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L'œuvre d'une pègre de mercenaires
Publié dans Le Temps le 11 - 02 - 2015

Ce qui s'est passé à El Hamma n'est pas du tout étranger à ce qui se passe à Dh'hiba et Ben Guerdane ! Ce serait bête de croire que les vandales qui ont saccagé la statue de Tahar Haddad l'ont fait uniquement par attachement à un modèle sociétal anachronique. Non, j'ai personnellement travaillé pendant des années à Gabès et me suis maintes fois rendu à El Hamma. Jamais les habitants des deux villes ne m'ont donné l'impression d'être opposés à l'émancipation féminine. Nombreuses étaient mes étudiantes « féministes » et fières des acquis tunisiens en matière de droits féminins. Là-bas, j'ai fréquenté un grand nombre de parents à l'esprit très ouvert et qui s'étaient définitivement libérés des traditions et des préjugés sexistes. Aujourd'hui encore, je garde les meilleurs souvenirs de l'état d'esprit très libéral dans lequel la mixité et le travail de la femme se vivaient dans les lieux publics et à l'intérieur des foyers. A Gabès comme dans ses environs, les mentalités n'ont jamais cessé d'évoluer dans le sens de l'affranchissement du carcan traditionnaliste excessivement conservateur ou franchement ‘' rétrograde''.
Délit politique et crime mafieux
En d'autres termes, ceux qui ont vandalisé le buste de Tahar Haddad ne peuvent en aucun cas être représentatifs de la mentalité gabésienne dominante. Je suis convaincu qu'il s'agit de mercenaires à la solde de milices ou de mouvements politiques à caractère plutôt mafieux. Pour faire diversion, pour faire croire à un acte idéologiquement marqué, ils s'en sont pris à un symbole de la renaissance et du modernisme tunisiens. Il ne fait, par ailleurs, pas de doute que les profanateurs de ce symbole sont soutenus par des groupuscules locaux ou étrangers, ‘'terroristes'' dans leurs actes et dans leurs pensées. Le Sud tunisien est, comme chacun sait, une porte dangereusement ouverte sur le péril intégriste venant de Libye ou du Moyen-Orient. Si vraiment la cause défendue était le développement régional, on n'aurait pas pris pour cible la statue d'un syndicaliste de premier rang. Ne nous leurrons pas trop, ne pérorons pas inutilement sur les motivations d'ordre culturel, le saccage du buste de Tahar Haddad participe du délit politique et du crime ‘'crapuleux''. Ses commanditaires comme ses auteurs sont des ‘'vendus'', des agents de la pègre soi-disant islamiste. Pour faire échec à leurs vils projets, il ne suffit pas de pleurer une statue défigurée, mais chacun de ceux qui se disent défenseurs du progrès doit mener une lutte de tous les instants - d'abord chez lui, avec sa famille, avec lui-même, puis en dehors de son foyer, au travail, dans les lieux publics, partout où il se trouve- contre les chantres déclarés ou voilés de l'obscurantisme et contre les profiteurs de tous bords qui, sous prétexte de défendre l'Islam et la Tradition, se remplissent les poches aux dépens des ignares du troisième millénaire !


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