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Hors de prix ; hors de portée !
Consommation: Le couffin de la ménagère
Publié dans Le Temps le 11 - 07 - 2013

Nabeul vit à l'heure du rythme de Ramadan. Ce mois sacré change les mœurs, les modes de vie, crée de nouvelles tendances et impose de nouvelles règles de conduite. Avec la chaleur estivale, le ramadan s'annonce chaud. Mais déjà à 10h00 la ville commence à s'animer et à bouger.
Ses artères sont prises d'assaut par des milliers de consommateurs. Entre midi et 15 heures, le flot humain est incessant. Un rush exceptionnel. Tout simplement parce que cette cité dispose d'un grand marché où abondent légumes, fruits et viandes à des prix abordables pour toutes les bourses. Tout le monde s'approvisionne en produits frais. Locaux et vacanciers passent énormément de temps à faire les courses pour préparer l'Iftar (rupture du jeûne) et les repas qu'ils prendront dans la soirée, voire dans la nuit. La consommation des produits alimentaires explose pendant ce mois sacré avec la prolifération de plusieurs petits métiers. Telle cette dame de Dar Chaabane qui profite de ce mois pour confectionner quelques kgs de pain de tabouna . “Je profite du mois de Ramadan pour me faire un peu d'argent de poche”, explique t-elle. Cette période lui permet d'être sur la place publique pour gagner sa vie. Le reste de l'année, elle est sans travail. Hédi un jeune étudiant expose des dattes de différentes qualités. Des dizaines de jeunes vivent la même situation que Hédi. Ils proposent d'autres produits tels que des fruits et des épices, De tous âges, ils interpellent les passants. Ils proposent, pour la majorité d'entre eux des malsouka préparés sur place ou à la maison. Les prix sont unifiés. Une véritable concurrence pure et parfaite est alors observée. « Cette fois- ci, le prix a grimpé de 70 à 90 millimes la feuille. C'est du jamais vu » avoue Jamila qui a décidé de les préparer chez elle.
Flambée des prix de la viande et du poulet !
Tout flambe en ce mois de ramadan Il est impossible de ne pas remarquer cette envolée, puisque certains produits, notamment les fruits, sont déjà hors de prix pour les classes moyennes. Si, pour le poisson, on relève une certaine stabilisation du prix, pour la viande, la hausse est bien là. Elle a connu une augmentation de quelques dinars, passant de 15 à 19 D. « C'est trop cher », nous dit Asma qui ne cache pas sa surprise devant la flambée des prix de viande. « Du jamais vu, les prix grimpent. Ma bourse ne me permet pas d'acheter chaque jour de la viande. C'est devenu inaccessible » dit-elle. Le prix du poulet atteint maintenant 5.600 le kilo. Les commerçants du marché disent que l'envolée des prix de la volaille a une explication “rationnelle”. “Durant la canicule de juillet, les élevages de volaille ont connu de nombreuses morts inexpliquées. La plupart des personnes qui travaillent dans ce domaine ont suspendu leur élevage durant la période estivale. Les rares fermiers qui ont poursuivi leur activité ont dû, pour compenser les pertes, augmenter les prix de gros”, explique Jamel, un marchand de volailles. Pas plus loin, les fruits sont inabordables. En effet, les raisins sont vendus à 2.800 le kg, les pommes à 2.500 dinars, les poires entre 2d,500 et 3 dinars. Côté légumes, le même scénario. Le portefeuille de la ménagère va certainement s'en ressentir. Les tomates sont à 700 millimes, les piments à 900 millimes. Seule la pomme de terre est un peu moins cher (500 millimes le kg). Le prix du persil a connu une hausse notoire pendant cette période : 350 millimes la botte. Les vendeurs imputent cette hausse aux grossistes qui vendent cher leurs produits et aussi aux intermédiaires qui ont constitué un véritable lobby qui contrôle le marché et agit sur les prix. Evidemment, ces explications ne satisfont pas les citoyens dont on a recueilli les avis. Ils dénoncent à l'unanimité cette flambée des prix vertigineuse qui étouffe les bourses des Tunisiens, dont le revenu financier est faible ou même moyen. Nabil, un père de famille questionné à l'entrée du marché , nous dira que «c'est toujours pareil. A chaque approche du mois sacré de Ramadhan, les commerçants augmentent leurs prix pour gagner plus. Mais « On ne fait qu'aligner nos prix sur ceux des grossistes avec une petite marge, puisqu'il nous faut bien gagner notre vie », se défend un vendeur. Sami, un habitué de ce coin vient tous les jours s'approvisionner en légumes et fruits : « je ne rate aucune occasion pour venir remplir mon couffin même en dehors du mois de ramadan. Les étalages sont bariolés. On trouve tout le nécessaire. Je fais le tour et j'achète ce qui manque. Dans ces espaces, il faut toujours marchander » dit –il Il est vrai que les consommateurs s'affolent durant Ramadhan, en prenant d'assaut le marché pour faire leur plein de fruits et légumes ou de viande sans se rendre compte de leurs bourses. Ils s'endettent et ont du mal à finir ce mois sacré. Cette flambée des prix ne semble épargner aucun produit alimentaire en ce mois de carême. Le gâteau partage la vedette aux fruits et aux légumes. Cette hausse spectaculaire de son prix repose sur sa convoitise gourmande tout au long du mois par tant de jeûneurs qui tiennent à garnir pour le plaisir la table avec ces friandises qu'ils ne dégustent presque point, même payées si cher. Mais quels que soient leurs prix, les consommateurs ne reculent pas car ces produits alimentaires et sucreries ont bien des adeptes prêts à payer le prix fort.


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