soutenir psychologiquement le malade. Il doit à son patient une information loyale, claire et appropriée à la personnalité du malade et aux enjeux de la situation. Le langage infraverbal est important. Il doit informer le patient et lui offrir la possibilité d'une décision éclairée. L'information doit être claire, teintée d'espoir, raisonnablement optimiste qui encourage le malade, un partenaire actif aux soins. C'est dans ce cadre qu'une association régionale d'assistance aux personnes atteintes de cancer est née au Cap Bon. « Elle a pour mission de promouvoir toute action de soutien et d'aide aux personnes atteintes de cancer, développer toutes formes d'assistance et de prise en charge adaptées aux besoins exprimés par les personnes malades ou de leur entourage, organiser et articuler les prises en charge médicales, paramédicales, sociales et psychologiques, aux différentes phases de la maladie, par la création et la coordination d'un réseau de carcinologie conformément au programme national, contribuer à promouvoir toute action visant à améliorer la prise en charge et la prévention, mettre en partenariat l'ensemble des établissements de santé, les professionnels de santé et les associations de lutte contre le cancer » nous a précisé Pr. Sadok Sassi président de cette association
Kamel BOUAOUINA

Premières journées médicales chirurgicales du Cap-Bon
Les premières journées médicales chirurgicales du Cap-Bon ont été organisées par l'association médicale "Néapolis", en collaboration avec la section régionale du syndicat des médecins libéraux, et la participation de plusieurs médecins et chirurgiens.
A cette occasion, M. Mohamed Ridha Kechrid, ministre de la Santé publique a mis l'accent sur l'importance de cette manifestation scientifique, qui, a-t-il dit, est une occasion propice à la formation continue et à l'approfondissement du dialogue entre les équipes médicales.
Cette rencontre, a-t-il relevé, s'inscrit dans le cadre de l'attention particulière accordée au secteur de la santé dans le but de garantir le droit du citoyen à des prestations médicales modernes aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.
Il a, ensuite, passé en revue les encouragements prodigués aux activités faisant usage des nouvelles techniques médicales dans l'objectif d'améliorer la qualité des prestations médicales préventives et thérapeutiques dispensées au citoyen.
Le ministre a indiqué que les acquis réalisés par le secteur de la santé seront renforcés, durant la prochaine période, par de nouvelles réalisations, en vue de garantir une couverture sanitaire plus étendue et plus efficiente. D'importants sujets ont figuré au programme de ces journées : l'asthme, le cancer du colon, l'antibiothérapie, ainsi qu'une série d'ateliers sur l'ORL, les accidents circulatoires cardiaques (ACC) et l'œil rouge.


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