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Actualités économiques et financières internationales: La relance au Japon
Publié dans L'expert le 27 - 09 - 2010

Alors que son PIB n'a progressé que de 0,1% au deuxième trimestre, ce qui a permis à la Chine de le supplanter au deuxième rang des puissances économiques, le Japon va lancer un nouveau plan de relance. Ce dernier va atteindre 920 milliards de yen, soit 8,5 milliards d'euros. Ce projet concerne l'emploi, les investissements et la consommation. Alors que la banque centrale japonaise a aussi pris des dispositions, c'est dans le quartier du Parlement de Tokyo que se concocte, entre clans rivaux, l'essentiel de la politique japonaise, gagnée selon certains analystes par la corruption, et incapable de lancer les réformes indispensables
"Nous avons établi un plan de base qui concerne l'emploi, les investissements, l'éducation, la lutte contre les catastrophes naturelles dans les localités, ainsi que des réformes réglementaires", afin de créer un surcroît d'activité, a expliqué le Premier ministre, Naoto Kan. Ces nouvelles dispositions ont été actées en conseil des ministres le 10 septembre.
Peu avant cette annonce, la Banque du Japon avait indiqué un nouvel assouplissement de sa politique monétaire au terme d'une réunion d'urgence destinée à tenter de freiner la hausse du yen, qui menace de compromettre la reprise économique.
Comme l'avaient anticipé de nombreux observateurs, la banque centrale a décidé d'augmenter les montants alloués aux prêts à taux fixe aux banques dans le cadre d'un mécanisme exceptionnel mis en place à la fin de l'an dernier, pour le porter à 30.000 milliards de yen (276 milliards d'euros environ), contre 20.000 milliards jusqu'à présent.
Elle a aussi mis en place une opération de refinancement à six mois qui vient s'ajouter aux opérations à trois mois déjà en place. Sur les 30.000 milliards de yens prévus, 10.000 milliards seront alloués à six mois, a-t-elle précisé. Ces décisions ont été adoptées par huit voix contre une.
Un plan de relance pour l'économie japonaise
"Nous avons prévu un plan rapide en utilisant 920 milliards de fonds de réserve afin de créer un surcroît d'activité", a déclaré le Premier ministre Naoto Kan aux journalistes. Pressé par les milieux d'affaires et inquiet de la tournure prise sur les marchés, le chef du gouvernement, aux prises avec un contexte politico-économique délicat, a promis de prendre vite de nouvelles dispositions. "Si nécessaire, le gouvernement aura recours à une rallonge budgétaire", a indiqué Naoto Kan.
Le Japon est actuellement confronté à un ralentissement de la reprise amorcée mi-2009, en raison des incertitudes pesant sur la conjoncture internationale. Encore tributaire des exportations, l'archipel souffre considérablement d'une hausse de la monnaie nippone face au dollar et à l'euro, flambée qui affaiblit les entreprises japonaises sur la scène internationale, fragilise le tissu industriel nippon et fait planer une menace sur le marché de l'emploi.
Assouplissement monétaire
La hausse du yen a aussi pour conséquence de faire baisser le prix des denrées importées, ce qui amplifie le phénomène de déflation, un important frein économique. "Nous voulons agir rapidement en utilisant deux piliers, la stimulation budgétaire et l'assouplissement monétaire", a poursuivi le Premier ministre, en référence aux mesures annoncées quelques heures plus tôt par la Banque du Japon (BoJ).
Naoto Kan venait de s'entretenir avec le gouverneur de l'institut d'émission, lequel a annoncé une extension des dispositifs d'assouplissement monétaire. La BoJ a convoqué pour ce faire une réunion extraordinaire durant laquelle a également été voté le maintien de son taux directeur au jour le jour à 0,1%.
La BoJ, statutairement indépendante, était sous pression depuis des jours pour décider de modalités additionnelles afin de contrer les effets collatéraux de la montée du yen qui menace de casser la reprise, amorcée il y a un an, mais en phase de net ralentissement. Outre le Premier ministre, plusieurs membres de l'exécutif, dont le ministre des Finances, Yoshihiko Noda, ont salué le pas en avant de la BoJ, avancée qu'ils réclamaient depuis des jours.
Mesures insuffisantes?
Toutefois, nombre d'analystes estiment que l'impact positif de la décision de la BoJ sera limité, et que cela doit être conjugué à d'autres outils pour porter ses fruits. La Bourse, très enthousiaste aux premières heures de la matinée dans l'attente des décisions de la BoJ, l'était beaucoup moins par la suite.
Le dollar et l'euro avaient en outre plutôt tendance à laisser grimper le yen, ce qui est contraire aux effets espérés. L'impact économique de ces décisions sera "proche de zéro", a immédiatement tranché Richard Jerram de Macquarie Bank.
"Les mesures de la BoJ ne serviront guère à dynamiser l'économie, étant donné la faiblesse de la demande de prêts, dans un contexte de pessimisme", a jugé pour sa part Yoshikiyo Shimamine, expert de Dai-ichi Life Research Institute.
Une relance en trompe l'œil
C'est dans le quartier du Parlement de Tokyo que se concocte, entre clans rivaux, l'essentiel de la politique japonaise, gagnée par la corruption et incapable de lancer les réformes indispensables
Des banques nationalisées, on n'avait pas vu cela au Japon depuis 1945. Les conditions dans lesquelles l'Etat vient de prendre le contrôle de la Banque de Crédit du Japon donnent une idée de la déliquescence dans laquelle se trouve le système bancaire du pays. L'opération laisse une ardoise de 100 milliards de yen de mauvaises créances à la charge de la collectivité. «Avec notre rentabilité actuelle, il nous aurait fallu cent ans pour apurer ce passif», reconnaît l'un des dirigeants de la banque. C'est la deuxième opération de ce genre en quelques semaines.
Pour le ministre des Finances, Kiichi Miyazawa, un vétéran de la politique japonaise, cet événement «est le symbole des changements profonds que connaît le Japon et l'illustration de la volonté du gouvernement d'exercer un contrôle renforcé dans la gestion de nos banques». Selon lui, les pouvoirs publics japonais sont enfin décidés à donner un bon coup de balai dans un système financier qui est en train de payer à la fois le prix de la spéculation forcenée des années 80 et le coût d'une gestion souvent hasardeuse, aux frontières de la légalité.
Mais les observateurs du Nagata-cho – du nom du quartier du Parlement de Tokyo – sont moins optimistes. Familiarisés avec les combines tordues qui régissent la politique japonaise, ils pensent que les discours lénifiants de Miyazawa sont avant tout destinés à rassurer les investisseurs occidentaux, très inquiets devant les nuages qui s'accumulent sur l'une des économies des plus puissantes du monde. «La Banque de Crédit du Japon, explique l'un des observateurs, servait de tirelire aux hommes politiques, car elle était l'une des rares autorisées à émettre des obligations au porteur. Ces titres financiers anonymes permettaient de faire transiter sans laisser de traces des fonds secrets dans les caisses des politiciens.» Si cette banque avait déposé son bilan, la justice y aurait mis son nez. En la nationalisant, on la fait passer sous le contrôle du ministère des Finances.
Depuis huit ans, le gouvernement japonais multiplie les plans de relance économique. Le résultat de cette injection constante de crédits est une dégradation dangereuse des finances publiques. Nul il y a sept ans, le déficit budgétaire du Japon frise aujourd'hui les 10% du PNB. C'est le niveau de celui du Brésil! La dette publique, elle, est montée à 120% du PNB. Incapable de relancer la machine économique, cette manne gonfle artificiellement les carnets de commandes des entreprises de travaux publics.
Le pont d'Umihotaru est le prototype de ces chantiers pharaoniques et parfaitement inutiles lancés régulièrement par Tokyo. Long d'une trentaine de kilomètres, cet ouvrage qui enjambe la baie de Tokyo a coûté plus de 30 milliards de yen. A cause du péage prohibitif (400 yen), seuls les cars de tourisme l'empruntent. Après un bref arrêt sur le belvédère construit à son point le plus élevé et un coup d'œil sur le panorama, les groupes de visiteurs retournent sur la terre ferme. Ce n'est qu'un exemple. Les dix-neuf ports d'Hokkaido, l'île la plus septentrionale, ont été refaits de fond en comble, dotés certains de portiques pour les containers en prévision d'un hypothétique commerce avec la Sibérie, qui se fait toujours attendre. Un réseau d'autoroutes flambant neuves relie ces ports où aucun navire n'accoste. Si peu d'automobiles roulent sur l'asphalte soigneusement entretenu qu'il sert d'aire de repos aux oiseaux migrateurs.
Mais ce gaspillage n'est pas perdu pour tout le monde: les sociétés de construction servent de siphon entre les caisses de l'Etat et celles du PLD. Par ailleurs, lors des campagnes électorales, les 6 millions d'ouvriers qu'elles emploient (10% de la population active, le pourcentage le plus élevé parmi les pays industrialisés) sont mobilisés comme colleurs d'affiches ou pour accompagner les électeurs aux urnes et, bien sûr, pour voter avec leurs familles pour le PLD, en échange de la promesse de nouveaux chantiers. Supposés soutenir l'économie, les plans de relance ne font en dernier ressort que consolider le pouvoir de la classe politique.
Dossier réalisé par Raoul FONE

Naoto Kan, Premier ministre du Japon
"Nous avons établi un plan de base qui concerne l'emploi, les investissements, l'éducation, la lutte contre les catastrophes naturelles dans les localités, ainsi que des réformes réglementaires" (…)«Nous avons prévu un plan rapide en utilisant 920 milliards de fonds de réserve afin de créer un surcroît d'activité» (…) « Si nécessaire, le gouvernement aura recours à une rallonge budgétaire » (…) « Nous voulons agir rapidement en utilisant deux piliers, la stimulation budgétaire et l'assouplissement monétaire ».


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