Le conseil d'administration de l'université Trinity College de Dublin, l'un des établissements les plus prestigieux d'Irlande, a voté en faveur de la rupture complète de ses relations avec les universités et entreprises israéliennes, selon des médias irlandais. La décision, adoptée à la suite d'une intense mobilisation étudiante, prévoit la fin de toute forme d'investissement, de coopération académique et de collaboration en recherche avec des institutions israéliennes. Cette mesure inclut également l'arrêt des programmes d'échange d'étudiants, qui étaient jusque-là facilités par Trinity College au profit d'établissements israéliens. Ce vote fait suite à une série d'actions de protestation sur le campus, s'inscrivant dans la vague internationale de soutien à la cause palestinienne, notamment dans les milieux universitaires. Des sit-in et des campements étudiants avaient été organisés au sein de l'université ces dernières semaines pour exiger un alignement de l'établissement sur le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui appelle à une pression internationale sur Israël en réponse à ses politiques à Gaza et en Cisjordanie. Selon les informations relayées par la presse locale, le conseil d'administration de Trinity a justifié sa décision en invoquant des préoccupations éthiques, affirmant que la poursuite de telles collaborations serait incompatible avec les principes de justice et de droits humains défendus par l'université. L'université a également annoncé qu'elle ne facilitera plus aucun programme d'échange avec les établissements israéliens, ce qui constitue une rupture sans précédent dans le paysage académique irlandais. Plusieurs responsables étudiants ont salué ce geste comme une victoire historique, appelant d'autres universités européennes à emboîter le pas. Du côté israélien, cette décision pourrait être perçue comme un signal préoccupant de l'érosion de ses partenariats internationaux dans le monde académique, notamment dans un contexte de condamnations croissantes des opérations militaires en cours à Gaza et de critiques sur la gestion des droits des Palestiniens. Trinity College rejoint ainsi une liste croissante d'établissements dans le monde anglo-saxon qui réévaluent leurs liens avec Israël sous la pression de leurs communautés étudiantes et de la société civile. Alors que la situation humanitaire à Gaza continue de susciter des réactions mondiales, le champ universitaire devient un terrain stratégique de contestation politique, où les valeurs de solidarité et de justice se heurtent aux logiques de coopération internationale. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!