Les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude face à la découverte de dizaines de corps, certains calcinés et enterrés, d'autres entreposés dans des morgues d'hôpitaux, dans un quartier de Tripoli sous le contrôle du Dispositif de soutien à la stabilisation (DSA). Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, s'est dit choqué par les informations révélant des « violations flagrantes des droits humains » dans les centres de détention de Tripoli dirigés par le DSA, un groupe armé dont le chef, Abdul Ghani al-Kikli, a été tué lors d'affrontements entre groupes armés à la mi-mai. Le bureau a expliqué avoir reçu ultérieurement des informations faisant état de l'exhumation de dix corps calcinés au siège du DSA dans le quartier d'Abou Slim, ainsi que de la découverte de 67 autres corps dans les morgues des hôpitaux d'Abou Slim et d'Al-Khadhra. Le bureau a également fait état d'informations en rapport avec un site funéraire au zoo de Tripoli, qui serait géré par le même DSA, précisant que l'identité des victimes demeure inconnue. Des violences ont éclaté à Tripoli fin mai et se sont intensifiées après l'assassinat du commandant du dispositif de soutien à la stabilisation, Abdulghani al-Kikli. Le 14 mai, les affrontements entre la Force de dissuasion et la 444e brigade s'étaient étendus à plusieurs quartiers, dont Zawiyat al-Dahmani et Ain Zara, ainsi qu'aux abords du cabinet du chef du gouvernement. La situation a été exacerbée par l'évasion de prisonniers de la prison de Jdeideh, avant qu'une trêve, qualifiée de « fragile », ne soit conclue. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement d'unité nationale, Imed Trabelsi, a récemment appelé à la dissolution de tous les groupes armés en Libye, quels que soient leurs noms, et à l'intégration de leurs membres dans l'armée et la police.
Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!