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Faits de société
Publié dans Le Temps le 11 - 01 - 2013


Peine capitale pour le meurtrier
Quelle mouche a piqué ce gardien d'école qui jouissait de la confiance de ses employeurs et faisait son travail avec zèle. Le soir des faits, il s'est armé d'un couteau et s'est rendue à une heure tardive au domicile d'un libraire. Il a sonné et c'est la femme qui est venue ouvrir, il lui a demandé d'appeler son mari pour lui vendre des fournitures scolaires. Le Monsieur est sorti car sa librairie est tout près de son domicile.
Au moment où il allait ouvrir sa librairie, le gardien tire le couteau caché sous ses vêtements et assène un coup terrible au niveau de la tête du libraire. Ce dernier chute à terre et tombe complètement évanoui. Le gardien a pensé l'avoir tué. Il a couru vers sa femme se trouvant à l'intérieur du domicile, il lui a asséné plusieurs coups dans différents endroits de son corps. La pauvre dame s'est écroulée et a rendu l'âme. Par la suite il a fait le tour de la maison, il a pris des bijoux la somme de cent cinquante dinars et avant de quitter les lieux, il a allumé une cigarette et a mis le feu dans une des chambres.
Le lendemain, un des voisins a aperçu le corps du libraire par terre. Il avait du sang au niveau du cou et portait des traces d'agression. Il a couru vers le poste de police. Une patrouille est arrivée de suite, ils ont trouvé le blessé encore en vie, ils l'ont transporté d'urgence à l'hôpital. Mais ils ont également trouvé son épouse morte. Le cadavre a été transporté à la morgue pour autopsie.
Il a fallu peu de temps pour que le meurtrier soit arrêté. Il est tout de suite passé aux aveux déclarant avoir agi de la sorte suite au comportement du libraire qui est en même temps l'imam de la mosquée de la ville. Le prêche de ce dernier lui a déplu, il a décidé de le tuer. Il a également avoir pris l'argent et s'est permis d'acheter avec des gateaux !!!!
Il a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance. Devant les juges il a réitéré ses déclarations. Il a tout avoué. Malgré son auscultation par des psychiatres qui ont jugé l'accusé responsable de ses actes et qu'il ne souffre d'aucune insuffisance mentale, les avocats ont demandé une nouvelle expertise médicale. Demande refusée par le tribunal.
Après les délibérations, l'inculpé a été condamné :
Peine capitale pour meurtre
Prison à perpétuité pour tentative de meurtre
15 ans de prison pour avoir mis le feu au domicile.
A.A

Elle balafre le visage de sa patronne
21H , la dernière cliente du salon de coiffure venait de quitter. La patronne a compté sa recette du jour qui était de l'ordre de deux cents cinquante dinars. Elle les a placés dans son sac à main et a demandé à la jeune employée d'éteindre la lumière et de fermer les rideaux.
L'employée s'est adressée à sa patronne pour lui demander une avance sur salaire. Elle avait besoin de trente dinars pour faire face à des besoins urgents. La dame a donné son accord et a ré ouvert son sac à main pour lui remettre la somme demandée. A ce moment précis l'employée prise par on ne sait quel démon, a tiré une lame rasoir et sans aucune hésitation, a balafré le visage de sa maîtresse lui causant une profonde blessure au niveau de la joue, par la suite elle lui a pris son sac à main contenant la recette ainsi que ses effets personnels et a quitté les lieux en courant.
La dame, hébétée au début ne comprenant pas les raisons qui ont poussé la jeune fille à agir de la sorte et puis voyant le sang couler de ses joues en commençant à sentir les douleurs de blessures a commencé à crier et appeler du secours. Des voisins sont venus à la rescousse. Elle a été transportée d'urgence à l'hôpital. Douze points de suture étaient nécessaires comme premiers soins. Un certificat médical nécessitant une semaine de repos lui a été délivré.
A sa sortie de l'hôpital la dame s'est rendue au poste de police où elle déposé plainte contre son employée. Elle a déclaré aux enquêteurs avoir recruté la jeune fille depuis un an. Cette dernière a fait preuve d'abnégation et travaillait durement et consciencieusement. C'est pour cela que la plaignante n'arrivait pas à comprendre les raisons qui ont poussé l'employée à agir de cette manière.
Les enquêteurs ont arrêté la jeune fille après l'avoir longtemps recherchée. Elle s'est réfugiée au domicile de son amant. Les policiers ont saisi lors de son arrestation le sac à main de sa patronne. Ils ont trouvé un téléphone portable appartenant à la victime et deux bijoux.
La jeune fille a comparu devant le juge d'instruction du tribunal de Tunis qui a ordonné son incarcération.
A.A

Il les a invités pour les voler
Il voulait célébrer son anniversaire en compagnie de quelques amis. Pour ceux-là il a invité deux jeunes dames, le plaignant dans cette affaire et un jeune homme de sa connaissance.
Ils ont passé une soirée assez agréable. Dîner bien arrosé suivi d'une veillée au rythme de la musique. Ce n'est que tard dans la nuit que les invités ont quitté les lieux.
Le lendemain, un des invités (le plaignant) s'est rendu compte de la disparition de deux chèques de son chéquier. Il a vite fait d'informer sa banque ainsi que le poste de police. Les auxiliaires de la justice lui ont remis une attestation de perte.
Plusieurs semaines plus tard, le plaignant a reçu un avis par l'intermédiaire d'un huissier notaire l'informant du refus de payement d'un chèque de cent dinars. Il s'est rendu de suite au siège de la banque muni du certificat de perte du même chèque. Il s'est ensuite adressé au poste de police pour les informer de ce qui s'est produit.
Après avoir établi plusieurs recherches les enquêteurs ont conclu à l'inculpation du propriétaire du domicile qui a organisé son anniversaire. Pour plusieurs raisons. Il a demandé au plaignant le jour du vol de lui prêter la somme de cent dinars. Les deux filles invitées à l'anniversaire ont déclaré avoir perdu au cours de la soirée la somme de dix dinars chacune de leur sac à main.
L'autre invité a déclaré avoir perdu la somme de trente dinars .
Le jeune homme est donc arrêté et inculpé de vol et de falsification de chèque.
Il a été traduit en état d'arrestation devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis. Il a nié l'accusation. Cette déclaration a été appuyée par la plaidoirie de son avocat qui a expliqué que le soir des faits l'inculpé n'était pas seul avec le plaignant. D'autres personnes s'y trouvaient. Comment pourrait-on être sûrs que le vrai coupable n'est pas parmi eux. Leurs déclarations pourraient bien être données afin de se disculper et de mettre le délit sous la seule responsabilité de son client. L'avocat a insisté et mis l'accent sur la conduite de l'inculpé. C'est un jeune homme sans problèmes. Il est connu par tous ses collègues de l'administration comme ayant une conduite irréprochable.
Il a affirmé qu'il y a un doute réel et pour cela il a demandé l'acquittement.
Cette plaidoirie n'a pas convaincu les juges. Ils ont condamné le jeune homme à une peine d'une année de prison ferme avec payement des charges.
A.A

L'arnaque de l'année
Un homme d'affaires Tunisien résident à l'étranger s'est présenté au commissariat général de la police d'El Menzah pour déposer plainte à l'encontre de trois personnes qui l'ont contacté pour lui proposer la vente des biens du président déchu exposés en vente. Ils se sont présentés sous fausse identité, prétendant être superviseur de l'opération ventes et chargés par l'Etat. Il s'agit d'une dame et deux Messieurs.
La dame s'est présentée comme étant juge membre de la commission des recherches de vérités. Son époux a prétendu être Secrétaire d'Etat au Ministère des Affaires foncières et la troisième personne s'est présentée comme étant le premier assistant du Procureur de la République. Ils ont présenté à l'homme d'affaires des documents falsifiés les chargeant de superviser la vente des biens de l'ex locataire du Palais de Sidi Bou Saïd. C'est ainsi que le plaignant a agi en toute confiance et a remis au trio la somme de deux cent quatre vingt mille dinars comme première avance sur les biens à acheter.
Quelques semaines plus tard, l'homme d'affaire fut surpris en écoutant les informations déclarant que les biens exposés seront ouverts au public. Il s'est inquiété et a essayé de contacter les trois personnes en question mais n'a reçu aucune réponse. C'est à partir de là que les doutes ont commencé à le travailler. Il s'est rendu à tous les endroits où il a contacté le trio mais ne leur a trouvé aucune trace.
Il s'est rendu auprès des auxiliaires de la justice. Au cours du dépôt de plainte, il a fourni toutes les informations nécessaires ainsi que les numéros de téléphones portables.
L'affaire a été confiée à une brigade de recherches. Après plusieurs investigations, ils sont arrivés à mettre hors d'état de nuire le trio machiavélique. Les trois inculpés sont partis de Sfax avec l'idée de mettre en exécution leur plan. Ils voulaient arnaquer les hommes d'affaires et les riches citoyens. Ils se déplaçaient dans les hôtels en quête de proies faciles. Les enquêteurs ont dû faire usage de tout leur savoir faire pour les identifier et les suivre aux pas afin de les surprendre en flagrant délit.
Un jour alors que les trois personnes s'apprêtaient à se rendre à Sfax, ils ont été arrêtés sur la route Nationale au niveau de la ville d'Ezzahra. Ils ont été conduits au local du commissariat à El Menzah . Ils ont été fouillés. La prétendue juge avait sur elle la somme de 40 Mille dinars. Son époux prétendu Secrétaire d'Etat avait sur lui la somme de 60 mille Dinars . Ils ont reconnu après un interrogatoire assez serré leur forfait. Ils ont déclaré avoir dépensé le reste de la somme prise soit 180.000 Dinars.
Après les confrontations d'usage il s'est avéré qu'il s'agit de malfaiteurs recherchés par les polices de Nabeul et Sfax. Ils ont commis plusieurs opérations similaires.
Ils ont été incarcérés. Dès la fin de l'enquête, ils seront traduits devant le tribunal pour répondre de leurs forfaits.
Nous ne terminons pas sans saluer les efforts des forces de l'ordre qui, malgré les difficultés sont arrivées à élucider cette affaire et mettre hors d'état de nuire des malfaiteurs professionnels de l'arnaque.
A.A

Deux mois de prison pour un flirt
Le rapport de fin d'enquête stipule que le jour des faits, une jeune fille âgée d'une vingtaine d'années se trouvait avec son ami au quartier de la cité populaire où ils résidaient. Ils bavardaient ensemble puis se permettaient au vu et au su des passants d'échanger des baisers et de s'entrelacer. Cette attitude provoqua la colère des habitants du quartier mais n'osaient pas intervenir pour leur demander de respecter les us et coutumes et de cesser de provoquer les gens.
Au même moment des jeunes voisins ont remarqué la scène. Ils connaissaient la jeune fille. Elle est la sœur d'un de leurs amis. Sans attendre ils ont téléphoné au jeune homme pour l'informer du comportement de sa sœur. Ce dernier s'est rendu à la hâte au poste de police du quartier. Il les a informés et a demandé leur intervention pour empêcher sa sœur de continuer de souiller l'honneur de la famille.
Le commissaire a chargé un agent de police d'accompagner le jeune homme sur les lieux pour résoudre le problème. Dès leur arrivée, ils ont été surpris de constater que le couple était en train de flirter sans aucune retenue. L'agent de police les a invités à l'accompagner au poste.
Interrogés, ils ont nié l'accusation de flirt puis le jeune homme a déclaré qu'il était en train de discuter avec la fille, sa voisine, concernant un différend entre les deux familles. La jeune fille a quant à elle nié avoir porté atteinte aux bonnes mœurs. Elle a déclaré être victime d'une accusation calomnieuse de son frère qui lui voue une haine terrible.
Les deux jeunes ont comparu devant une chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis. Au début de leur interrogatoire par le juge, ils ont nié l'accusation puis devant leur confrontation avec les déclarations des témoins et particulièrement le témoignage de l'agent de police, ils ont reconnu leur forfait et déclaré regretter s'être comportés de la sorte.
Après les délibérations, ils ont été condamnés chacun à une peine de deux mois de prison ferme pour atteinte aux bonnes mœurs.
C'était le prix d'un flirt


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