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Actualité économique et financière internationale
Publié dans L'expert le 07 - 06 - 2010

Afin de préparer le prochain sommet du G20, fin juin au Canada, les ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 se sont réunis les 4 et 5 juin dernier en Corée du Sud. Objectif affiché : trouver le juste équilibre pour encourager la reprise économique, sans pour autant aggraver les problèmes de déficit et d'endettement. Deuxième sujet : la bonne tenue du commerce internationale. Le commerce mondial a connu une embellie + 25% sur les trois premiers mois de 2010, selon l'organisation mondiale du commerce. Les pays émergents s'en sortent bien mais les Etats-Unis et, surtout, l'Europe restent à la traîne. La reprise de l'économie mondiale se poursuit plus rapidement que ce qui avait été anticipé, bien qu'à des rythmes différents selon les pays et les régions. Les récents événements soulignent l'importance d'avoir des finances publiques viables et la nécessité pour nos pays de mettre en place des mesures crédibles en faveur de la croissance et d'assurer une durabilité budgétaire en fonction des circonstances nationales. A Bruxelles, l'on poursuit l'offensive de régulation du secteur financier en proposant de centraliser la supervision des agences de notation, mises en cause dans la crise en zone euro, et d'améliorer la gouvernance des sociétés du secteur pour réduire les risques. Pour le ministre italien de l'Economie, sans stabilité financière, les Etats risquent de s'effondrer, tandis que le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz estime que la croissance économique mondiale sera sensiblement en recul d'ici la fin de l'année, les mesures d'austérité prises en Europe étouffant la reprise dans cette région du monde. Du côté de la Chine, l'on pressent les menaces d'une bulle immobilière, encore plus grave qu'aux Etats-Unis.
Le G20 veut ramener la confiance sur les marchés
Les gouvernements doivent remettre de l'ordre dans leurs finances publiques pour ramener le calme sur les marchés financiers ébranlés par la crise budgétaire en Europe, ont déclaré les ministres des Finances du G20, les vingt premières puissances économiques mondiales.
Dans un communiqué publié après deux jours de réunion à Busan, en Corée du Sud, le G20 cherche à rétablir la confiance des marchés en s'engageant à assurer la poursuite de la reprise économique mondiale.
Celle-ci s'opère plus rapidement qu'on pouvait le penser mais la récente volatilité des marchés financiers illustre les importants défis qui restent à relever, estiment les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20.
"La reprise de l'économie mondiale se poursuit plus rapidement que ce qui avait été anticipé, bien qu'à des rythmes différents selon les pays et les régions", souligne le communiqué final de cette réunion qui préparait le sommet du G20 de Toronto, les 26 et 27 juin prochains.
"Les récents événements soulignent l'importance d'avoir des finances publiques viables et la nécessité pour nos pays de mettre en place des mesures crédibles en faveur de la croissance et d'assurer une durabilité budgétaire en fonction des circonstances nationales", précise-t-il sans faire explicitement référence toutefois aux problèmes de la zone euro.
L'euro a plongé vendredi à son plus bas niveau face au dollar sur ces quatre dernières années, sur fond d'inquiétude de voir la Hongrie s'engager dans un "scénario à la grecque" de crise de sa dette, ce qu'a contesté samedi Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a reconnu lors d'une conférence de presse qu'il y avait eu des divergences entre les pays participants sur la priorité à accorder à la réduction des déficits budgétaires.
PAS DE TAXE BANCAIRE MONDIALE
Les ministres des Finances du G20 ont par ailleurs enterré les propositions de création d'une taxe bancaire mondiale.
L'idée de cette taxe était de constituer un fonds d'urgence susceptible de financer de futures opérations de sauvetage du secteur bancaire. Mais certains pays n'ayant pas frôlé de faillite bancaire, comme le Canada, l'Australie et les principaux pays émergents, comme l'Inde et le Brésil, s'y opposaient.
Dans leur communiqué, les ministres des Finances et banquiers centraux s'accordent sur le principe qu'il reviendra aux banques de supporter le coût de plans de sauvetage et de renflouement pilotés par des gouvernements, mais seulement si ces plans sont nécessaires.
Pas question donc de créer un fonds d'urgence "préventif" financé par cette taxe bancaire.
Dans une lettre à ses homologues rendue publique samedi, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a souligné que la mise en oeuvre du plan de soutien décidé par les Européens à hauteur de 750 milliards d'euros limiterait les risques.
Mais il a aussi mis en garde: pour préserver le potentiel de croissance, les autres économies de la planète devront compenser le recul de la consommation des ménages américains, qui consacrent une part croissante de leurs revenus à l'épargne.
"Dans ce contexte, nous sommes préoccupés par la faiblesse attendue de la demande intérieure en Europe et au Japon", écrit-il.
Il distingue notamment les "pays européens excédentaires" - expression qui renvoie essentiellement à l'Allemagne - qu'il appelle à garantir la croissance de leur demande intérieure. Quant à la Chine, autre puissance exportatrice, Geithner estime qu'elle devrait laisser sa devise nationale, le yuan, s'apprécier afin de renforcer le pouvoir d'achat des Chinois.
Des mesures adaptées selon les pays
Convoquée dans un contexte d'inquiétude face à la dette dans la zone euro, les pays devaient aussi aborder la question de l'équilibre entre politiques de relance et équilibres budgétaires.
Plutôt que d'imposer des remèdes uniques, le G20 estime que ces mesures doivent être "différenciées et adaptées à chacune des circonstances nationales". "Les pays qui traversent de sérieuses difficultés budgétaires doivent accélérer le rythme de la consolidation. En fonction de leurs capacités, les pays accroîtront leurs sources de croissance intérieures, tout en préservant la stabilité macroéconomique", a conclu le G20.
"L'impact sur la croissance ne devrait pas être considéré comme négatif, car la réduction budgétaire aiderait à consolider la reprise", a commenté de son côté Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE).
Régulation du secteur financier - Bruxelles poursuit son offensive
La Commission européenne a poursuivi il y a quelques jours son offensive de régulation du secteur financier en proposant de centraliser la supervision des agences de notation, mises en cause dans la crise en zone euro, et d'améliorer la gouvernance des sociétés du secteur pour réduire les risques.
Bruxelles veut mettre dès l'an prochain les agences actives en Europe sous la coupe d'une autorité paneuropéenne, l'ESMA (European Securities and Markets Authority), qui se chargera de les enregistrer et les surveiller. La création de l'ESMA est prévue dans la nouvelle architecture de supervision financière dont l'Europe est en train de se doter, pour s'occuper des marchés, deux autres autorités étant chargées des banques et des assureurs.
Les Européens avaient pris l'an dernier de premières mesures contre les agences de notation, accusées d'avoir sous-évalué les risques à l'origine de la crise bancaire mondiale de 2007-2009. À compter de décembre, elles devront être enregistrées pour exercer dans l'UE et le maintien de leur licence sera conditionnelle au respect de règles de bonne conduite et de transparence.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a affirmé que la nouvelle offensive, qui intervient au moment où le processus d'enregistrement débute seulement auprès de régulateurs nationaux, n'était «pas connectée à la crise de la dette» en zone euro. Celle-ci a pourtant remis les agences au rang des accusés, cette fois pour avoir cédé aux pressions des marchés en dégradant brutalement leur évaluation de pays comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal.
Elle a aussi alimenté l'idée d'une agence européenne, notamment pour évaluer la dette des Etats, une idée endossée par la Commission. «Est-il normal de n'avoir que trois acteurs significatifs dans un domaine aussi sensible, où il y a une grande possibilité de conflit d'intérêts? Est-il normal qu'ils viennent tous du même pays?», s'est ainsi interrogé M. Barroso.
Une allusion aux trois agences américaines qui se partagent aujourd'hui l'essentiel du marché: Standard and Poor's, Moody's et Fitch. «Il faut travailler sur une agence plus européenne, il faut traiter correctement et de manière différente la question des risques souverains», a aussi jugé
M. Barnier qui promet d'avoir «avant la fin de l'année» des «propositions pour aller plus loin sur la régulation des agences de notation».
En attendant, Bruxelles entend doter l'ESMA des moyens de remplir sa tâche: possibilité de lancer des enquêtes, d'organiser des auditions ou des perquisitions, de suspendre ou retirer la licence d'une agence ne respectant pas les règles, ou de demander à la Commission de lui infliger une amende.
Encore faudra-t-il que cela soit entériné par les gouvernements de l'UE et le Parlement européen, toujours pas d'accord sur les pouvoirs qu'ils acceptent de donner aux nouvelles autorités de supervision paneuropéennes.
Parallèlement, la Commission poursuit ses efforts pour encadrer la prise de risque au sein des sociétés du secteur financier. Elle avait déjà fait des recommandations sur les rémunérations, non contraignantes donc diversement appliquées par les pays européens, et même légiféré dans le cas des banquiers et gestionnaires de fonds pour ne pas encourager la prise de risques excessifs via le versement notamment de bonus trop élevés.
Elle a continué dans cette voie hier en posant la question d'une régulation, voire d'une interdiction, des stock-options et autres parachutes dorés attribués aux dirigeants du secteur, mais aussi d'une réforme plus globale de la gouvernance des entreprises financières.
Selon le ministre italien de l'Economie - Les Etats risquent de s'effondrer
Sans stabilité financière, les Etats risquent de s'effondrer, affirme le ministre italien de l'Economie, Giulio Tremonti, dans un entretien au quotidien Il Corriere della.
«L'effondrement des pyramides de papier, à l'automne 2008», c'est-à-dire la crise financière, «a causé l'effondrement de l'économie réelle [...] Aujourd'hui, le risque d'un nouvel effondrement touche non seulement l'économie réelle, mais aussi la structure souveraine des dettes et donc des gouvernements», explique-t-il. La crise «est particulièrement grave en Europe, parce qu'elle touche, au-delà de l'économie, le processus même de la construction européenne», estime M. Tremonti, qui souligne que l'Europe «produit plus de dette que de richesse, plus de déficit que de PIB, une situation et une dynamique insoutenables».
«Nous sommes un continent, nous avons une monnaie commune, mais nous n'avons pas encore un gouvernement commun, regrette-t-il. Nous devons redessiner la structure de notre modèle social et économique», conclut-il.
Estimant que l'euro demeure une monnaie très crédible, Jean-Claude Trichet plaide, pour sa part, en faveur d'une fédération budgétaire européenne afin d'améliorer la surveillance de l'application des politiques en matière de finance publique. Dans un entretien au Monde daté d'aujourd'hui, le président de la Banque centrale européenne (BCE) déplore que la surveillance multilatérale ait été terriblement négligée et souligne que de grands pays comme l'Allemagne, la France ou l'Italie ont donné un très mauvais exemple à la fois en tant que gestionnaires et responsables de leur propre politique budgétaire, et en tant que membres de l'Eurogroupe.
Si l'euro reste à ses yeux une monnaie crédible qui garde sa valeur et inspire confiance, la question tient selon lui à la stabilité financière au sein de la zone euro du fait de mauvaises politiques budgétaires dans certains pays, tout particulièrement en Grèce.
À propos du plan de soutien massif UE-FMI destiné à renforcer la stabilité financière de la zone euro, le président de la BCE observe que le mécanisme est tellement important par sa nature et par son ampleur que l'effet positif sur les marchés ne fait pas de doute. Il note que sa mise en place se déroule très correctement et juge remarquable la rapidité des délibérations parlementaires dans les principaux pays.
L'Europe risque de freiner la croissance mondiale
La croissance économique mondiale sera sensiblement en recul d'ici la fin de l'année, les mesures d'austérité prises en Europe étouffant la reprise dans cette région du monde, estime le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz.
«La seule chose qu'on puisse affirmer à l'heure actuelle c'est qu'il y aura sans doute de la volatilité», a-t-il dit hier à Reuters. «Et la volatilité, c'est mauvais pour la croissance: ce n'est pas un jeu à somme nulle, mais à somme négative».
L'euro a touché un plus bas de quatre ans contre le dollar hier et les Bourses ont accusé une nouvelle fois le coup des mauvaises nouvelles sur les dettes souveraines de la zone euro avant de se reprendre à la faveur d'un bon indice manufacturier américain. «Le problème c'est qu'on est dans un cercle vicieux, pourrait-on dire», a ajouté le lauréat de ce prix Nobel en 2001. «L'austérité abaissera la croissance; une Europe et un euro faibles, ce n'est pas bon pour les Etats-Unis».
L'euro, qui avait souffert vendredi de l'abaissement de la note de la dette espagnole, est tombé hier à 1,2115 $ avant de se redresser à 1,2266 contre 1,2305 la veille au soir.
Au niveau des statistiques, le taux de chômage dans les 16 pays de la zone euro a progressé en avril pour s'élever à 10,1 % de la population active, contre 10 % un mois auparavant. La situation est stable en revanche sur la totalité des 27 pays de l'Union européenne, à 9,7 %, a annoncé hier l'institut de la statistique Eurostat.
La lente reprise économique de l'Europe n'empêche pas le chômage de poursuivre sa progression, ajoutant aux charges sociales supportées par les Etats membres, dont certaines plient déjà sous le poids de la dette publique.
Eurostat précise que 15,86 millions de personnes cherchent un travail dans la zone euro et que 1,27 million d'emplois ont été détruits en un an. Sur l'ensemble de l'UE, 23,3 millions de chômeurs sont déclarés.
Menace de bulle immobilière en Chine
Les conséquences risqueraient d'être plus graves encore qu'aux Etats-Unis
Les problèmes du marché immobilier en Chine sont plus graves que ceux survenus aux Etats-Unis avant la crise des subprimes, car les menaces de bulles sont doublées d'un risque de mécontentement social, estime un conseiller de la Banque centrale cité hier par le Financial Times.
«Le problème du marché du logement en Chine est en fait beaucoup, beaucoup plus fondamental, plus important, que celui du marché immobilier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni avant votre crise financière», a déclaré Li Daokui, membre du comité de politique monétaire de l'institut chinois.
«C'est plus qu'un problème de bulle», a-t-il ajouté selon le quotidien financier britannique. «Quand les prix grimpent, beaucoup de gens, en particulier les jeunes, deviennent très inquiets», a souligné Li, en ajoutant que «c'est un problème social».
Li Daokui a tenu ces propos avant que le gouvernement n'annonce lundi qu'il allait «progressivement réformer l'impôt immobilier», première indication officielle que pourrait être introduite une taxe immobilière dans le cadre des mesures pour freiner l'envolée des prix dans ce secteur et la spéculation. Selon des analystes, le gouvernement pourrait introduire une taxe sur l'immobilier d'habitation, d'abord à l'essai dans quelques métropoles: Pékin, la capitale, Shanghai, Chongqing et Shenzhen.
Le marché immobilier aux Etats-Unis s'était effondré lorsque de nombreux ménages défavorisés, encouragés à accéder à la propriété pendant les années de bulle immobilière, s'étaient retrouvés dans l'incapacité de rembourser leurs emprunts souvent à taux variables, perdant leurs biens, et conduisant à la crise des subprimes (crédits hypothécaires à risque).
La Chine a entrepris ces dernières semaines de refroidir son propre marché de l'immobilier pour empêcher la formation d'une bulle, en restreignant le crédit et les conditions d'achat de nouveaux biens. Le gouvernement a aussi donné son aval à un projet pour bannir les capitaux publics des «secteurs concurrentiels généraux», qui pourrait amener au retrait des investissements d'Etat dans l'immobilier.
Li a estimé qu'il fallait des mesures de long terme pour arriver à contrôler les prix du secteur, dont la hausse pourrait retarder l'urbanisation de la Chine, selon le Financial Times. Les prix de l'immobilier en Chine ont augmenté de 12,8 % en avril en glissement annuel, une progression qui s'est accélérée par rapport à mars.
Sans nier les risques de cette hausse des prix, certains analystes relativisent toutefois: «Le marché immobilier chinois semble être devenu bouillonnant ces derniers trimestres [...] Mais la durée de ce développement non durable ne semble pas avoir été assez longue pour édifier une grosse bulle immobilière dans tout le pays», ont estimé les économistes d'UBS dans une récente note. «Les dernières mesures visent à stabiliser les prix, pas à faire baisser le secteur ou la croissance», ont ajouté Tao Wang et Harrison Wu.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso
«Est-il normal de n'avoir que trois acteurs significatifs dans un domaine aussi sensible, où il y a une grande possibilité de conflit d'intérêts? Est-il normal qu'ils viennent tous du même pays?»,
«Il faut travailler sur une agence plus européenne, il faut traiter correctement et de manière différente la question des risques souverains»
Li Daokui, membre du Conseil de la politique monétaire de la Banque populaire de Chine
«Le problème du marché du logement en Chine est en fait beaucoup, beaucoup plus fondamental, plus important, que celui du marché immobilier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni avant votre crise financière». …«C'est plus qu'un problème de bulle» «Quand les prix grimpent, beaucoup de gens, en particulier les jeunes, deviennent très inquiets», «c'est un problème social».
Timothy Geithner , Le secrétaire américain au Trésor
"L'économie mondiale est entrée dans cette période d'inquiétude pour l'Europe avec une croissance et une vitesse sous-jacentes plus fortes que ce que beaucoup auraient pensé et nous sommes dans une position bien plus forte pour traverser cela"
"Le risque ne respecte pas les frontières nationales. Il y ira là où les contraintes sont les plus faibles"
"Nous avons tous un intérêt important à faire en sorte d'avoir un ensemble conséquent de règles cohérentes qui soit mis en place sur les marchés mondiaux, dans les institutions mondiales. Ce que nous allons essayer de faire en Corée est d'essayer de faire en sorte (...) de consolider le consensus"
Wolfgang Schäuble, Le ministre allemand des Finances
« Le recul de la valeur de l'euro est un sujet d'inquiétude mais la devise européenne va se stabiliser »
Christine Lagarde, ministre française de l'Economie et des Finances,
« C'est toute la difficulté de l'exercice (...) il faut être extrêmement attentif à ne pas donner des coups de volant trop brutaux »
Le Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz
«La seule chose qu'on puisse affirmer à l'heure actuelle c'est qu'il y aura sans doute de la volatilité», […] «Et la volatilité, c'est mauvais pour la croissance: ce n'est pas un jeu à somme nulle, mais à somme négative».


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