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Une œuvre à la fois très intériorisée et ouverte sur son époque
Le Nobel de littérature, au Suédois Tomas Tranströmer
Publié dans Le Temps le 07 - 10 - 2011

Après Mario Vargas Llosa, c'est Tomas Tranströmer qui remporte le prix Nobel de littérature. Poète suédois le plus traduit dans le monde, il incarne la voix novatrice de la poésie scandinave. Après Wislawa Szymborska, couronnée en 1996, la poésie est de nouveau saluée par les jurés du Nobel, qui viennent de décerner leur prix au Suédois Tomas Tranströmer.
Né en 1931, psychologue de formation, traduit en cinquante-cinq langues, il a été considéré dès les années 1960 comme l'une des voix les plus novatrices de la poésie scandinave, ce qui lui a valu de très nombreuses distinctions, dont le Prix Pétrarque en Allemagne et bien d'autres lauriers entre les USA, les Balkans, la Chine et le Japon. En France c'est Le Castor Astral qui a publié les recueils du nouveau Nobel, et ils ont ensuite été rassemblés sous un titre unique, Baltiques, dans la collection Poésie/Gallimard.
Il y a vingt ans, Tranströmer a été frappé par une hémiplégie et il reste aujourd'hui reclus dans son appartement de Stockholm: à la soirée d'hommage qui lui fut consacrée en 2004 au Centre Culturel Suédois, où il s'était rendu malgré son handicap, il ne put que jouer du piano, de sa main valide. Quant à sa poésie, jaillissement du réel dans le miroir de la subjectivité, elle se nourrit de la métaphysique occidentale, de la tradition japonaise du haïku -un art d'aller à l'essentiel- et des grandes oeuvres classiques qui interrogent le temps, la précarité de notre condition, la mort, la mémoire. A cette thématique, Tranströmer ajoute de multiples allusions à son intimité, son goût pour la musique et les voyages, la botanique et l'entomologie, entre autres.
"Comme la musique intérieure et celle des compositeurs, la poésie semble être le lieu privilégié où l'espace et le temps se télescopent pour luire un instant dans une irrémédiable épiphanie" a écrit Jacques Outin, le traducteur de Tranströmer. Lequel -dans son livre autobiographique, Les souvenirs m'observent- compare sa vie à une comète dont le noyau lumineux, celui de l'enfance, éclaire toute son oeuvre, une oeuvre à la fois très intériorisée et ouverte sur son époque, "afin de déchiffrer le palimpseste du monde". Et ce qui frappe chez ce "mystique cherchant dans l'obscurité les signes d'un ordre suprême", c'est la précision de son regard - une sorte d'objectif de caméra - et la puissance de ses images, autant de flashs qui électrisent la réalité pour donner à voir l'invisible. Les vers de Tranströmer sont donc autant de tableaux, avec la profondeur d'un Rembrandt, afin de "regarder au fond du poème comme on regarde au fond d'un puits pour en retirer des visions qui semblent arrachées au néant


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