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Kamel Letaïef: Partout et nulle part !
Portrait
Publié dans Le Temps le 05 - 07 - 2011

Ainsi donc il y a un phénomène Kamel Letaïef. Ou plutôt ce qu'il convient d'appeler l'effet Kamel Letaïef. « LEADERS » lui réserve sept pages, où l'on découvre les facettes d'un homme, d'abord ami de Ben Ali, ami intime d'ailleurs et éminence grise – même des temps de Mohamed Mzali avec une amitié sincère vouée à Mezri Chekir – jusqu'à ce que l'homme, en qui la Tunisie de l'après-Bourguiba avait placé de grands espoirs ne se transforme, à peine quelques années après le 7 novembre 1987, en une espèce de Docteur Jekyll et Mister Hyde. Derrière cette métamorphose à la Kafka, la muse satanique : son épouse. Kamel Letaief affirme à ce propos dans l'article que lui réserve « LEADERS ».
« Aveuglé par ses amours, ivre de son pouvoir absolu, envoûté par l'accumulation des richesses pillées et étourdi par les flagorneries de son entourage, Ben Ali n'écoutait plus ses amis ».
(…) Il n'en fallait pas plus que Kamel Letaief se résolve, après d'ultimes mises en garde qu'il affirme les lui avoir faites directement « les yeux dans les yeux » à claquer la porte et rompre tout contact avec lui.
Faiseurs d'hommes, ou passeur d'idées et falicitateur d'alliances ? Kamel Letaief dont le nom est fortement revenu après le 14 janvier, se défend des affabulations qu'on lui prête : « conseiller occulte », « éminence grise », « homme de l'ombre »… J'agis au grand jour en mon âme et conscience ». Je ne suis pas un homme de l'ombre, ni le conseiller de personne ». C'est qu'on lit dans l'accroche introductive à l'article dans « LEADERS ».
Serait-il candidat à la Sainteté sans Dieu ?
Se complait-il dans ce rôle d'une ambivalence extrême : « éminence grise », mais pas « homme de l'ombre ». Ceux qui le connaissent de près savent qu'il cultive cette espèce de mystère avec néanmoins un malaise patent : il n'est pas à l'aise dans le pouvoir, mais dans le contre-pouvoir, loin des partis et des formations institutionnelles. Durant les années 80 et 90, son bureau à la rue Beyrouth était une sorte de passage obligé : dévots ministre, futurs ministres, courtisans, futurs traîtres, homme d'affaires… Tous en revendiquait l'amitié. Pour longtemps Kamel Letaief leur aura servi de talisman.
Mais tout comme il a osé défier Ben Ali – croyant pouvoir jouer sur la fibre amicale alors que son ami voguait déjà dans les stratosphères sataniques – il est resté fidèle à ses amitiés… A celle qui le lie, surtout, à Béji Caïd Essebsi, unis et solidaires dans une longue traversée du désert. Epiés, mis sur écoute et menacés même : sur ordres de Leïla, les brigades de Seriati saccagèrent le bureau de Kamel Letaief et sa Mercédès ! Et, puis, après l'interview accordée au Monde, au mois d'octobre 2001, il eut droit à l'inévitable séjour au 9 avril !
Aujourd'hui, il revient en selle. C'est Farhat Rajhi qui y a (maladroitement ?) contribué. Du coup on s'interroge : pour qui roule ce dragon à plusieurs têtes ? Les Sahéliens ?
A exclure. Les libéraux dont la Ligue des droits de l'Homme, son cheval de bataille durant ses années de captivité politique ? Il y a de cela.
« Son vrai métier, c'est la politique ». Il se consacre comme l'a toujours dit, à « l'intérêt national. C'est là qu'il trouve sa voie. Les chemins de la vie et la liberté en somme. Mais c'est aussi son sacerdoce. Qui dit qu'au fond il ne se cherche pas lui-même…
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