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Quelle culture pour nos régions ?
Débat à Nabeul
Publié dans Le Temps le 22 - 06 - 2013

Le conseil culturel régional de Nabeul vient de lancer une série de débats régionaux portant sur la culture, ayant pour objectif d'impliquer davantage les intervenants culturels dans la réflexion menée sur les problèmes qui les affectent directement. Axés autour de la vie culturelle, ces débats visent à impliquer les associations dans toutes les politiques de développement culturel et à créer une dynamique participative permettant aux jeunes de s'enquérir de leurs droits et de leur rôle dans l'amélioration de leur situation culturelle.
Selon Mahmoud Jaballah, gouverneur de Nabeul, ce débat a donné l'opportunité de voir dans quelle mesure la nouvelle politique culturelle régionale pourrait- elle aider à pallier les insuffisances des expériences du passé et permettre l'émergence d'un sentiment d'appartenance à la région, par la promotion des traits culturels spécifiques ; promouvoir le brassage culturel et passer de la folklorisation du fait culturel à sa professionnalisation, aider à combattre l'enfermement spatial et la marginalisation et réinventer les relations et les liens de solidarité entre le centre et les régions et entre les régions entre elles.
Les problèmes des secteurs culturels sont loin d'être résolus dans la région ajoute, le gouverneur. « L'investissement réalisé jusqu'ici est allé vers un type d'événements qui ne participent pas ou pas assez à l'établissement d'une culture forte et durable. « On est dépourvu d'une maison de culture à Hammamet » , déplore l'homme de théâtre M Attia. « On n'a pas de moyens pour créer des activités culturelles à Takelsa », souligne de son côté, une jeune dame qui a du mal à booster la culture dans sa ville natale ». « On est bloqué pour programmer un festival à Kélibia », précise Mme Ben Slimane. Les principaux problèmes restent visibles: absence d'infrastructures culturelles publiques et privées de haut niveau, vide juridique pour régir les différents secteurs de la culture, et la difficulté du financement de l'initiative culturelle.
Un jeune plasticien estime qu'il faut bousculer les anciennes habitudes et pratiques qui existent dans les régions pour mener des projets ambitieux et accompagner les promoteurs c'est-à-dire, la création d'un pacte entre entrepreneurs de la culture et organismes financiers pour le financement des projets. Ces trois étapes sont aujourd'hui essentielles pour permettre à des gens de mieux vivre leur culture et de participer à son développement.
Dire aujourd'hui que notre pays est capable de voir ce secteur se transformer, et connaître une dynamique générale est possible, mais uniquement si les moyens législatifs, et modèles de financements sont mis en place. D'où la nécessité de faire appel au parrainage et aux entreprises pour sponsoriser les grands événements culturels a expliqué le gouverneur de Nabeul. La création est primordiale pour réussir son projet culturel note une dame de Nabeul « Aujourd'hui, après de longues années de chansons «sans odeur», de textes «sans éclat» et une musique «sans couleur», le constat est amer. Il n'y a pas une relève importante dans la chanson, et les rares chanteurs qui se donnent de la peine pour produire de belles choses n'ont pas réussi à séduire un large public. Pourtant, les jeunes poètes, chanteurs, musiciens qui ont émergé hors du carcan de la médiocrité et résisté, tant bien que mal, au vide culturel et artistique qui a régné longtemps, ont besoin du soutien du public pour pouvoir évoluer et «survivre» en tant qu'artiste car comme l'a expliqué le poète Daoud, on ne peut organiser des soirées poétiques sans public. D'autres disciplines artistiques et culturelles sont atteintes de ce phénomène d'absence de relève. Une situation née du vide culturel qui a pris place, il y a quelque vingt ans, et qui n'arrive pas à trouver les espaces adéquats pour que la relève connaisse l'éclosion souhaitée. C'est que ce vide commence à la base. L'école a abandonné la culture et l'art depuis longtemps ; « Les ciné clubs, les clubs de musique, de photo et de dessin dispensés dans les nombreux écoles et lycées ne sont pas encore à même d'assurer une continuité sur la scène culturelle et artistique et une alimentation pérenne de cette même scène en artistes en herbe et en graines de star susceptibles de constituer la relève nécessaire.
Plusieurs voix sont montées au créneau pour réclamer que le secteur culturel doit être doté d'une stratégie qui définit les cibles, les buts et les objectifs des actions culturelles initiées par les autorités concernées, mais aussi les droits, les obligations et les devoirs de chacun des protagonistes du secteur, dans le but de garantir une gestion transparente des affaires culturelles, et mettre ainsi à l'écart les opportunistes qui ont fait de l'art et de la culture, un business florissant et qui contribuent chaque jour à la clochardisation des vraies forces de création dans la région. Aussi, multiplions ces débats culturels et souhaitons qu'ils puissent doter nos régions d'une culture pérenne et durable à travers une démarche participative, qui constituera, nous l'espérons, le début du renouveau du secteur culturel de nos régions.


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