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Remaniement ministériel – Premières indiscrétions
Publié dans Le Temps le 14 - 02 - 2013

❏ Hédi Mejdoub ou Abderrahmane Belhaj Ali, au ministère de l'Intérieur ?
❏ Kaïes Saïed ou Samir Annabi, à la Justice ?
❏ Lotfi Mektouf ou Maher Chikhaoui, aux Finances ?
❏ Radhi Meddeb ou Khaled Kaddour, à l'Industrie ?
❏ Mehdi Jomaâ au Commerce ?
❏ Abderrazzek Kilani, Secrétaire général de l'UMA ?
❏ Habib Jomni, ministre de l'Agriculture ?
Ameur Laâreyedh déclare au nom d'Ennahdha : «Il n'y aura jamais de motion de censure contre Hamadi Jebali»
Le Premier ministre Hamadi Jebali s'est donné jusqu'au “milieu de la semaine" en cours pour former un gouvernement apolitique contre la volonté de son parti, le mouvement islamiste Ennahdha. Ce dernier continue néanmoins à résister à l'idée de la création d'un gouvernement sans personnalités politiques, même s'il a entrouvert la porte mardi en se disant favorable à la création d'un cabinet alliant politiques et technocrates.
Le parti dirigé par Rached Ghannouchi a , d'autre part, menacé de lâcher les commandes du pays quatorze mois après avoir pris la tête du gouvernement si l'idée d'un gouvernement “mixte" ne sera pas acceptée. Jusqu'ici M. Jebali, qui a menacé de démissionner si son initiative n'aboutit pas avant le “milieu de la semaine", n'a pas donné de date plus précise.
Signe que ce calendrier pourrait changer, le ministre de la Culture Mehdi Mabrouk, un indépendant appartenant au “conseil des sages", a indiqué mardi soir, que les consultations pourraient prendre encore “quelques jours". Quoi qu'il en soit, les noms de plusieurs ministres nouveau cabinet apolitique proposé par le Chef du gouvernement commencent à fuiter.
Diplômé de l'ENA et de l'Institut de Défense nationale.Hédi Mejdoub pourrait succéder à Ali laârayedh à la tête du ministère de l'Intérieur, où il occupe le poste de cabinet depuis environ deux ans. Abderrahman Hadj Ali , ancien directeur général de la Garde présidentielle à l'époque de Ben Ali qui s'est fait chasser de ce poste par le clan Trabelsi, pourrait aussi diriger ce département très sensible.
Les noms des juristes Kaïs Saïed et de Samir Annabi sont évoqués pour remplacer Noureddine B'hiri à la tête du ministère de la Justice.
Banquiers et économistes
Au ministère des Finances, trois noms sont évoqués. Il s'agit du banquier Jalloul Ayed qui a dirigé ce département sous le gouvernement de Béji Caïd Essebsi , de Lotfi Mektouf, ancien de Harvard et expert auprès du Fonds Monétaire International et de Maher Chikhaoui, ancien directeur général à l'Inspection des Finances.
L'ancien inspecteur de la Santé publique est pressenti pour occuper le poste de ministre de la Santé
L'économiste Radhi Meddeb devrait être , selon les mêmes indiscrétions, nommé à la tête du ministère de l'Industrie. Ce poste pourrait, toutefois, revenir au spécialiste en énérgie Khaled Kaddour, dont la candidature est soutenue par l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat.
Le ministère du Commerce devrait revenir à Mehdi Jomaâ.
L'actuel Ministre-conseiller chargé des relations avec l'Assemblée Constituante Abderazak Kilani devrait être , quant à lui, désigné secrétaire général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA)
Le spécialiste des relations européennes et du commerce extérieur, Ghazi Mabrouk pourrait lui aussi rejoindre le gouvernement en tant que ministre du Tourisme ou comme Secrétaire d'Etat des Affaires Européennes.
Avenir incertain...
Et last but not least, l'actuel secrétaire d'ةtat auprès du ministre de l'Agriculture, Habib Jomni, pourrait être promu au poste de ministre de l'Agriculture.
Le remaniement ne devrait pas, par ailleurs, toucher plus plusieurs ministères , dont la Défense, la Culture et l'Equipement.
Ce gouvernemet de technocrates est-il en mesure de faire débloquer la crise politique ouverte que traverse le pays? Ennahdha et ses alliés au sein de l'Assemblée constituante (ANC) iront-ils jusqu'à voter une motion de censure contre ce gouvernement ?
Les dirigeants d'Ennahdha excluent, pour l'heure, cette option. “Il n'y aura jamais de motion de censure contre le Chef du gouvernement Hamadi Jebali", a affirmé Amer Laârayedh, chef du bureau politique et élu d'Ennahdha à l'ANC.
S'agit-il là d'une abdication du côté du parti islamiste?
Selon les observateurs, Ennahdha pourrait accepter le gouvernement de technocrates d'autant plus que ce parti sera toujours représenté au sein de ce gouvernement par le Premier ministre qui ne renoncera pas à son poste de secrétaire général du parti.
Les observateurs estiment aussi que le chef historique d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, pourrait appuyer l'iniative de Hamadi Jebali pour paraître comme étant l'homme du consensus et de la concorde nationale qui privilégié l'intérêt suprême de la nation au détriment de son parti.
Selon eux, cette hypotèse est d'autant plus plausible que l'idée d'un gouvernement de compétences gagne de plus en plus de soutiens...

Walid KHEFIFI

En adhésion à l'initiative de Hamadi Jebali
L'UGTT, la LTDH et l'Ordre des Avocats appellent à l'accord des forces politiques du pays autour des priorités
Dans une lettre commune adressée au chef du Gouvernement, l'Union Générale des travailleurs Tunisiens, la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme et l'Ordre national des avocats, ont exprimé leur adhésion à l'idée d'un gouvernement composé de technocrates n'appartenant à aucun parti politique, sans manquer d'émettre quelques suggestions dans le but de parvenir à la solidarité nécessaire à l'instauration de la paix et la sécurité et à redonner confiance au citoyen.
Critères objectifs, non sur des bases partisanes
Les trois organismes ont dénoncé l'octroi des postes administratifs sur des bases partisanes, procédé qui rappelle l'ancien régime, durant lequel les responsables politiques devaient appartenir à un parti bien déterminé.
Afin de mettre fin à ce phénomène qui constitue un obstacle majeur à la démocratie, ces organismes proposent la création d'un comité supérieur, pour une concertation sur la base de critères objectifs, pour toutes les nominations aux postes administratifs, notamment les postes de décision.
Dissolution des Ligues de protection de la révolution, et neutralité des mosquées
Par ailleurs les mêmes organismes, proposent dans la lettre adressée à Hamadi Jebali, la dissolution des fameuses ligues de protection de la révolution.
En effet ces ligues qui ont prouvé, plus d'une fois que leur existence nuit à la sécurité du pays, et ce suite aux multiples actes de violence auxquels elles se sont adonnées dans plusieurs régions de la Tunisie. Elles ont reçu, en vertu de la loi des avertissements, mais en vain. Elles persistent dans la violence qui va crescendo. Il est temps qu'elles soient dissoutes, et ce pour l'instauration de la paix et de la sécurité, dans le souci de répondre au mieux aux objectifs de la Révolution. Ceux qui encouragent à semer la trouble sont les ennemis de la Révolution.
En outre, les mosquées lieux de culte, sont devenus des lieux propices à ces derniers, pour appeler à la discorde et inciter à la violence par tous les moyens. Aussi les trois organismes ont-ils appelé dans leur missive au chef du gouvernement, à conjuguer les efforts de toutes les composantes de la société civile afin d'œuvrer à la neutralité des moquées, lieux de culte et phares de civilisation musulmane. La mosquée Ezzeïtouna érigée depuis le moyen âge est réputée autant que la mosquée Al Azhar en Egypte
Par ailleurs, la mosquée de l'Alhambra est le reflet du haut degré de civilisation qu'ont atteint les musulmans, à une époque où l'Europe vivait encore dans l'ignorance et l'analphabétisme. Le goût artistique avec lequel cette mosquée a été érigée, ne peut que rejeter la violence sous toutes ses formes.
Découvrir les responsables des violences
Dans la même lettre, l'ordre des avocats ainsi que la ligue tunisienne des droits de l'Homme et l'UGTT, consentent à affirmer qu'il est urgent d'endiguer le flot des violences et surtout révéler leurs auteurs, dont entre autres les meurtriers du martyr Chokri Belaïd.
Cela contribuerait à instaurer une atmosphère de paix et de sécurité dans le pays.
Enfin les trois organismes rappellent la nécessité de terminer la rédaction de la nouvelle Constitution, afin que les prochaines élections aient lieu dans les délais impartis, et dans la sérénité et la sécurité.

Ahmed NEMLAGHI

Le Parti Al-Joumhouri soutient le Gouvernement de technocrates
“Nous espérons qu'Ennahdha reverra sa position et s'engagera dans la réalisation du processus"
◗ La violence se poursuit après l'assassinat de Chokri Belaïd
◗ Réserves sur la composition du conseil des sages
Les dernières évolutions qui ont marqué la situation politique dans le pays, la crise de gouvernance, la décision de Hamadi Jebali qui prend ses distances du carcan dans lequel s'enlisent certains de ses compères d'Ennahdha, de former un gouvernement de compétences, le conseil des sages formés avant-hier, la poursuite des actes de violence après l'assassinat de Chokri Belaïd ont été au centre de la conférence de presse tenu hier par le parti Républicain en son siège à Tunis.
Issam Chebbi, porte-parole d'Al-Joumhouri a précisé que son parti soutient l'idée d'un gouvernement de compétences nationales rappelant que le parti républicain avait déjà avancé cette idée depuis le mois de Mai dernier pour sauver le pays et sauvegarder la paix civile. « Le chef du Gouvernement s'est finalement rallié à cette idée, quelques mois après. Il s'agit d'un gouvernement de compétences au nombre réduit, non partisanes et non concernées par les prochaines élections. La Tunisie en a payé fortement le prix avec l'assassinat de Chokri Belaïd. Le Parti Républicain considère que cette décision est un pas en avant sur la bonne voie. Hamadi Jebali a su se hisser au niveau des responsabilités nationales et a dépassé la logique partisane », affirme Issam Chebbi. Le parti Al-Joumhouri pense que le Gouvernement de compétences nationales doit bénéficier de l'appui le plus large. Ainsi des rencontres de dialogue doivent être organisées pour établir un programme des priorités. Dans cet ordre, il faudra faire face à la violence et au terrorisme. Il faut arriver à un consensus définitif à propos d'une feuille de route claire. Le rôle de l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) doit être clarifié. Quand va-t-elle achever l'élaboration de la Constitution ? Il faut aussi se mettre d'accord sur la loi électorale, l'Instance indépendante de la magistrature et les instances de régulation comme celle de l'information. Un accord est nécessaire sur une date définitive des élections qui doit avoir une force de loi. Cette position a été prise en coordination avec les quatre autres partis formant l'Union pour la Tunisie, Nida Tounès, Al-Massar, le Parti du Travail Patriotique et Démocratique et le Parti Socialiste. Al-Joumhouri, insiste pour que les partis au pouvoir ne ratent pas l'occasion de faire aboutir l'initiative de Hamadi Jebali. « Nous espérons qu'Ennahdha revoit sa position et s'engage à la réalisation du consensus. Nous n'avons cessé à l'appeler à s'ouvrir sur les autres partis, aujourd'hui nous l'invitons à les rejoindre. Le temps passe vite et il faut trouver une nouvelle méthode pour la gestion des affaires du pays », précise Issam Chebbi. L'annonce avant-hier de la formation d'un Conseil de sages a pris de court Al-Joumhouri. Le chef du Gouvernement considère qu'il a besoin d'écouter les avis des experts dans tous les domaines. Le Parti Républicain a formulé des réserves à propos de la composition de ce Conseil. Il n'y a aucune femme. Des ministres en exercice et d'autres de l'époque de Ben Ali y sont présents ainsi que le vice-président du parti Ennahdha. « Aucune loi cadre n'explique le rôle de ce conseil », précise Issam Chebbi.
Le même jour Houssine Abbassi, secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) avait reçu, une délégation du Parti Républicain et Al-Massar. Meya Jeribi, secrétaire générale du parti, précise que lors de cette rencontre, Al-Massar avait appuyé l'initiative de Hamadi Jebali et exprimé la nécessité d'un dialogue avec toutes les parties pour arriver à asseoir les bases d'une véritable unité nationale solide. « Nous avons insisté sur la nécessité de rejeter la violence, de dissoudre les Ligues de protection de la Révolution et d'activer la deuxième étape du dialogue national initié par l'UGTT », dit Meya Jeribi.
A une question sur l'existence de compétences nationales qui n'ont jamais été au RCD, Meya Jeribi, répond que « la Tunisie regorge de compétences du point de vue professionnel et patriotique. Même si les urnes sont importantes, à présent il s'agit de soutenir l'initiative de Hamadi Jebali par toutes les parties tout en s'inscrivant dans la légitimité constitutionnelle avec des fondamentaux comme la lutte contre la violence et le consensus au sein de l'ANC. Nous invitons le chef du Gouvernement à réunir tout le monde pour se mettre d'accord sur les fondamentaux. La désignation des ministres surviendra juste après le débat avec toutes les parties prenantes ».
Le militant du parti Républicain à Sbikha qui a été agressé après l'assassinat de Chokri Belaïd a présenté son témoignage. Il a été victime d'une agression alors qu'il rentrait chez lui par deux personnes de la Ligue de protection de la Révolution et un membre d'Ennahdha. Al-Joumhouri dénonce la violence ainsi que l'apparition de police parallèle nommée police salafiste qui agit sans l'intervention du ministère de l'Intérieur. Les Tunisiens qui commencent à se lasser par les débats politiques verront-ils le bout du tunnel ?


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