Une CAN discréditée par un arbitrage à la solde ! Une CAF, d'une étrange passivité qui flirte avec la complicité, tels sont les faits saillants de cette 30ème édition de la CAN, une édition qui a failli ne pas avoir eu lieu, suite au désistement du Maroc, sans l'énorme service rendu par la Guinée Equatoriale. En effet, le pays organisateur, dont le président est en étroite relation avec Issa Hayatou, a tendu la main à son ami pour le sauver d'une situation très délicate. Au fait, le geste du président équato-guinéen, n'est pas si innocent dans la mesure où il ne reste plus que quelques semaines aux élections présidentielles en Guinée Equatoriale, et cela lui fera gagner en conséquence, un pourcentage non négligeable de popularité, dans son pays. La Guinée Equatoriale, en demi-finale de la CAN ! Qui l'aurait cru ? Oui, c'est réalisable et c'est ce qui a été réalisé quand la CAF de Issa Hayatou « offre » à l'équipe hôte, des arbitres de mauvaise foi manifeste. Au cours des rencontres du 1er tour, le Gabon l'a constaté à ses dépens, à l'issue de son match contre la Guinée Equatoriale, puis ce fut au tour de la Tunisie, lors des quarts de finale de subir le même sort que les Gabonais, face au même adversaire(sic) ! Alors, que le match se dirigeait vers sa fin, le tristement célèbre arbitre mauricien Seechurn – qui guettait le moindre contact d'un défenseur tunisien avec un attaquant local, dans la zone de réparation – n'a pas hésité à décréter (92') un penalty, on ne peut plus imaginaire. Une décision tellement étrange qu'elle a été qualifiée de scandaleuse par le monde entier. Il suffit de revoir l'action et de s'apercevoir de la trajectoire de la balle poussée vers la sortie par le défenseur Mathlouthi, pour se rendre compte de la mauvaise foi de cet arbitre qui n'est pas à son premier « coup d'éclat ». Il faut remarquer que la désignation d'un arbitre au seuil de la retraite-à l'instar d'un autre tristement célèbre arbitre qui a dirigé « Mazembe-EST », en finale, de la Ligue africaine-pour de rencontres décisives, n'est pas fortuit ,comme certains pourraient le penser, car il y a un grand travail qui se fait dans les coulisses avant et après de telles désignations. Avant même d'apprendre l'identité de l'arbitre pour le match de samedi dernier, notre journal a été le premier à attirer l'attention sur ces manœuvres, dans un article intitulé « L'injustice de 78 toujours vivace dans les mémoires ». C'était trois jours avant le déroulement de la rencontre. Nos appréhensions ont été cependant justifiées samedi soir à Bata. Le comble ! C'est que personne parmi l'exécutif de la CAF n'a daigné intervenir après le match, pour atténuer l'ardeur et calmer les esprits, en reconnaissant cette injustice ! Issa Hayatou, confortablement assis aux côtés du président équato-guinéen ,était le premier témoin oculaire de cette mascarade. Osera-t-il dénigrer l'homme en noir, alors qu'il est le premier pointé du doigt ?! Oui, c'est l'Afrique ! C'est le Tiers monde ! On n'y peut rien, tant que les premiers responsables de son football sont à l'origine de la gangrène qui ronge la balle ronde dans le continent. Maintenant, et avec du recul, on comprend aisément pourquoi la FIFA a toujours hésité à confier des rencontres d'une Coupe du Monde à un arbitre africain. Avec ce qu'on a vu comme exemple à Bata, la FIFA a mille et une raisons ! Ce n'est plus du foot Le Ghana doit s'en méfier ! Auteur d'un arbitrage à sens unique lors du quart de finale qui a opposé la Tunisie à la Guinée Equatoriale samedi soir, le Mauricien Rajindraparsad Seechurn a écrit Afrik-foot, a une nouvelle fois montré tous les maux qui gangrènent le football africain. D'autant plus qu'il n'en est pas à son coup d'essai. Au final, c'est tout un continent qui est décrédibilisé. Un samedi soir au Nuevo Estadio de Bata, 92e minute d'une rencontre électrique entre la Guinée Equatoriale et la Tunisie. Les Tunisiens sont à deux minutes de la demi-finale. Et là, tout bascule ! Ivan Bolado se jette dans la surface de réparation devant Hamza Mathoulthi. Rajindraparsad Seechurn, l'arbitre mauricien du match, désigne le point de penalty, le stade exulte, la Tunisie déchante. La suite, le monde entier la connaît désormais. Au cœur de la polémique, un homme : le tristement connu Seechurn. Arbitre FIFA depuis 2003, cet officiel est décrié depuis plus d'une décennie sur le continent africain. Un continent aux quatre coins duquel il n'a cessé d'empiler les "dossiers" à son compte pour avoir un CV long comme le bras ; à tel point que lorsque son nom apparaît sur la liste des arbitres désignés pour une rencontre, les supporters des deux camps se tiennent la tête à deux mains. Voilà donc ce dont à droit le continent africain. Un officiel de 44 ans, dont le nom n'est jamais très loin lorsqu'il s'agit d'accomplir les basses œuvres. Mais bien plus que ce sifflet mauricien qui compte plusieurs affaires à son actif, mais qui n'a jamais inquiété - et dont il serait temps de mettre un terme à une carrière déjà trop longue - c'est un problème bien plus grand et grave dont il est question : celui de la corruption. Il faut oser dire les choses. Déjà lors de la 3e journée de la phase de groupes, le Gabon en a vécu l'amère expérience et a tiré la sonnette d'alarme après son élimination face à cette même Guinée Equatoriale, dans des circonstances tout aussi troubles. La Tunisie a bu le calice jusqu'à la lie samedi. Désormais, à qui le tour en demies ? Le Ghana peut déjà redouter le pire. Comment a-t-on pu tomber si bas ? Est-ce là le seul moyen trouvé pour "remercier" la Guinée Equatoriale d'avoir "sauvé" la CAN, compétition majeure de la CAF avec tous les enjeux financiers derrière ? A ce rythme, le Nzalang Nacional pourrait aligner son équipe B qu'il serait tout de même assuré d'être en finale. La plaisanterie n'a que trop duré et une fois de plus c'est le football africain dans son ensemble qui se retrouve sali et décrédibilisé. Une fois de plus, une fois de trop. Déjà par le passé, les exemples du même type n'ont pas manqué d'alimenter les polémiques. Force est de constater que le problème est plus que jamais d'actualité et qu'il a, cette fois-ci, été montré aux yeux du monde entier, cette CAN étant sans doute celle ayant bénéficié de la plus grand couverture. Même si l'Afrique n'est pas la seule victime de ce genre de pratiques, les exemples ne manquant pas dans les autres continents, elle n'a que trop souffert de ces arrangements d'un autre âge. Il est temps que les choses changent. Leekens : «L'arbitre n'était pas au niveau. wLa Tunisie ne mérite pas ça !» Georges Leekens, le sélectionneur belge de la Tunisie, était très remonté contre l'arbitre du quart de finale de la CAN perdu face à la Guinée équatoriale, samedi à Bata (1-2 a.p.) L'arbitre mauricien Rajindraparsad Seechurn a sifflé un penalty très litigieux en faveur de la Guinée équatoriale dans les arrêts de jeu du temps règlementaire lors du quart de finale de la CAN face à la Tunisie (2-1). "Le résultat est forcé, a dit Georges Leekens,le sélectionneur de la Tunisie, en conférence de presse. Ils sont à domicile, j'avais dit hier (vendredi) que j'espérais que l'arbitre soit au niveau, il ne l'était pas, c'est simple, c'est dommage. Nous sommes très malheureux, la Tunisie ne mérite pas ça. C'est une injustice". "Le coup franc, d'accord, il était parfait, mais le penalty est inacceptable. Le défenseur tunisien Hamza Mathlouthi «n'a même pas touché le joueur», a poursuivi le sélectionneur. «Je dois protéger mes joueurs et je dois aussi protéger le football. Je suis entraîneur depuis 30 ans, j'ai eu beaucoup d'expériences, j'ai travaillé à l'étranger, mais ça, on ne peut pas l'accepter. Le coup franc, d'accord, il était parfait, mais le penalty est inacceptable. Tout le monde a rigolé, je n'en croyais pas mes yeux, a-t-il pesté. Ce n'est pas beau pour le foot, c'est dommage». «On n'a pas été traités comme il faut depuis deux semaines qu'on est là, et ça on ne l'a pas mérité, ça n'a rien à voir avec la Guinée équatoriale, a poursuivi Georges Leekens. Ce n'est pas seulement ce match, il y a deux penalties reçus et deux qu'on n'a pas reçus, c'est beaucoup en quatre matches. Une fois, d'accord, deux fois, d'accord, trois fois c'est difficile, quatre fois c'est trop!" Seechurn a éliminé la Tunisie mais a sauvé Leekens ! Il est vrai que l'arbitre Seechurn assume une grande part de responsabilité dans l'élimination de la Tunisie des quarts de finale de la CAN, mais il a sauvé quand même le sélectionneur Leekens. Car, le sélectionneur belge s'est rabattu sur ce penalty imaginaire pour justifier l'échec. Or, cet échec a profilé beaucoup plus tôt, et plus exactement avec ses choix tactiques et la composition de l'équipe. En affrontant une équipe de second rang dans la hiérarchie continentale, et au palmarès toujours vierge, Leekens a aligné une formation à tempérament défensif, basée sur trois axiaux, deux latéraux et deux récupérateurs. Sept joueurs chargés de la couverture contre qui ? Contre la Guinée Equatoriale ! Ce schéma aurait été logique et acceptable si nous avions affaire à l'Allemagne, ou le Brésil ! Donc, il était normal que Akaïchi (une des rares satisfactions) soit totalement isolé durant le match avant qu'il ne fut remplacé. Même si la Tunisie a exercé une domination territoriale sur les trois quarts du temps de ce duel, elle ne s'est procurée en revanche, en tout et pour tout, que trois occasions de but, durant 120 minutes de jeu. La première sur un tir de Akaïchi dévié en corner, par le portier local, la seconde a amené le but du même Akaïchi, la troisième a été lamentablement ratée par Chermiti. Trois occasions, c'est peu, très peu même, car les joueurs tunisiens n'ont jamais pu récupérer la 2ème balle. C'était là, une des erreurs tactiques passées inaperçues devant tout un staff technique stoïque qui n'a pas eu le reflexe requis pour apporter les réajustements nécessaires, dès l'entame de la seconde mi-temps. Maintenant, ce qui est fait, rentre dans l'histoire, mais on peut dire qu'à travers cette injustice arbitrale, le referee mauricien a tendu la perche de sauvetage au technicien belge !!