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Aïd al-Adha : Changement significatif des comportements des consommateurs
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

L'Aïd Al-Adha est une période de célébration religieuse fort importante où la consommation de viande, notamment du mouton, est un élément central. La viande du sacrifice est traditionnellement partagée avec les familles, les amis et les plus nécessiteux, dans un esprit de solidarité et de partage.
Alors que la Tunisie s'apprête à célébrer l'Aïd, de nombreuses familles issues des classes moyenne et populaire font face à une nouvelle pression : la hausse marquée des prix et des moutons et de la viande rouge sur les marchés.
Des professionnels du secteur attribuent cette flambée à une forte demande, tandis que les associations de protection du consommateur dénoncent une course au profit dans un contexte de diminution notable du cheptel.
Changements des habitudes alimentaires
À la veille de l'Aïd al-Adha, traditionnellement une période de forte consommation de viande rouge en Tunisie, des changements significatifs dans les habitudes alimentaires sont de plus en plus remarquables. Les pressions économiques contribuent à une tendance générale à la baisse de la consommation de viande rouge.
La consommation de viande rouge en Tunisie connaît une baisse constante ces dernières années, passant de 9,5 kg par an et par personne à seulement 8,3 kg actuellement.
Cette tendance alarmante résulte de plusieurs facteurs interconnectés, notamment l'inflation, la spéculation et les problèmes structurels au sein du secteur de la viande rouge.
La viande rouge est devenue un produit de luxe pour de nombreux Tunisiens. Dans certaines régions, les prix peuvent dépasser les 50 dinars pour le kilo de viande de mouton, une somme prohibitive pour le consommateur moyen. L'inflation et la spéculation sur les marchés ont considérablement augmenté les coûts, rendant la viande rouge de moins en moins accessible. À cela s'ajoute une gestion problématique du secteur, qui peine à stabiliser les prix et à assurer une distribution équitable.
Revoir les priorités alimentaires
Le pouvoir d'achat des Tunisiens a été fortement impacté ces dernières années. En 2018, chaque famille dépensait en moyenne 1065 dinars par an pour ses achats de viande rouge et de volailles. Aujourd'hui, avec la hausse des coûts de la vie, beaucoup de ménages doivent revoir leurs priorités alimentaires, délaissant la viande rouge au profit de produits plus abordables.
Récemment, des organisations défendant les intérêts des consommateurs ont sollicité l'intervention des autorités pour plafonner les prix des viandes rouges avant l'Aïd Al-Adha. Ces initiatives visent à faire baisser les prix des moutons de sacrifice, dont les tarifs ont augmenté de manière vertigineuse, dépassant le pouvoir d'achat des Tunisiens.
La production nationale de viande rouge en Tunisie s'élève à 127 000 tonnes par an, insuffisante pour couvrir les besoins estimés à 130 000 tonnes. Cette insuffisance est exacerbée par des problèmes structurels, tels que la disponibilité du cheptel et la concurrence avec des pays voisins. Les éleveurs tunisiens sont confrontés à des défis majeurs, notamment la gestion des ressources, les coûts de production élevés et la difficulté d'accéder à des marchés rentables.
Baisse de la production
La baisse de la production a également un impact direct sur les prix, rendant la viande rouge encore plus inaccessible. Le secteur souffre d'un manque de modernisation et d'investissements, ce qui limite sa capacité à répondre efficacement à la demande croissante.
Les professionnels du secteur appellent à une refonte complète de la filière pour enrayer cette tendance à la baisse. Le secteur de la boucherie, en particulier, reste archaïque et réfractaire à la modernité. De nombreuses échoppes continuent de fonctionner avec des pratiques d'hygiène déplorables, ce qui dissuade les consommateurs soucieux de la qualité et de la sécurité alimentaire.
Pour préserver la viande rouge en tant que produit alimentaire stratégique et éviter qu'elle ne devienne accessible uniquement aux plus aisés, des solutions s'imposent. Il est crucial de relancer la production par des investissements ciblés, de maîtriser les prix grâce à une meilleure gestion des ressources et de revaloriser le métier de boucher par la formation et la modernisation des pratiques.
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