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Un front moderniste en gestation ?
Publié dans Le Temps le 03 - 11 - 2016

Les rumeurs prêtant au président de la République Béji Caïd Essebsi l'intention de fonder un nouveau parti ou un front regroupant les forces modernistes qui remplacerait Nidaâ Tounes aujourd'hui en lambeaux et agonisant, enflent depuis quelques semaines. Cette information semble se confirmer et prendre de l'ampleur dans le microcosme politique ces derniers jours. Mardi, le magazine Jeune Afrique révélait que le locataire du Palais de Carthage ne briguera pas un nouveau mandat en 2019 mais envisage la création d'un front qui regrouperait des partis et des personnalités de la famille moderniste, afin de faire contrepoids au mouvement islamiste, citant des sources proches du cabinet présidentiel
L'hebdomadaire fondé par Béchir Ben Yahmed, un ancien ministre de l'Information de Bourguiba qui a ses entrées au Palais de Carthage, a également précisé que le chef de l'Etat aurait sollicité Ahmed Néjib Chebbi, avocat et fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP, devenu Al-Joumhouri), pour qu'il participe à l'équipe dirigeante de ce mouvement, censé entrer en lice pour les prochaines municipales.
Ephémère ministre du développement régional dans le gouvernement formé en 2011 par Béji Caïd Essebsi, alors Premier ministre, Ahmed Néjib Chebbi n'a pas tardé à enfiler son costume de VRP de ce front moderniste tant rêvé. Invité du talk-show 24/7 diffusé mardi soir par la chaîne Al Hiwar Ettounsi, ce militant de gauche et figure marquante de l'opposition au régime de Ben Ali qui a pris ses distances avec Al-Joumhouri depuis sa déconvenue lors de la dernière présidentielle, a sonné l'heure de la (re)mobilisation en vue de former un large front regroupant des partis progressistes dont Nidaâ Tounes, Machrou Tounes, Afek Tounes , Al-Massar et Al-Joumhouri en vue de faire contrepoids aux islamistes d'Ennahdha. Dopés par le récent triomphe de leurs «frères» marocains, ces derniers remporteraient, selon lui, haut la main les prochaines municipales en l'absence d'un front progressiste uni et soudé.
Un pari hasardeux
Le projet de création de ce front progressiste représente une véritable tempête d'automne dans la mesure où il risquerait d'enfoncer un coin entre le mouvement Ennahdha et Nidaâ Tounes et de changer radicalement l'équation politique actuelle basée sur la cohabitation entre les islamistes modérés et les modernistes.
Reste à s'interroger sur les chances de succès de cette nouvelle aventure politique. D'autant plus que le rêve de rassembler les modernistes a été moult fois étouffé dans l'œuf. L'Union pour la Tunisie (UPT), une coalition politique et électorale fondée en janvier 2013 et regroupant Nidaâ Tounes, Al-Joumhouri, Al-Massar, le Parti socialiste et le Parti du travail patriotique et démocratique, n'a pas fait long feu en raison des égos démesurés des dirigeants de différents partis.
Al-Joumhouri, lui-même issu de la fusion de plusieurs partis centristes et socio-libéraux, en l'occurrence le Parti démocrate progressiste, Afek Tounes, Al Irada, Al Karama, le Parti de la démocratie et de la justice sociale, a aussi périclité en l'espace de quelques mois en raison d'une féroce guerre de leadership.
Certains analystes estiment cependant que le président de la République a sorti de son chapeau l'idée de la formation d'un front moderniste, devenue un véritable serpent de mer, afin de créer un choc psychologique au sein de Nidaâ Tounes et de pousser les courants antagonistes qui le traversent à mettre de l'ordre dans la maison. Béji Caïd Essebsi ne semble pas en effet désespérer de recoller les morceaux de son parti. En recevant, récemment, le co-fondateur de Nidaâ Tounes, Lazhar Akremi, qui est revenu en mai dernier dans le giron du parti après une traversée du désert de six mois, lui aurait confié qu'il allait s'occuper du «problème de Nidaâ» aussitôt le nouveau gouvernement d'union nationale bien installé dans sa mission. Si cette hypothèse se confirme, Ahmed Néjib Chebbi qui a été reçu par le président de la République au plus fort des discussions sur la formation d'un gouvernement d'union nationale et dont le nom a figuré dans les petits papiers de Béji Caïd Essebsi comme successeur potentiel d'Habib Essid, serait encore une fois le dindon de la farce.


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