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Amour, gloire et business
Publié dans Le Temps le 22 - 07 - 2016

Le théâtre amateur de Nabeul innove chaque été avec cette fois-ci une nouvelle création intitulée « l'amour et le business » écrite par Ahmed Bouamoud et mise en scène par Walid Abdessalem .
Une satire sociale et humaine, à la fois comique et profonde qui se veut un diagnostic de notre société, des comportements un peu bizarres des gens et de leurs conduites irréfléchies. Cette comédie évoque l'amour, le mariage, son coût, les négociations, l'offre et la demande. Les affaires sont les affaires, en amour comme ailleurs nous dit Slim Mansour, le régisseur. En tournant en dérision tout ce qui appartient à ce monde, en amplifiant, en caricaturant ses défauts et ses vices, les acteurs Ahmed Bouamoud , Rim Jabnoun, Slaheddine Bouaouina, Achowak El Khéfifi, Aleddine Jemai, Atef Jaafar et Wasef Mbarek cherchent dans cette pièce à dénoncer cet aspect folklorique du mariage. Sur scène, les amoureux se cherchent, se tâtent. Et comble du cynisme, au plus ils galèrent, au plus nous rions. Loin de la traditionnelle comédie romantique de circonstance, c'est avec un humour omniprésent que la pièce aborde la question des négociations pour le mariage, le businesse, la drague et l'amour. De manière aussi crue qu'inattendue parfois, mais drôle, toujours. Personne ne peut douter de la sincérité de l'écriture de cette nouvelle pièce, mais également de son originalité. Certes, certaines scènes sont tellement fantaisistes qu'elles risquent d'altérer la cohérence du scénario. Mais ce dernier réussit à nous emporter, car il pose les bonnes questions et apporte des réponses. Une réalisation fine et efficace de Walid Abdessalem propose dans cette pièce des plans intéressants, jouant sur la musique Sa mise en scène est efficace, puisqu'elle arrive constamment à capter le spectateur, télécommandant les rires et les frissons. « On a voulu sortir des sentiers battus et innover le style et l'art de jouer du théâtre jeune de Nabeul « nous dit-il . Il est vrai que le rire satirique comporte du mépris, parfois même de l'agressivité, mais il écarte la passion et le tragique. L'objectif du metteur en scène est clair et précis: corriger le monde, rétablir un ordre perdu. Son discours satirique comporte donc deux aspects: d'une part, il y a la dynamique du rire et, d'autre part, la morale ou la leçon ou le souci de vérité (toujours plus ou moins implicite) .Ainsi cette nouvelle pièce du théâtre jeune de Nabeul s'écrit non pas dans une distance ironique mais elle dévoile les défauts et les failles d'un système, l'imposture généralisée dans les mœurs, dans le langage et l'aliénation dont chacun est victime. Le mariage et ses obligations sont présentés d'une façon caricaturale. Le choix de l'humour a été à la fois support et but de la création. Le rire n'est pas seulement physique mais aussi un rire profond qui a des racines et qui respire et est l'expression d'une attitude humble face aux choses du monde. Dans un espace social, les acteurs expriment les angoisses des gens, leurs attentes tout en essayant de mettre en relief leur façon de traiter les affaires des fiançailles. Ainsi, on assiste à des scènes où l'acteur principal, Am Larbi , se bat et s'affronte dans une lutte acharnée contre ses deux filles et leurs fiancés. La ruse, la violence, la méfiance parfois sont monnaie courante. Dans cette pièce, les mots s'entremêlent et rivalisent pour nous introduire dans un univers maléfique.. Bref chacun essaie de penser à ses intérêts. L'argent intervient pour pousser Larbi à composer avec les fiancés de ses filles. Finalement, le père finit par céder . En somme, « l'amour et le business » est une comédie simple mais provocante avec des moments de tension mais aussi de calme, de gaieté et de plaisir. Humour, narration, chant, hurlement sont donc les ingrédients utilisés. Le décor simple. Nous saluons la bonne musique d'Alaa Ben Henia , le maquillage de Maissa El Aifa et le régisseur Slim Mansour .

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