Le Temps-Agences- Les ministres français, espagnol et italien des Affaires étrangères ont affirmé hier à l'occasion d'une démarche commune au Liban leur engagement à aider à résoudre la crise politique qui y entrave l'élection d'un président. Prenant la parole au quartier général de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul) stationnée à Naqoura au sud du Liban, Bernard Kouchner (France), Massimo D'Alema (Italie) et Miguel Angel Moratinos (Espagne) ont affirmé qu'ils souligneront aux protagonistes libanais la nécessité de sortir de l'impasse. "Aujourd'hui c'est une visite importante et historique", a déclaré le ministre espagnol qui devait avec ses homologues rencontrer les responsables libanais à Beyrouth pour faciliter l'élection d'un président du Liban avant l'échéance constitutionnelle du 24 novembre. "C'est un signe très fort que les trois pays viennent à un moment opportun où le Liban doit aspirer à l'espoir et à la paix au Liban et dans la région", a-t-il poursuivi. "Les trois pays euro-méditerranéens sont venus ensemble dans le même but : aider à appuyer et à s'engager pour la paix et la stabilité au Liban", a ajouté M. Moratinos. Massimo D'Alema a pour sa part souligné que la mission dont ils étaient investis ne devait pas être assimiliée à une "ingérence" dans les affaires intérieures du pays où pro-occidentaux et pro-syriens s'affrontent sur l'élection du prochain président de la République. "Nous allons rencontrer les principaux dirigeants politiques. Evidemment, ce n'est pas parce que nous voulons intervenir dans la vie politique libanaise, mais parce que nous voulons - en tant qu'amis du Liban - encourager le dialogue et la recherche d'un accord national afin d'obtenir la stabilité et renforcer la démocratie dans ce pays", a déclaré M. D'Alema. La Troïka réunira également plusieurs dirigeants des deux camps rivaux autour d'une table ronde à la résidence de l'ambassadeur de France. Les contingents français, italien et espagnol sont les plus importants de la Finul. La Finul, créée en 1978 après l'invasion du Liban sud par les troupes israéliennes, a vu sa mission étendue par l'Onu après la guerre entre Israël et le Hezbollah à l'été 2006. Elle compte quelque 13.000 hommes.