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La cote d'alerte
Publié dans Le Temps le 30 - 09 - 2016

Le volume des déchets dangereux en Tunisie a augmenté, au cours de la dernière période, et les risques qu'ils comportent pour la santé de l'homme et l'environnement ont augmenté, en même temps, à cause de la régression de la capacité d'accueil et de traitement, du fait de la fermeture de la décharge de Jradou pour les déchets industriels et la mise à l'arrêt de quelques incinérateurs qui contribuaient à se débarrasser par voie d'incinération de certaines quantités de déchets dangereux générés par les établissements hospitaliers publics et les cliniques.
Un séminaire a été organisé hier à Tunis sur les problèmes relatifs à la gestion des déchets dangereux en Tunisie, à l'initiative de plusieurs partenaires publics et privés.
Mokhtar El Cadhi, directeur général d'un bureau d'études spécialisé en santé et environnement, Prévention Plus, l'un des organisateurs de la conférence, a souligné que la gestion des déchets dangereux et particulièrement leur élimination constituent actuellement une préoccupation majeure en matière de protection de l'environnement et représentent pour le pays une des priorités parmi les axes de développement durable.
Après la fermeture de la décharge de Jradou, a-t-il dit, et à défaut d'espace de stockage, les industriels producteurs de déchets dangereux ne savent pas quoi faire de leurs déchets, d'où le spectacle désolant auquel nous assistons à l'intérieur comme à l'extérieur de nos sites industriels.
Le conférencier a indiqué que le volume des déchets industriels dangereux est passé, actuellement, à 150 mille tonnes par an dont 12 mille étaient traités à la décharge de Jradou, avant sa fermeture, tandis que le volume des déchets de soins hospitaliers atteint 16 mille tonnes par an dont 7000 sont classés déchets dangereux d'activités sanitaires à risque infectieux (DASRI).
Pour les déchets industriels dangereux, a-t-il ajouté, leur traitement et leur élimination ne sont pas encore maîtrisés, alors que les déchets d'activités sanitaires à risque infectieux ne bénéficient pas, non plus, pour la plupart, d'un traitement maîtrisé et tout ceci a un impact grave sur l'environnement et la santé publique.
De son côté, le Dr Mohamed Chatty, de l'Institut national de la santé et de la sécurité du travail, a affirmé que tout le monde est pratiquement exposé aux risques des déchets dangereux, mais les plus exposés sont les employés qui les manipulent , les agents chargés de leur gestion, les ramasseurs de déchets ménagers relevant des municipalités et cette catégorie de personnes appelées « barbacha » qui fouillent les déchets dans les sites où on les dépose pour y chercher les objets utiles à revendre et il y a aussi les enfants qui, compte tenu de leur âge, peuvent être tentés de les manipuler si l'occasion se présente.
Il a indiqué qu'il existe une liste officielle des déchets dangereux classés selon certains paramètres comme les maladies qu'ils peuvent causer à ceux qui les manipulent sans protection appropriée et adéquate.
Passant en revue ces maladies, il en a signalé l'hépatite B et C qui peuvent se transformer en cancer du foie avec le temps, les maladies de la peau, les allergies, ou encore la tuberculose.
Il a mis en garde contre l'usage excessif des solvants en Tunisie dont les déchets peuvent causer plusieurs maladies, outre le plomb qui existe par exemple dans les batteries, et dont les déchets peuvent affecter la moelle épinière et le système nerveux.


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