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Dialoguons avec les Salafistes
Le ministre des Affaires religieuses suggère
Publié dans Le Temps le 21 - 04 - 2012

•La Omra à partir du 26 avril, avec un prix plus bas et de meilleures prestations
•Seules cent mosquées connaissent encore des problèmes
•Pas de favoritisme pour le prochain pélerinage
Plus de cent jours après la prise de ses fonctions comme ministre des Affaires religieuses Noureddine Khadmi a parlé, hier à cœur ouvert avec les médias de ce qui a été réalisé, des chantiers ouverts, ce qui est programmé pour l'avenir, des nouveautés du petit pèlerinage qui démarrera le 26 avril courant, de l'information religieuse et la situation dans les mosquées qui ont connu plusieurs mouvements de destitution d'Imam et leur remplacement de façon anarchique…
Les perspectives de l'Institut supérieur de théologie, La position adoptée vis-à-vis des Salafistes… Ces questions ajoutées à tant d'autres étaient au menu de la conférence de presse tenue, hier par Noureddine Khadmi, entouré de ses collaborateurs.
Dès la prise de ses fonctions le 26 décembre2011 à la tête du ministère, Noureddine Khadmi avait la conviction intime et à mettre en pratique que ce département devait se consacrer aux affaires religieuses, dans leurs dimensions scientifiques à travers une action administrative combinée à une structure qui s'en occuperait sur tout le territoire de la République, conformément à la loi et sans calculs partisans. Avant la Révolution, la question religieuse était le parent pauvre des anciens responsables. Les cours étaient suspendus à la mosquée de la Zitouna, les érudits savants mis à l'écart, les sciences théologiques marginalisées…Les cadres des affaires religieuses ne bénéficiaient pas de l'intérêt qu'ils méritaient au niveau matériel et de la formation.
L'ignorance des préceptes de la religion, la faiblesse du discours religieux étaient la règle. Dans une première étape après la prise de fonction du nouveau ministre, des séances d'écoute des fonctionnaires des différents services ont été organisées. Les problèmes ont été identifiés. Une énorme différence a été relevée entre l'organigramme théorique et l'organigramme réel du ministère. « C'est le seul ministère qui ne disposait que d'une seule Direction Générale celle du Coran et des rites religieux », affirme le ministre. L'inspection générale ne voyait son existence que sur le papier. L'Instance supérieure du ministère ne se réunissait que rarement.
Le ministère ne peut fonctionner et assurer son plein rôle qu'en ayant une structure claire. Par ailleurs, la dimension philosophique et réflexive manquait au ministère. Les compétences étaient sur la touche. Les nominations de complaisance prenaient le pas sur toute autre considération. Nombreux dossiers administratifs de cadres religieux sommeillaient. Des décisions de fin de mission attendaient. La régularisation des dossiers est en cours. Le ministre a énuméré les difficultés rencontrées pour régler certaines situations. « Souvent des pétitions diamétralement opposées, chutaient au bureau du ministère, concernant une seule personne ». Le traitement des dossiers des prédicateurs recrutés avant le 26 décembre a pris deux mois, avec des pourparlers avec le premier ministère et le ministère des Finances.
Dynamisation de l'Institut de Théologie
Quels sont les horizons ? Là le ministre promet que les différentes structures du ministère, comme l'instance supérieure, seront dynamisées. La situation des prédicateurs recrutés en 2011 sera réglementée. Il en est de même pour les cadres chargés de fonction ou pour ceux qui avaient été remerciés. Les systèmes du pèlerinage ou petit pèlerinage seront diagnostiqués. Tout d'abord, il faut réussir la saison actuelle du pèlerinage et de la Omra. Celle-ci démarrera le 26 avril courant. Le prix de l'Omra est fixé à 1440 dinars, pour un logement dans des pièces à quatre lits. C'est un prix en baisse de dix dinars par rapport à l'année dernière, avec des prestations de meilleure qualité. « Le plus grand acquis de l'Omra de cette année est la transparence », dira le ministre. Les grandes lignes du pèlerinage ont été fixées. Les contrats de logement ont été établis et les procédures de présentation de candidatures arrêtées. Les candidatures seront déposées au niveau des délégations où des commissions feront le tri. Un numéro vert sera créé pour recevoir les doléances. Il n'y aura pas de favoritisme, affirme le ministre.
L'Institut supérieur de Théologie sera dynamisé. La communication avec la société civile sera intensifiée. Des réunions ont été organisées avec les partis politiques et les syndicats. D'autres réunions sont prévues. Des conférences régionales réunissant des Imams et des prédicateurs auront lieu. « Durant 18 ans les prédicateurs étaient confinés à des tâches administratives. Ils n'exerçaient pas leur propre métier », dit avec amertume le ministre. 240 mosquées sont en cours de construction et leurs chantiers sont en attente faute de liquidités. Des solutions seront trouvées surtout pour les régions lointaines où parfois il n'y a aucune mosquée.
Concernant les Imams démis et remplacés par d'autres, le ministre privilégie la voie du dialogue. Il faut éviter les confrontations frontales et les décisions administratives parachutées. « L'Imam prédicateur doit satisfaire plusieurs critères, maîtriser la science théologique, disposer de compétences pédagogiques, être un bon tribun et être contemporain de son époque. Il faut qu'il rayonne et soit apprécié par les fidèles pour ses qualités de communicateur y compris avec les non-pratiquants », dira le ministre. Il rappelle que la mosquée est un lieu de prière et un espace de méditation et de quiétude et non de querelles.
Des pétitions contradictoires
Ali Lafi a détaillé les projets d'avenir. Antar Hamdi, président de la Haute Commission d'écoute créée en février dernier, précise que la dite commission a été mise sur pied dans le cadre de la dynamisation du rôle de l'inspection. Elle s'est penchée sur les problèmes enregistrés dans les mosquées. Des pétitions opposées arrivent au ministère. Sept gouvernorats ont été couverts par cette commission. Des visites sur place sont organisées, sans préavis. Beaucoup de litiges ont été résolus. Le lendemain de la Révolution, 900 mosquées ont vu leurs Imams remplacés de façon abusive. Maintenant, il n'en reste qu'une centaine.
Hafedh Hadda, secrétaire général de l'Institut Supérieur de Théologie rappelle que son établissement était marginalisé sous l'ancien régime. Une session de formation pour 180 nouveaux prédicateurs est prévue. Différents colloques ont été organisés.
Hatem Neffati, parlera de l'information religieuse. Des émissions télés avec la chaîne nationale sont en cours de préparation, comme les « Savants de Tunisie », « Min Akhlek El Mustapha », « Hadith Al Jomoâ », « Chariâa wa quadhaya al moujtamâ ». La radio nationale est encore hésitante. Un projet est en cours avec la nouvelle chaîne de télévision « Al Janoubia ». Un autre avec la radio Zitouna.
Concernant les Salafistes, le ministre se montre prudent. Il considère que le sujet est complexe. Il faut le traiter de façon méthodique et établir une stratégie claire. Il ne concerne pas uniquement le ministère des Affaires religieuses. « L'approche sécuritaire n'est pas la solution. Les salafistes sont un des produits de la Révolution. Il faut opter pour le dialogue. L'approche sentimentale ne résoudra pas le problème »…


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