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conjurer la rumeur et la suspicion
Publié dans Le Temps le 03 - 09 - 2014

Depuis quelque temps, la ville de Kasserine s'est taillé une place de choix dans le paysage médiatique national. Malheureusement, on n'évoque plus la cité que suite à des opérations terroristes perpétrées au cœur même de la ville ou dans les hauteurs environnantes. Kasserine est désormais synonyme d'attentats, d'arrestations, et de courses poursuites liés au terrorisme très actif dans la région. C'est à se demander si les habitants qui y vivent se sentent vraiment en sécurité. Quand on sait qu'à la fin mai, le groupe qui a attaqué le domicile du Ministre de l'Intérieur s'est permis après son forfait une terrifiante promenade nocturne en ville sans être inquiété par aucune force de sécurité, de telles interrogations deviennent tout à fait légitimes et même inévitables. Avant-hier c'était au tour du député Mohamed Ali Nasri de vivre le cauchemar chez lui : un groupe armé l'a pris en chasse et a failli le tuer n'eût été un réflexe miraculeux de sa part. Auparavant, une patrouille de sécurité a été attaquée par des terroristes qui tirèrent sur l'unité et prirent la fuite sains et saufs.
Interrogations légitimes et inévitables
Comment se fait-il qu'une ville classée à haut risque comme Kasserine soit le théâtre d'opérations de ce genre ? La cité grouille-t-elle à ce point de jihadistes, pour que les attentats et les attaques y soient commis aussi facilement, aussi régulièrement et aussi impunément ? On nous a dit en juillet que Kasserine a été mise sens dessus dessous à la recherche de vingt trois personnes soupçonnées d'implication dans des actes terroristes ou de complicité avec les jihadistes. A quoi le ratissage a-t-il abouti ? Il a été également question de l'arrestation récente d'un internaute lié aux terroristes de Châambi ; quelles suites cette interpellation a-t-elle eu ? L'individu épinglé agit-il seul ou dans le cadre d'un réseau disséminé à travers la ville de Kasserine et dans ses quartiers périphériques ? D'autre part, où en est l'enquête sur l'opération qui a visé la maison de Ben Jeddou à Kasserine ? N'a-t-elle rien révélé qui puisse mettre les investigateurs sur la piste des auteurs de l'attentat et de leurs éventuels complices ? Il y a trop de mystère à propos de la situation sécuritaire à Kasserine et malheureusement les informations qui filtrent à ce sujet sont si rares qu'elles autorisent toutes les rumeurs ! Il paraît justement que Mohamed Ali Nasri a été ciblé par le groupe armé en raison de récentes déclarations qu'il aurait faites à l'Assemblée Nationale Constituante et dans lesquelles il dénonçait le laxisme des autorités locales avec certains terroristes arrêtés. Qui pourra nous éclairer sur ce qui se passe là-bas ? Officiellement, Kasserine est sous haute sécurité, mais il ne se passe pas une semaine sans que des nouvelles funestes, à tout le moins regrettables, nous en parviennent.
Contre la rumeur et la suspicion
Tout le monde est d'accord pour reconnaître que la guerre anti-terroriste est difficile à mener sur les hauteurs de Châambi et de Jbel Sallouma etc. Cependant, la tâche n'est-elle pas moins ardue en contrebas et plus exactement à l'intérieur de Kasserine qui n'est tout de même pas une mégapole de la taille de Tunis, Sousse ou Sfax ? D'un autre côté et jusqu'à nouvel ordre, Kasserine reste la cité tunisienne où le terrorisme est le plus actif ; pourquoi alors ne pas y concentrer la présence sécuritaire de manière à quadriller infailliblement la ville et ses quartiers « dangereux ». Quelque chose nous dit que la sécurisation de Kasserine ne s'opère pas convenablement et trahit encore quelques lacunes importantes qui laissent du champ aux jihadistes et à leurs alliés objectifs ou subjectifs (contrebandiers, trafiquants, informateurs, fournisseurs en provisions et denrées diverses etc.). Jusqu'à quand cette situation va-t-elle durer ? Il faut bien que l'énigme Kasserine soit élucidée une fois pour toutes. Autrement, le doute s'installera dans les esprits (si ce n'est déjà fait) à propos du sérieux avec lequel les hauts responsables sécuritaires de l'Etat traitent la question de la lutte anti-terroriste sous nos latitudes. En tout cas, le risque existe qu'on en arrive un jour à croire que –comme le colportent certaines rumeurs- le terrorisme qui sévit à Kasserine bénéficierait d'une indulgence complice de la part de personnalités influentes originaires du coin ou bien y exerçant de hautes fonctions. Pour le moment, nous n'y accordons pas encore de crédit; mais si Kasserine continue à défrayer la chronique avec des nouvelles peu réjouissantes en rapport avec le jihadisme, nous ne serons pas les seuls à crier au «complot» et à la «mascarade»!


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